Missing 55, Koshizaka Yasushi (2011)


MISSING 55
ミッシング55
Année : 2011
Genre : ça viole pas haut
Production : Prime Wave
Réalisation : Koshizaka Yasushi
Avec : Saotome Rui, Aikawa Yui, Maeda Yûki, Kobayashi Saya, Usano Hitomi, Yoshizawa Masato, Okushima Kôta, Sato Hideyuki, Nakata Hiromi, Asaoka Mirei


L’organisation secrète qui kidnappe des lycéennes pour les rééduquer à la dure, et ensuite les vendre aux enchères à de gros pervers, continue de faire des affaires. Quatre nouvelles jeunes filles viennent d’être enlevées…mais cette fois l’une d’entre elle est en réalité une espionne surentrainée. La petite demoiselle infiltrée (au sens propre comme au figuré) parviendra-t-elle à tenir le choc des humiliations à répétition pour, au final, libérer ses jolies camarades de prison ?

Après ses deux petits pinku roses pâles intitulés MISSING 44 et MISSING 44 THE FINAL STAGE (enfin pas si final que ça, hein…), le réalisateur timbré Koshizaka Yasushi est de retour avec MISSING 55. Le concept est toujours le même : quatre écolières kidnappées par une énigmatique organisation pour être éduquées puis vendues aux enchères. Tortures, quizz électriques, AV idols (Saotome Rui !), plans-culotte d’une gratuité qui frise le sublime, cours de français dans le texte, séances de massage, viols divers et avariés (cette fois ce n’est pas du nattô mais de la mayonnaise onctueuse), coups de fouet et scènes lesbiennes. Très franchement, comment dire non ?

Le problème, dans tout ça, c’est que Koshizaka Yasushi ne nous donne pas l’impression de faire beaucoup d’efforts : la réalisation est plate (et je suis gentil), et le schéma de ses films est un peu toujours le même…par conséquent on a beau apprécier les AV idols humiliées dans des DTV en carton pâte, on finirait presque par bâiller d’ennui…un comble dans un pinku ! Bon, cette fois-ci, l’intrigue s’permet d’injecter une ou deux nouveautés salvatrices : tout d’abord on a droit à une petite espionne et (enfin !) à une véritable résistance organisée par les lycéennes. Ça change des deux précédents films et de l’énervante passivité des kidnappées. Dans MISSING 55 il y a donc un vrai petit suspense (les filles parviendront-elles à se faire le mâle la malle ?), et même si ça n’a l’air de rien, ça fait une grande différence par rapport à MISSING 44.


Ci-dessus : bientôt MISSING 69 ?

Enfin, cerise sur le gâteau (non surtout pas de mayonnaise c’est dégueulasse !), l’héroïne des deux premiers films (que l’on croyait morte) fait ici une courte apparition dans un rôle d’handicapée (et ceux qui ont vu MISSING 44 et THE FINAL STAGE comprendront tout de suite que ce n’est peut-être pas un rôle de composition).

Tout cela ne vole hélas pas très haut, et c’est déjà presque un tour de force que d’avoir pu étaler le concept plein de vide (mais rigolo) de MISSING 44 sur trois films. Après un piètre FINAL STAGE, Koshizaka Yasushi relève malgré tout légèrement la barre (non pas seulement celle de certains spectateurs masculins)…et on se prend presque à espérer une énième suite (car elle est annoncée) un peu moins mauvaise que les films précédents.

Oli :

La B.A. :

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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3 commentaires pour Missing 55, Koshizaka Yasushi (2011)

  1. Rick dit :

    Et bien nous sommes encore du même point de vue.
    Rien que la photo de l’héroïne de MISSING 44 dans ta critique me fait rire, son regard….
    C’est demain que sors la suite d’ailleurs en dvd (enfin, demain, c’est déjà aujourd’hui pour toi).

    • Oli dit :

      Oui je l’ai vu dans mon vidéoclub tout à l’heure…mais j’ai pas eu le courage de le louer. J’ai maté MISSING 55 avant-hier, donc enchainer la suite juste après, je peux pas (je peux plus). J’ai loué un film normal…je me laisse quelques jours pour récupérer.

      • Rick dit :

        Oui je te comprend les deux d’affilé, c’est quand même un peu hard on dira. Quand je me suis procuré le premier, j’ai hésité à prendre le second aussi en précommande, puis non en fait. Je te laisserais l’honneur de le voir avant celui là :p

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