Gekkô no kamen, Itao Itsuji (2011)


GEKKÔ NO KAMEN, aka Gekkou no kamen
月光ノ仮面
Année : 2011
Genre : comique de (grave) situation
Production : Yoshimoto
Réalisation : Itao Itsuji
Avec : Itao Itsuji, Asano Tadanobu, Ishihara Satomi, Chiyo Shôta, Emoto Tasuku, Hirata Mitsuru, Kimura Yûichi, Kinoshita Hôka, Kunimura Jun, Maeda Gin, Miyasako Hiroyuki, Negishi Toshie, Rokkaku Seiji, Sano Yasuomi, Tsuda Kanji, Yabe Taro


Grièvement blessé durant la seconde guerre mondiale, un homme au visage bandé, qui a visiblement perdu la mémoire, retourne dans un village…et prend place sur la scène d’un spectacle de rakugo. Frappé de la même marque de naissance qu’un ancien pensionnaire des lieux qui n’est jamais revenu des champs de bataille, se pourrait-il que cet homme au regard perdu soit, d’une façon ou d’une autre, une sorte de réincarnation du conteur disparu ?

Le retour de Martin guère…convaincant ?

C’est ce que l’on est amené à penser, tout du moins durant les trente premières minutes du récit. On s’y demande, en effet, où Itao Itsuji cherche à aller. Intrigue quelque peu insignifiante, personnages abscons, rythme en déliquescence…oui on est tenté de regarder sa montre, et plutôt deux fois qu’une.

Puis voilà que débarque le personnage incarné par Asano Tadanobu, et là le récit change du tout au tout. Il prend forme, passionne, étonne et, s’il conserve malgré tout de nombreuses zones de flou, les différentes pièces du récit s’y imbriquent dans une certaine logique.

Mais la logique de Itao Itsuji n’est sans doute pas la même que celle du spectateur japonais lambda, qui risque fort bien de ne même pas essayer de comprendre le pourquoi du comment de GEKKÔ NO KAMEN. Peu importe, quelque part. Seul compte ce doigt cinématographique fièrement dressé à l’encontre de la production mainstream japonaise : ou comment le père Itao parvient à réunir un casting de stars de premier plan pour les détourner dans un film improbable, certes, mais intelligent. Et qui, l’air de rien, traite de thèmes particulièrement graves au milieu d’idées beaucoup plus légères.

Après avoir réalisé le formidable DATSUGOKU-Ô et co-signé le scénario de SAYA ZAMURAI (de son compère Mastumoto Hitoshi – qui caresse d’ailleurs aussi une légère réflexion sur le rôle d’amuseur public), Itao Itsuji confirme son goût pour un cinéma à risque et inclassable, imparfait mais ponctué de quelques idées géniales. Le final de GEKKÔ NO KAMEN est, à ce titre, immanquable, puisque le public japonais en prend pour son grade !

Oli :        
Yasuko :

Le trailer :

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Quick Review in English:

+ Once again, Itao has done a strange movie, an unclassifiable film
+ Serious topics mixed with grotesque ideas, but everything sounds logical…
+ …if you have the same strange mind as Itao Itsuji san, of course!
+ Fabulous ending scene
+ A « big production casting » for a film opposed to mainstream productions

– The first part of the movie may scare away some spectators

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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