Ôsama Game, Tsuruta Norio (2011)


ÔSAMA GAME, aka Ousama Game
王様ゲーム
Année : 2011
Genre : échec et (class)mate
Production : TC Entertainment / BS-TBS
Réalisation : Tsuruta Norio
Avec : Kumai Yurina, Suzuki Airi, Sakurada Doori, Yoshizawa Hitomi, Sugaya Risako, Sudô Maasa, Tokunaga Chiemi, Tsugunaga Momoko, Natsuyaki Miyabi, Shimizu Saki, Okai Chisato, Nakajima Saki, Yajima Maimi, Hagiwara Mai, Ôwada Kensuke


Tous les lycéens et lycéennes membres de la même classe vont recevoir, en même temps, un email leur demandant de compléter un gage. S’ils ne s’exécutent pas, ils seront punis.
Si les premières demandes de cet Ousama Game ne sont pas vraiment méchantes, les gages vont bientôt devenir de plus en plus intenables. Coucher avec sa voisine ? Peloter la poitrine d’une camarade de classe ? Et bien malgré les nombreux phéromones de ces adolescents en fleurs, certains (et surtout certaines) vont refuser de jouer le jeu, et vont donc devoir faire face à un fatal écran de Game Ovaire. Les intéressés disparaitront alors, purement et simplement. De leur classe…mais aussi de la mémoire de leur prof et…de tous leurs proches.

Dans un Ousama Game, il faut obéir aux ordres d’un roi. En gros, oui, il s’agit de gages. Parfois les jeunes s’en amusent (il faut embrasser sa camarade de classe), quand à d’autres moments les épreuves en question peuvent dériver sur du harcèlement. Bref, personne n’a jamais prétendu que les adolescents étaient des gens intelligents.

Dans ce nouveau film de Tsuruta Norio, une classe entière reçoit des emails. Si au début les épreuves du Ousama Game sont plutôt softs (déclarer sa flamme, embrasser un copain), tout cela va bien vite dégénérer. Qui est donc à l’origine de ces emails, qui est cet Ousama, terroriste numérique qui prend en otage tout un groupe de lycéens ? C’est la seule question que le spectateur se posera durant le film. Et encore, ça ne dure pas très longtemps, car l’intrigue nous donne un indice (à plusieurs reprises) tellement gros qu’il en devient indigeste. Pour le reste, on se contente de suivre les disparitions successives des lycéens, qui n’ont absolument aucun moyen d’échapper aux foudres du Ousama. C’est d’ailleurs précisément là que le bât blesse. Dans un slasher (même le plus piteux), l’intérêt vient des tentatives de fuite des victimes potentielles. Dans un film d’épouvante, on se demande comment va frapper le spectre, comment déjouer la malédiction. Dans OUSAMA GAME, rien de tout cela. On comprend bien vite qu’il n’y a aucune porte de sortie, le film est totalement dénué d’enjeux, c’est à pleurer d’ennui. Il y aura bien une tentative d’enquête autour du grand mystère (sous la forme d’une visite d’un ancien lycée qui aurait été le témoin d’un jeu du même genre), mais ça ne fait pas illusion bien longtemps.

Les jeunes disparaissent donc, un par un (voire plus si affinités). Mais il ne s’agit aucunement d’un jeu de massacre, où la mise en scène aurait pu être fun et/ou morbide. Ici, les victimes disparaissent dans un nuage de fumée, presque tranquillement. Le Ousama peut en effet toucher ses victimes où qu’elles se trouvent, puis les effacer de la mémoire de tous leurs proches. Par conséquent, et ce très tôt dans le film, les jeunes ne tentent même pas de fuir puisque c’est impossible. Au contraire du spectateur qui lui est bien tenté de prendre ses jambes à son cou…surtout que les tensions et autres coups bas entre les lycéens promis au pire sont carrément sous-exploités (une seule épreuve est bien pensée, celle avec les stylos). Et alors qu’on aurait pu avoir droit à des challenges très osés (toucher la poitrine d’une voisine, coucher avec un copain), le scénario esquive tout en ne montrant rien. Dommage, le film aurait pu se vendre simplement sur une idole de °C-ute ou de Berryz Kōbō qui se serait fait lécher les pieds. Déception, donc, puisque la seule chose qui est léchée ici, c’est la réalisation de Tsuruta Norio…

On voit d’ailleurs là le principal écueil des castings avec de vrais morceaux d’idoles célèbres dedans : elles ne savent pas jouer la comédie, certes, mais le pire demeure le fait que leur présence aseptise souvent des matériaux de base (ici un manga) assez prometteurs.

Oli :        
Yasuko :

Le trailer :

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Quick Review in English:

+ Good filmmaking, by the well known Tsuruta Norio
+ The story is interesting…

– …interesting during 15 minutes
– There is no suspense, no issue: as the victims can’t run away, it’s just boring
– Many hentai challenges could have been fun…but we see nothing, absolutely nothing
– That’s the problem with famous idols: you can’t ask them to do sexy or grotesque scenes

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour Ôsama Game, Tsuruta Norio (2011)

  1. J’ai justement été rassuré que la scène la plus osée soit un baiser, parce que les idoles(de la H!P) doivent garder une image bon enfant et pure, loin des hommes, loin des obscénités, en tout cas c’est ce que pense mon petit coeur fragile de petite fille. (d’ailleurs je suis pas sur mais je crois que la seule idole qui a effleurée un homme durant le film c’est Nakajima Saki, j’ai pas vu l’héroine touché l’héro mais ça reste à confirmée)
    Après, l’intérêt que j’ai trouvé au film c’est surtout le casting Berikyuu et j’ai kiffé!

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