Shizue 2 – kizamareta jûjika, Sakurai Masaaki (2006)


SHIZUE 2 – KIZAMARETA JÛJIKA
死づえ2〜刻まれた十字架〜
Année : 2006
Genre : Shizue fan-tome 2
Production : Broadway / Nihon Skyway
Réalisation : Sakurai Masaaki
Avec : Ando Nozomi, Sofue Yui, Date Masami, Kawabata Yasunari, Yamamoto Shiori, Ikeda Kaori, Miura Ai, Shiina Minami, Yamaguchi Hijiri, Seki Michiko


Quelques personnes ayant été victimes de la colère de Shizue sont maintenant internées dans un hôpital psychiatrique…qui a la triste réputation d’être hanté. Certaines infirmières prétendent ainsi avoir vu un spectre, parfois rôder la nuit.
Les rumeurs vont s’intensifier quand l’une d’entre-elles va trouver une étrange marque, en forme de croix, dessinée dans les chairs de son bras.

Sakurai Masaaki, scénariste du premier SHIZUE, prend ici les choses en main et, en plus de signer une nouvelle fois le récit troublé du spectre Shizue, prend place derrière l’œil retors de la caméra. On pourrait craindre le pire, et pourtant le bougre, qui fut autrefois directeur de la photo, nous livre ici ce que j’aurai tendance à appeler une pépite…dort ? Non car je vous conseille de rester éveillé, sous peine de sacrément cauchemarder. En effet, malgré un manque de moyens évident, SHIZUE KIZAMARETA JÛJIKA fait mieux que la plupart de ses concurrents, souvent plus friqués : en moins d’une heure de temps il impose à la fois une atmosphère glauque au possible (un hôpital hanté c’est classique, certes, mais toujours efficace), une histoire bien trouvée (suite directe du premier film), une réalisation très inspirée (les apparitions maléfiques sont superbes) et une musique remarquable, composée par Nojima Kentarô et rappelant un peu SUSPIRIA (quelques petites notes de piano, très simples) voire même Ishikawa Chû pour certains morceaux violents et complètement barrés.

En gros et pour faire simple, SHIZUE KIZAMARETA JÛJIKA c’est un festival lugubre à faire froid dans le dos, un véritable bal des horreurs qui s’inviterait à l’hôpital. Là où le film frappe fort, c’est dans sa gestion de l’ambiance et du destin des personnages principaux (que l’on connaît pour les avoir vus se faire croquer par Shizue dans le premier chapitre), mais aussi dans sa maitrise totale des apparitions fantomatiques…qui varieront du spectre qui est là alors qu’on ne l’y attendait pas (sursaut assuré), à des idées de mise en scène géniales et jamais vues avant (hélas un peu plombées par des CGI fauchés), en passant par des chutes très malines (la scène des électrodes !) voire même outrancières (le réalisateur n’hésitera pas à filmer son fantôme en gros plan sous toutes les coutures –même mal cicatrisées– sans que cela ne désamorce en rien l’impact du moment en question).

Intelligent, malin (le film fut tourné dans un vieil hôpital loué pour l’occasion), voire même cinéphile, SHIZUE KIZAMARETA JÛJIKA possède des atouts éclatants mais parfois un peu éclipsés, il est vrai, par des détails légèrement au rabais…les effets spéciaux en tête. A noter que ce deuxième chapitre sera suivi par un épisode final moins intéressant. Sakurai Masaaki a-t-il mis tout ce qu’il avait dans KIZAMARETA JÛJIKA ?

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Sakurai Masaaki wrote the story of SHIZUE 1, and now directs the sequel himself
+ So many great ideas, it’s just unbelievable for a low budget production
+ Weird atmosphere (thanks to the haunted hospital)
+ The ghost Shizue will never be as impressive as she is in this movie
+ Short (it lasts less than one hour > the previous movie was too long)
+ Great musical score
+ Good filmmaking, with many ideas: once again it’s brilliant for such a low budget
+ Some scary scenes will surprise you
+ The best movie of the three SHIZUE films
+ The actors are convincing (for most of them)

– You have to accept the poor quality of the CGI
– Keep in mind that you don’t watch a blockbuster: the director cannot provide miracles

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour Shizue 2 – kizamareta jûjika, Sakurai Masaaki (2006)

  1. locutus57 dit :

    Je suis pas un fan de film de fantômes mais pourquoi pas, il a pas l’air si mal celui là. Merci pour la découverte en tout cas.

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