Senritsu kaiki file – Kowasugi!: File-01 Kuchisake onna hokaku sakusen, Shiraishi Kôji (2012)


SENRITSU KAIKI FILE – KOWASUGI! FILE-01 KUCHISAKE ONNA HOKAKU SAKUSEN
戦慄怪奇ファイル コワすぎ! FILE 01 口裂け女捕獲作戦
Année : 2012
Genre : la femme au masque d’enfer
Production : Prime Wave / New Select
Réalisation : Shiraishi Kôji
Avec : Ôsako Shigeo, Kuboyama Chika, Shiraishi Kôji, Nishiyama Maki, Tateno Gô, Murakami ROCK, Tomioka Kuniyaki, Suzuki Taichi, Ohata Hajime


Une équipe resserrée de journalistes va partir enquêter au sujet de la kuchisake onna, cette légende urbaine de la femme masquée qui prendrait un malin plaisir à trucider les enfants…et plus si affinités. Le point de départ de cette enquête menée caméra à l’épaule semble plutôt solide : deux amateurs sont en effet parvenus à filmer une femme ressemblant à la kuchisake onna, durant quelques secondes. Juste le temps qui leur a fallu pour fuir à toutes jambes.

Shiraishi Kôji, grand réalisateur de l’impossible devant l’éternel, dingue de petites culottes et tweeter fou, est de retour sur le devant de la scène l’étagère des vidéoclubs japonais avec, une nouvelle fois, un faux documentaire fantastique.

Senritsu kaiki File-t-il un mauvais coton pour autant ? Et bien pas vraiment, car si ce style cinématographique tourne résolument en rond depuis quelques années maintenant, Shiraishi Kôji livre ici un produit légèrement supérieur à la moyenne (basse) du genre. Le premier found footage qui ouvre le film est bien fichu et impressionne quelque peu. Et puis, au moins, ici le caméraman poursuivi ne tient pas sa caméra bien droite dans l’axe quand il détale. L’image est en effet sens dessus dessous mais, et c’est important, nous permet d’apercevoir l’essentiel juste quand c’est nécessaire et sans pour autant nous donner le tournis. En gros Shiraishi Kôji commence à maitriser le genre – vous me direz, depuis le temps…

Tout cela est donc filmé très sérieusement, bien interprété (Ôsako Shigeo est une nouvelle fois énorme) et dénué de tout humour au ras des pâquerettes (le spectateur attentif s’amusera néanmoins des biiiip couvrant des mots que le politiquement correct japonais bannit généralement). Et puis, finalement, il y a bien quelques scènes qui fonctionnent : en effet le rythme très lent de ce faux documentaire nous endort pour mieux nous surprendre à certains moments clés de l’intrigue (quelques apparitions de la femme au masque, les pétages de plombs inattendus du « journaliste », etc.).

Sans renouveler le genre ni atteindre le niveau de NOROI, Shiraishi Kôji ne prend pas pour autant son film par-dessus la jambe. Contrairement à certains de ses autres longs métrages sortis récemment, KUCHISAKE ONNA HOKAKU SAKUSEN tient en effet la route du début jusqu’à la toute fin…mais à une condition : il faut impérativement aimer ce genre de trips faussement réalistes dans lesquels il ne se passe parfois pas grand-chose.
Shiraishi Kôji, un peu à la mode il fut un temps en Occident, semble donc tourner le dos bon gré mal gré au marché international. Ses dernières productions semblent en effet davantage viser un public japonais friand de légendes urbaines et de documentaires surnaturels à la mords-moi-le-nœud. Est-ce parti pour durer ? Comme la carrière de ce réalisateur fichtrement sympathique n’en est pas à un retournement de situation près, je préfère ne préjuger de rien…

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ A fake « supernatural » documentary shot very seriously by Shiraishi san
+ No stupid funny scenes…
+ Even if a very few moments could make you smile (the stupid biiiiiip…for instance)
+ Slow-paced movie but 2 or 3 scenes may surprise you
+ The crazy Ôsako Shigeo!

– Not as good as NOROI, but far better than PARANORMAL ACT. 2, 3, etc.
– You really have to like that kind of « movies » to enjoy SENRITSU KAIKI FILE

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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