Kaiji 2: Jinsei dakkai game, Satô Tôya (2011)


KAIJI 2: JINSEI DAKKAI GAME
カイジ2~人生奪回ゲーム~
Année : 2011
Genre : poker très menteur
Production : Toho / NTV / Kodansha
Réalisation : Satô Tôya
Avec : Fujiwara Tatsuya, Iseya Yûsuke, Yoshitaka Yuriko, Namase Katsuhisa, Kagawa Teruyuki, Shimada Kyusaku, Kakizawa Hayato, Matsuo Suzuki, Mitsuishi Ken, Yamamoto Tarô


Après avoir tout perdu, le malheureux Kaiji est contraint de continuer à travailler comme un esclave pour une riche société. Suite à un tour de passe-passe dont il a le secret, il parviendra à racheter sa liberté mais devra abandonner ses camarades derrière lui. Un nouveau jeu commence alors : Kaiji a deux semaines pour réunir 1.900.000 yens et ainsi racheter la vie de ses anciens camarades d’infortune. Pour cela, on lui soufflera l’idée de tenter sa chance au club très secret et très select « La mare au diable », dont une gigantesque machine de pachinko, aux règles très spéciales, n’a jamais délivré aucun jackpot…

KAIJI premier du nom s’était révélé être un bon divertissement, en particulier quand on connaît le triste état de léthargie du cinéma estampillé « grand public » au Japon. Là où KAIJI 2 fait tout de suite plaisir, c’est qu’il reprend beaucoup de protagonistes du premier épisode : le héros, bien évidemment, mais aussi pas mal de personnages secondaires qui, pour certains, prendront ici enfin de l’épaisseur. Pour couronner le tout, lesdits personnages sont incarnés par des acteurs plutôt bons, qui cabotinent, certes, mais c’est aussi l’adaptation qui veut ça (à la base KAIJI est un manga, et son auteur Fukumoto Nobuyuki a participé au scénario). Du coup, même les coïncidences grossières et les raccourcis scénaristiques passent comme une lettre à la poste (tout du moins quand celle-ci n’est pas en grève, j’entends…).

Après avoir tout perdu dans le premier film, le risque-tout Kaiji est donc de retour avec, cette fois-ci, un nouveau challenge taillé sur mesure : il dispose en effet de deux semaines pour réunir une somme conséquente susceptible de libérer ses anciens camarades, toujours retenus comme esclaves par une société surpuissante méprisant les règles les plus élémentaires du droit du travail (qui a dit comme une filiale d’Apple située en Chine ?). Bref, le prétexte est tout trouvé pour replonger notre valeureux antihéros dans de nouvelles parties de jeux en tous genres, en particulier ici du pachinko (on aura droit à une longue partie de presque une heure avec des tas de rebondissements à la clé), mais aussi un jeu original intitulé « Princess and Slave » du meilleur goût (perdre la partie équivaut à perdre la vie) et enfin pour finir une partie de cartes (très amusante) sonnant comme la douce revanche du duel de fin du précédent film. Bref de ce coté-là, on n’est pas déçu.

Alors certes, vous me direz que KAIJI 2, ce n’est pas du grand cinéma. Mais qu’est-ce que le grand cinéma ? Celui qui se voit et s’apprécie dans des festivals où les critiques restent le plus souvent près des buffets, une coupe de champagne à la main avec le petit doigt levé ? A mon sens KAIJI 2 divertit, et c’est déjà bien suffisant. Surtout que le pari (c’est le cas de le dire) n’était pas gagné d’avance tant le film est long (un peu plus de 2h10). Et bien on ne voit pas le temps passer ! Les différentes parties sont blindées de rebondissements tellement grotesques et énormes qu’on les accepte sans broncher (manga-like quand tu nous tiens…), Fujiwara Tatsuya en rajoute des tonnes (on l’aime aussi pour ça !), Iseya Yûsuke a une classe stratosphérique et cabotine bien lui aussi, Kagawa Teruyuki est ambigu à souhait, Shimada Kyusaku est parfait en grand méchant et Yoshitaka Yuriko, qui endosse tour à tour les costumes de maid et de princesse, est une bien jolie pachinko slut.

Bref, si vous avez aimé le premier film, ne manquez par sa suite tout aussi décomplexée.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Great casting, with many characters of the first movie
+ Once again, crazy games (pachinko, « princess and slave »…)
+ Fujiwara is overracting A LOT, but we love him for this!
+ It’s a manga-like movie, thus you have to accept all its crazy ideas
+ More than 2 hours, but never boring
+ If you liked the first movie, you’ll love that one

– Don’t look for anything serious here…it’s coming from a manga!
– Of course it’s not the best movie of the year, but it’s still very entertaining
– If you don’t like manga-like movies and crazy (stupid?) stories, just don’t watch this

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour Kaiji 2: Jinsei dakkai game, Satô Tôya (2011)

  1. las artes dit :

    entière n’a pas été couverte, s’arrêtant à la fin de l’Arc Greed Island. Reste à savoir si la nouvelle adaptation reprendra la série depuis le départ. En attendant, vous pouvez (re)découvrir les 27 premiers tomes du manga aux éditions Kana.

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