Exorcist: futsumashi, Terauchi Kôtarô (2011)


EXORCIST: FUTSUMASHI
エクソシスト 祓魔師
Année : 2011
Genre : Le prêtre est (le) malin ?
Production : Dark Factory / JollyRoger / Midship
Réalisation : Terauchi Kôtarô
Avec : Suzuki Seina, Ôta Reona, Morita Mie, Baba Yasunori, Nakano Arisa


Risa est-elle à ce point folle qu’il faille l’attacher chaque nuit à son lit, pour éviter qu’elle ne se mutile davantage ? Sa mère est désemparée…et sa petite sœur prise en grippe par ses camarades de classe. Mais quel est donc ce mal qui semble ronger chaque jour la jeune Risa plus en profondeur ? Le père Siegfried prétend détenir la réponse…et elle ne va pas faire plaisir au médecin en charge de la petite Risa.

Je crois (ou crucifix ?) qu’il est inutile de vous faire un cours sur l’histoire des religions pour vous expliquer l’absence chronique de films d’exorcisme au Japon (à quelques exceptions près, dont le très sous-estimé YUME NO OKASARETA ONNA). C’est donc avec entrain que je me suis jeté sur EXORCIST: FUTSUMASHI, réalisé par un bonhomme habitué au V-Cinema de qualité : Terauchi Kôtarô. Imaginez un peu : un vrai film d’exorcisme, avec tous les poncifs du genre passés en revue et une touche de bis bien cheap, propre aux DTV horrifiques japonais, des Méphistos félés…et pourquoi pas aussi une dose de Super Sentai ou de Metal Hero pour nous donner un truc du style l’e-X-ORciste ?

Mais trêve de plaisanteries et revenons à la dure réalité : EXORCIST: FUTSUMASHI n’est pas une franche réussite, en particulier parce qu’il se complait, la plupart du temps, à reprendre les codes du genre sans jamais les réinventer. A savoir une fille possédée, des incrédules, un prêtre qui va arriver, puis ensuite un super prêtre plus balaise, la grosse voix diabolique…et l’exorcisme. Il y a quand même une petite « touche japonaise » dans le traitement final du sujet, puisque si le film tient plus ou moins la route la plupart du temps (en étant gentil), la fin penche vers le bis, voire le Z éhonté. Et suivant de quelle coté de la barrière vous vous trouvez (normalité ou anormalité), vous détesterez ou apprécierez ce dénouement (moi j’ai trouvé ça sympa, mais je ne suis pas une référence en terme de «normalité»).

Il y a quand même des bons coups, dans EXORCIST: FUTSUMASHI. Vers le milieu du récit, on se surprend à s’attacher quelque peu aux personnages : la petite fille qui ne pardonne rien à sa grande sœur malade, l’ami de la famille visiblement amoureux de la jolie possédée ou encore (et surtout) la mère, superbement interprétée par une actrice qui, selon moi, mérite bien mieux que du V-Cinema. Et puis le super prêtre (celui qui arrive à la fin sans se presser, comme d’hab’) est franchement bien mystérieux comme il faut, et la manière dont il tentera de mettre un terme à la possession est originale et bien vue.

En bref EXORCIST: FUTSUMASHI n’est pas si catastrophique que ça. Terauchi Kôtarô a (comme souvent) fait pas mal d’efforts pour livrer un produit fini techniquement très correct (dommage que la bande originale ne suive pas), quelques acteurs tirent leurs épingles du jeu (tandis que les autres auraient mieux fait de s’étrangler avec), et si le film n’est pas toujours très bien géré (ça reste du V-Cinema), on sent beaucoup de bonne volonté dans tout ça. En tous les cas, c’est toujours plus sympa à suivre que d’autres longs-métrages récents sur le même sujet : EXORCISMUS ou THE RITE, par exemple.

Oli :        
Yasuko :

La bande-annonce :

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Quick Review in English:

+ A « V-Cinema » director that I usually like (he always try his best)
+ Exorcism in Japan, it does not happen so often
+ The dark Priest, the mother and her possessed daughter are well played
+ The story is not very original but you care about the characters
+ The unusual methods of the Priest are great

– As I said: not really original
– CGI go from correct to awful
– Some actors are not good at all (the young man, the doctor…)
– Most of the time, the score does not match with the movie
– You need to like V-Cinema to be able to like the final exorcism scene

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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2 commentaires pour Exorcist: futsumashi, Terauchi Kôtarô (2011)

  1. ghidorah dit :

    Oh!!

    C’est pour moi ça!!🙂

    • Oli dit :

      Oui j’ai pensé à toi quand j’ai posté cette review ! Sinon y’a quelques jours je me suis fait THE RITE avec Anthony Hopkins…j’ai trouvé ça vraiment ennuyeux…

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