Anata no shiranai kowai hanashi, Fukuda Yôhei (2011)


ANATA NO SHIRANAI KOWAI HANASHI
あなたの知らない怖い話
Année : 2011
Genre : histoires à mourir debout
Production : JollyRoger / Midship
Réalisation : Fukuda Yôhei
Avec : Karasawa Kaoru, Uemura Kei, Kajima Masayoshi, Endô Masaya, Hisanaga Chikako, Nakano Arisa, Kawaguchi Miki, Kawashima Kôichi, Nakazawa Mai, Nakanishi Tetsuya, Harada Yûko, Ikuta Azusa, Sakata Takahiro, Itô Masayo, Oota Chiaki, Gotô Nana, Shinozaki Ai


Trois copines consultent l’album photos de leurs dernières années d’étude. Elles vont tomber sur le cliché d’une ancienne camarade de classe, dont tout le monde se moquait à l’époque…et vont commencer à gribouiller son visage sur la photo. A ce moment précis, quelqu’un va sonner à la porte.

Un jeune avocat qui a réussi à Tokyo revient dans sa campagne natale…des années après avoir assassiné, puis secrètement enterré, son meilleur ami. Personne ne l’a jamais soupçonné.

Un garçon insupportable et méchant dans l’âme, frappé du syndrome hikikomori (il ne sort jamais de chez lui), va envoyer balader une vendeuse à domicile en se moquant de son physique. La demoiselle en question va alors se suicider…

Planqué dans une maison abandonnée, déguisé en spectre, il pensait s’amuser à effrayer les invitées surprises…mais est-il vraiment le seul fantôme dans les lieux ?

Une aide à domicile, ne portant pas grande attention à ses patients, va découvrir un livre étrange, dans la maison d’un vieil homme. Un livre exposant des dizaines de façons différentes pour commettre un meurtre.

Un pervers, ayant installé une caméra dans des toilettes publiques, va être le témoin d’un assassinat.

Il lui avait promis de divorcer…il n’en aura jamais eu le courage. Au lieu de cela, il a préféré discrètement assassiner sa femme.

Le travail c’est la santé. Vraiment ? Isolée, seule le soir dans son bureau, cette employée va pourtant apprendre que les heures supplémentaires peuvent tuer.

Une jeune femme vient d’emménager avec l’homme qui deviendra, sans doute, son mari. Rapidement pourtant, un fantôme va venir les hanter…chaque nuit. Pourrait-il s’agir de la première femme du jeune homme…qu’il a autrefois assassinée ? La réalité sera toute autre.

Juste pour le fun, un jeune couple va entrer un nombre au hasard (avec beaucoup de 6…) dans le GPS de leur voiture. Avec l’horreur au bout du chemin…

Deux copines en voyage dans la campagne japonaise…elles vont rencontrer une étrange jeune femme qui s’attachera (trop) vite à elles, en se proposant de leur faire visiter la région.

Après un sympathique ONECHANBARA THE MOVIE, puis quelques séries Z, le réalisateur Fukuda Yôhei semble avoir tapé dans l’œil de quelques producteurs, puisque ses derniers films ont pu disposer de budgets bien plus confortables qu’auparavant. Oh, rien de pharaonique bien évidemment, mais le changement est flagrant…il suffit pour cela de comparer le très cheap DEATH TUBE avec X-GAME…ou le titre qui nous intéresse aujourd’hui : ANATA NO SHIRANAI KOWAI HANASHI. Oui depuis 2010, Fukuda Yôhei semble enfin disposer d’un vrai directeur de la photo et d’acteurs un brin plus doués que de par le passé.

ANATA NO SHIRANAI KOWAI HANASHI est donc réalisé sérieusement, on est ici très loin du V-Cinema qui pique les yeux. Il s’agit d’un omnibus regroupant onze histoires courtes, pour une durée de presque deux heures (attention le DVD est répertorié un peu partout sur le net -et même dans les vidéoclubs japonais- avec une durée de 70 minutes – c’est une erreur). Si les contes en question sont, comme souvent, inégaux, aucun n’est totalement raté. Par contre, deux heures c’est malgré tout bien trop long pour ce genre de spectacle, dont les scénarios et personnages ne sont pas suffisamment bien troussés pour parvenir à passionner sur toute la durée (malgré toutes les bonnes intentions du monde, ça n’en demeure pas moins du DTV pas forcément très original).

Il convient également de noter que tout ça sent l’influence TORIHADA à plein nez. Certes, dans TORIHADA il n’y avait aucun élément fantastique (l’horreur trouvait son origine dans notre simple quotidien), néanmoins dans ANATA NO SHIRANAI KOWAI HANASHI, l’ombre de TORIHADA plane constamment : la plupart des contes partant souvent sur des bases non surnaturelles…pour légèrement dévier par la suite.

Parmi les différentes histoires, certaines surprennent par leur originalité : la première propose un album photos un brin étrange…puisque si vous vous amusez à en gribouiller les clichés, la personne prise en photo risque bien de le regretter… Le « livre qui tue » est également excellent : un livre maudit, dont chaque chapitre correspond à une manière de tuer (brûlé vif, étranglé, empoisonné…). Si vous consultez l’ouvrage à une page donnée, le livre mettra alors tout en œuvre pour vous faire passer l’arme à gauche suivant la technique affichée ! Avec ça, d’autres histoires sont hélas bien moins intéressantes (la dernière tentera même de nous avoir encore une fois avec un personnage qui est en réalité déjà mort – syndrome Bruce Willis qui commence à taper un peu sur les nerds – c’est pas parce qu’on est geek ou otaku qu’on a forcément toujours envie de se farcir les mêmes références dans les films d’horreur).

ANATA NO SHIRANAI KOWAI HANASHI est donc un omnibus très sympa, parfois  original, mais qui est hélas beaucoup trop long. On reste loin du niveau du drama TORIHADA. A voir en deux fois, pour rester sur une bonne impression.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Since X-GAME, the director seems to have found producers who trust him
+ 11 short horror stories: none of them are really bad, and a few are really original
+ TORIHADA’s style (even if in TORIHADA there was no fantasy at all)

– Two hours: far too long. One hour, maybe one hour and a half would have been better
– Once again, we have a story with a character who is already dead (SIXTH SENSE…)
– Half of the stories are not really original…

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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