Honto ni atta kowai hanashi: natsu no tokubetsu-hen 2012, Tsuruta Norio et Moriwaki Tomonobu (2012)


HONTO NI ATTA KOWAI HANASHI: NATSU NO TOKUBETSU-HEN 2012
ほんとにあった怖い話 夏の特別編2012
Année : 2012
Genre : horror drama
Production : Fuji TV
Réalisation : Tsuruta Norio, Moriwaki Tomonobu
Avec : Yamashita Tomohisa, Honda Tsubasa, Horiuchi Keiko, Sugi Chan, Okada Masaki, Renbutsu Misako, Kubota Masataka, Hashimoto Mami, Karina, Suda Masaki, Takahashi Mitsuomi, Tezuka Satomi, Gôriki Ayame, Kinami Haruka, Akimoto Rei, Iketsu Shoko, Fukuda Ayano


赤い爪
Parce qu’il s’est trompé de chemin en quittant son bureau, perdu en pleine campagne, un jeune employé va commencer à faire d’étranges cauchemars. Une drôle d’histoire, que celle-là…surtout qu’elle semble bien connue dans l’entreprise de ce garçon…

黒い病室
Tous les patients ayant séjourné dans une chambre précise semblent être voués à disparaître un jour. Une jeune infirmière, bientôt convaincue que le lieu est en réalité maudit, va tenter de sauver un nouveau jeune pensionnaire.

右肩の女
Depuis qu’il a pris la décision de quitter sa petite amie, il ne trouve pas un instant (et surtout pas le courage) pour lui annoncer la triste nouvelle. Il faut dire que la demoiselle en question ne lui laisse aucun répit…en particulier depuis qu’elle clame voir, constamment penché sur son dos, le spectre d’une femme étrange…

或る夏の出来事
Satomi a toutes les peines du monde à faire le deuil de l’homme qui aurait dû partager sa vie : ce dernier est en effet décédé à la suite d’un accident de la route. Elle habite à présent avec sa mère, et son frère, dans la grande maison familiale. Durant l’été, elle apercevra le spectre de son amant du passé. Curieusement, ce dernier semblera très intéressé par la chambre du frère de Satomi…

真夜中の列車
Prendre le dernier métro en plein été peut parfois vous jouer des mauvais tours…surtout quand le métro en question ne semble abriter aucun passager…

Si ma femme et moi avons arrêté de regarder la télévision depuis un an environ, c’est avant tout pour nous libérer de l’emprise blasphématoire d’un écran vomissant religieusement ses hectolitres de frivolités aux visages ahuris de spectateurs plongés dans le coma…qui durera toute la vie…dans la plupart des cas. Si j’ai donc décidé de faire un doigt d’honneur à la secte cathodique (qui n’est plus d’ailleurs, depuis l’avènement des écrans HD), ce n’est pas pour autant que j’ai fait une croix définitive sur les quelques drama qui surnagent encore sur cet océan de fer rouillé et de flaques de mazout qu’est cette télévision japonaise à la dérive.

Hors de question que je laisse donc sans réponse la précédente saison des HONTO NI ATTA KOWAI HANASHI, aka le meilleur drama horrifique régulier du Japon. La cuvée «été 2012» fait d’ailleurs honneur à la série puisqu’elle propose cinq courts métrages qui varient du « bon » à « l’excellent ».

Du côté des genres, on navigue entre l’horreur à la limite de la comédie (le comédien à la mode Sugi Chan est poursuivi par un fantôme dans le dernier métro – sympa en particulier si vous aimez Sugi Chan), le mystère horrifique (dans l’hôpital c’est un brin pompeux mais l’ambiance est pesante) et le drame – on pense que la dernière histoire (avec Karina) est simple au possible, mais en réalité la chute est superbe (et je ne parle pas uniquement de celle – de reins, de Karina).

Un peu plus classique : le premier conte met en scène un jeune homme hanté depuis qu’il s’est trompé de chemin en rentrant de son bureau (perdu en pleine campagne). Le meilleur pour la fin : un homme qui ne trouve pas le courage de quitter une petite amie qui l’exaspère va se laisser convaincre, par cette dernière, qu’un fantôme le suit constamment. Tiré d’une histoire vraie (c’est le principe de la série), cet épisode dont l’anecdote avait été originellement défrichée par Nishiurawa (qui avait interviewé l’homme au centre du récit) est plein de surprises. La petite amie qui sent son amant s’éloigner invente-t-elle des visions ? Dit-elle la vérité ? Est-elle folle ? Y-a-t-il véritablement un spectre quelque part ? En plus d’être passionnant, l’épisode en question propose quelques scènes très intelligemment mises en boîte (dans le restaurant !).

Des histoires sympas, des stars, de bons techniciens derrière la caméra et un budget confortable pour le genre – ne cherchez plus, vous avez trouvé le meilleur drama surnaturel du Japon. En tous les cas, cette saison relève bien la barre après une cuvée 2011 très décevante.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ No bad stories: 2 are great, 2 are good and the last one is ok
+ Sugi Chan, the most popular TV comedian at this time, will take the last train…
+ This drama has money, stars and good directors
+ The sad story with Karina has a great ending

– The story in the hospital is maybe the less interesting one

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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