Drum Limit, Koshizaka Yasushi (2011)


DRUM LIMIT
ドラムリミット
Année : 2011
Genre : c’est bidon
Production : Orustak Pictures
Réalisation : Koshizaka Yasushi
Avec : Tachibana Saya, Yoshizawa Masato, Aiba Rubi, Noma Kiyoshi, Nakata Hiromi


Saya, une jeune femme de 20 ans, se réveille nue…et enfermée dans un grand baril en métal. A ses pieds : une lampe électrique et un smartphone qui ne lui appartient pas. Sur la paroi du baril : un message lui indiquant que, dans trois heures, son corps sera vendu. Paniquée, désorientée…suffocante, la pauvre Saya va tenter de s’en sortir en usant du seul appareil à sa disposition : ce smartphone que l’on a très étrangement laissé à sa disposition…

DRUM LIMIT est un remake à la sauce V-Cinema du film BURIED, sorti en 2010 (il faut savoir que BURIED a été distribué au Japon sous le titre LIMIT, pour comprendre le clin d’œil contenu dans DRUM LIMIT). On se souvient tous plus ou moins de BURIED en raison de son originalité (un Américain kidnappé qui passe tout le film enfermé dans un cercueil). J’ai découvert BURIED en salle à l’époque, et il faut bien avouer qu’il m’avait fait bonne impression, en particulier dans une salle de ciné bien obscure. Difficile par contre de ne pas reconnaître que le concept, très sympa, s’essoufflait (ah, ah, ah) sur la durée.

Bon, cette fois-ci en lieu et place d’un Américain enfermé dans un cercueil, on retrouve une jeune Japonaise nue coincée dans un baril métallique. On gagne au change ? Pas si sûr, car la demoiselle, qui ne connaît de la comédie que le mot, vous donnera envie d’énucléer des hamsters avec une petite cuillère tant elle se révèlera mauvaise actrice.


Ci-dessus : encore un twist téléphoné ?

Mais c’est un détail. La bonne surprise vient de la réalisation, moins foutraque que ce à quoi Koshizaka Yasushi nous avait habitués auparavant. Idem côté cul. On aurait pu croire que cet obsédé de la petite-culotte en aurait ici profité pour filmer son actrice sous toutes les coutures (en particulier celles qui n’ont jamais cicatrisé), mais il n’en sera rien. A part quelques gros plans sur des tétons et de belles fesses à peine effleurées par l’œil de la caméra, on n’en verra finalement pas tant que ça. On sent que Koshizaka Yasushi a tenté de livrer un vrai film, en respectant le cahier des charges de BURIED à la lettre, avec malgré tout quelques dérapages « V-Cinema » assez amusants (la miss qui envoie une vidéo d’elle – bien évidemment dénudée –  sur Internet pour demander de l’aide, et qui est surprise de recevoir des appels de vieux pervers en retour ; ou encore le bonhomme qui se prétendra docteur et qui demandera à Saya de filmer ses seins pour s’assurer que la miss n’est pas blessée !). Bon après il faut bien avouer que le concept ne fonctionne pas très longtemps et tourne très vite en rond. J’en veux pour preuve les longues discussions de Saya avec un inconnu à l’autre bout du fil durant lesquelles elle se livre sur ses derniers rapports sexuels, comment on l’a forcée à avaler ou à pratiquer un rapport anal…c’est rigolo au début mais ça finit par ennuyer sérieusement.

En tous les cas, copier à ce point un film aussi récent, il fallait oser. Et oui, contrairement au personnage principal de BURIED, Koshizaka Yasushi, lui, ne manque pas d’air !

Oli :        
Yasuko :

_________________________________________________

Quick Review in English:

+ A cheap V-Cinema remake of BURIED with a naked AV idol!
+ This time, Koshizaka Yasushi tried to do his movie very seriously
+ A few dialogues are really funny
+ Well…we can see the pretty breast of Tachibana Saya

– It’s fun during the first 25minutes, but after…you can easily get bored
– Saya is pretty but not really gifted as an actress…
– The ending of the movie could have been better

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
Cet article, publié dans Survival Game, Thriller, V-Cinema, est tagué , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Drum Limit, Koshizaka Yasushi (2011)

  1. rickdonnie dit :

    Finalement, tu en as pensé la même chose que moi. Pas extra, ça s’épuise, mais ça reste court et pour une fois assez carré niveau mise en scène. Tu sais d’ailleurs si le père Koshizaka il a de nouveaux films de prévus? (genre un Man Hunting 4 ou un Missing 69? :p )

    • Oli dit :

      non rien trouvé sur le net. Par contre il était de la production des derniers films de Kasagi Nozomu (TOKYO SPECIES). De toute façon, on sera encore là pour les chroniquer. On est parti pour se faire l’intégrale je crois !

      • rickdonnie dit :

        Faut vraiment que je me motive à me le faire ce TOKYO SPECIES je l’ai qui traîne sur mon bureau depuis bien un mois! Trop de films…. Après pour Koshizaka, ben on a commencé, autant continuer hein, même si tu as un film d’avance, le dernier MISSING, mais j’arrive vraiment pas à me motiver.

  2. locutus57 dit :

    Bon ben si j’ai le choix entre « buried » et ce film que je connaissais pas, je prendrais quand même ce film. Car oui, on y gagne au change🙂 Mais ce concept de voir un mec ou plutôt une nana nue enfermée dans un endroit restreint pendant tout un film, je ne doute pas que ça doit vite s’essouffler ^^

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s