Helldriver, Nishimura Yoshihiro (2010)


HELLDRIVER, aka Yoshihiro Nishimura’s Helldriver
ヘルドライバー
Année : 2010
Genre : she hell-drives me crazy
Production : Sushi Typhoon / Nikkatsu
Réalisation : Nishimura Yoshihiro

Avec : Hara Yumiko, Shiina Eihi, Yanagi Yûrei, Guadalcanal Taka, Namioka Kazuki, Kishi Kentarô, Kusumi Mizuki, Torihada Minoru, Miyashita Tomomi, Asami, Saitô Takumi, Cay Izumi, Mizui Maki, Honoka, Ishikawa Yuya, Suruga Taro, Saotome Rui, Yukihide Benny, Otsuki Hiroyuki, Sawada Ikuko, Kinoshita Aya, Horiken., Tanikawa Hiroe, Takemori Sento, Tsujimoto Kôji, Sui-sei, Okazaki Tetsuya, Shijimi, Hanya Misato, Tsuda Kanji, Iguchi Noboru, Shimizu Takashi, Toyoshima Keisuke, Kosaka Shiho, Nishimura Kika, Yamanaka Arata, Komatsu Yoshio, Itagaki Katu, Kitamura Keigo, Ujiie Takuro, Nakajima Yamato, Takizawa Akihiro, Miyata Maho, Hirase Miki, Tanaka Demo, Tanobe Naoto, Fukuda Yasuhiko, Nomura Nobuyo, Marc Walkow, Norman England, Oshima Tomoe, Sannomiya Emai, Hayasaka Rie, Murata Yui, Kato Yumemi, Nagano Naoi, Imani Yasuhisa, Fujisaki Kenji, Matsubayashi Shinji, Sasaki Songokû, Kawano Akiko, Nagata Sakura, Azumaru, Shono Kazuto, Fukatsu Tetsuya, Akechi Hanpeita, Okita Junya, Murakami Hiroaki, Hagiwara Konomi, Takizawa Yukino, Matsushita Chiaki, Okuyama Setsuna, Tominaga Kazue, Aoyama Midori, Toyomura Nobuki, Tono Amane, Nakata Yuki, Yoza Takashi, Yoshimoto Terumi, Fukuya Takahiro, Namikawa Hajime, Kawakami Yoichirô, Kota Naoe, Sato Shuichi, Kawatsure Hiroaki

Dans un futur proche, le nord du Japon se retrouve contaminé par un virus venu d’outre-espace, transformant les gens en affreux zombies dévoreurs d’êtres humains. Le gouvernement, malmené par des politiciens véreux, décide alors de construire un mur pour séparer le Japon infecté par la maladie, du Japon encore sain (façon de parler, car il est déjà infecté par la connerie).

Pour mettre un terme à la prolifération des monstres, une organisation militaire va alors envoyer un groupe d’aventuriers derrière le mur de la honte…afin de décapiter la présumée leader des zombies, une monstrueuse reine du mal. Dans le groupe en question, on retrouve la jeune et jolie Kika…dont le cœur, volé par la reine, a ensuite été remplacé par un dispositif mécanique lui permettant de survivre…pour délivrer la mort ?

Avec HELLDRIVER, Nishimura Yoshihiro continue d’écrire sa légende. Je ne reviendrai pas sur tout son passé, histoire de ne pas transformer cette chronique en clone d’article Wikipédia (vous savez, le site que tout le monde se défend de visiter, à la manière des gens rouges de honte qui clament n’avoir jamais vu le moindre film porno) ou de IMDB (que l’on devrait rebaptiser en IAMDB – Internet American Movie Data Base). Bref Nishimura Yoshihiro, le Pape du gore pas catholique, le gourou à la couronne d’épines dorsales arrachées, l’Ayatollah qui n’a pas froid aux yeux car ses actrices ont souvent chaud aux fesses, est ici de retour avec un long métrage…vraiment long (presque deux heures !).

Si le bonhomme ne nous déçoit jamais quand il se cantonne à ce qu’il sait faire le mieux (maquillage à l’ancienne, chara-design, mise en scène surréaliste de la violence grotesque), parfois ça se gâte un peu lorsqu’il abuse des effets numériques (ça pique les yeux) ou quand il se retrouve atteint de la folie des grandeurs (et pas des glandeurs : Iguchi’s style) en endossant le rôle de réalisateur. Car tout le monde le sait, à présent : Nishimura est un piètre réalisateur (même s’il y a bien pire dans la profession – non j’ai décidé de ne plus taper sur Tomomatsu Naoyuki – merde trop tard). Mais…Nishimura Yoshihiro a déjà prouvé qu’avec des idées, de l’envie et une science aigüe de la mise en mouvement et images de l’hémoglobine, on pouvait faire des miracles (à la manière d’un vieux barbu autrefois crucifié : « ceci est mon gore, ceci est mon sang« ).

HELLDRIVER, c’est donc tout ce que l’on était en droit d’attendre d’un long métrage du papa de TOKYO GORE POLICE. Un fond consistant dont les bases en carton-pâte paraissent paradoxalement très solides (c’est cheap, mais on y croit c’est l’essentiel), dix idées à la seconde alors que les autres tentent en général d’étirer péniblement un seul concept sur plus d’une heure de temps (ne me dites pas que vous n’avez jamais rêvé d’une pluie de zombies ?!), ou encore du politiquement incorrect en veux-tu en-voilà (le Japon qui sombre rapidement dans le totalitarisme dès que ça ne tourne plus rond – comme s’il n’attendait que ça, les politicards japonais qui en prennent pour leur grade – dont la famille Koizumi qui, comme le veut la tradition, lègue ses fiefs électoraux de père en fils).

Bref, ça n’arrête quasiment pas du début à la fin…c’est parfois presque trop mais si votre cerveau est habitué au genre il ne devrait pas exploser (enfin croisons les doigts…tant que c’est possible – c’est-à-dire avant que les zombies ne nous les bouffent). Côté folie, mention spéciale au générique de début qui parvient à nous surprendre (car il n’est pas au début) et à la scène absolument dantesque dans le bar des zombies. Un truc de dingue, extrêmement long : comme je n’ai pas de chrono en main lorsque je regarde un film il m’est bien difficile d’en donner la durée exacte (surtout qu’on en prend tellement plein la tête qu’on en oublie toute notion du temps), mais ça doit bien faire autour des 40 minutes au total (voire plus, si on pousse jusqu’à la chute finale). Incroyable, avec en prime la plus jolie torture de l’année et un triple duel hallucinant…et attention car encore une fois, c’est presque trop pour un cerveau normalement constitué : on finit la scène dans le même état que les héros du film : en charpie…et épuisé !

Nishimura Yoshihiro prouve donc une nouvelle fois que, dans sa spécialité, il est de loin le meilleur. On en finirait presque par regretter qu’il ne soit pas plus doué, caméra en main… Enfin bon, ne gâchons pas notre plaisir…surtout qu’un film aussi fun, drôle, violent et surprenant qui se termine par un clin d’œil empoisonné en forme d’Avatar-ta la crème, ça sonne un peu comme la douce revanche des bons vieux effets spéciaux qui tâchent sur les CGI si froids et si…envahissants. Difficile, donc, de dire non.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Nishimura proves once again that he’s the best man for this kind of work
+ Funny, violent, and surprising (so many ideas! It’s almost tiring for the spectators!)
+ The best torture scene of the last few years (in the Zombies Bar)
+ Incredible scene at the Zombies Bar, with great ideas and a great climax
+ Great cast, with good actors (Yanagi, Shiina…), famous TV comediens (Taka) and…
+ …funny cameos and many idols (Saotome Rui, Honoka…)
+ It’s cheap but the whole world of HELLDRIVER is credible
+ As often with Nishimura, the criticism of Japan is part of the story line
+ It’s raining zombies!
+ Great soundtrack

– Be careful: you have to like that kind of crazy movies to be able to watch HELLDRIVER
– A bigger budget than V-Cinema films, but it’s very cheap compared to a normal movie
– The CGI are not as good as the old fashioned special effects
– Technically speaking, Nishimura is not a good director

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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4 commentaires pour Helldriver, Nishimura Yoshihiro (2010)

  1. Rick dit :

    Bien content que tu ai aimé, vrai qu’il va parfois loin (durée, ça fait du bruit, ça crie, ça hurle, ça gicle non stop) et que ça fatigue sur la fin. Enfin perso j’ai adoré même si j’attendais plus du combat final entre Kika et Rika, mais ce genre de métrage fait du bien

  2. locutus57 dit :

    Je viens de l’acheter en dvd, je vais voir par moi même ce qu’il vaut depuis le temps que je voulais le voir.

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