Shissôshita joyû – Ishibashi Anna, Shiraishi Kôji (2012)


SHISSÔSHITA JOYÛ – ISHIBASHI ANNA
失踪した女優・石橋 杏奈
Année : 2012
Genre : télé-visionnaires
Production : TBS
Réalisation : Shiraishi Kôji
Avec : Ishibashi Anna, Yoshioka Mutsuo, Haru Urara


Alors qu’il est sur le point de demander sa petite amie en mariage (l’actrice Ishibashi Anna, excusez du peu), un jeune homme va entendre de drôles de bruits à la porte de son appartement. Le couple n’est pas au bout de ses tristes surprises…

SHISSÔSHITA JOYÛ ISHIBASHI ANNA (l’actrice Anna Ishibashi a disparu !!) est un très court métrage d’un peu moins de 5 minutes mettant en scène Ishibashi Anna. Il s’agit en fait d’un challenge lancé à deux réalisateurs spécialisés dans le genre horrifique, auxquels on impose cinq règles :
–    l’actrice doit être la même dans les deux films
–    le budget ne doit pas dépasser 500.000 yens
–    le tournage doit tenir sur cinq jours
–    la durée doit être de cinq minutes

Parmi les autres challenges, citons par exemple des publicités, de la cuisine ou encore des tours de magie. Mais revenons à nos moutons encore loin d’être tondus : ces deux courts métrages asiatiques se sont donc fait face dans l’émission ASIAN ACE, sur la chaîne TBS (ici il s’agit de la « Asian Ace Battle 19 »). C’est l’inénarrable Shiraishi Kôji qui a représenté le Japon, et Chai Yee-Wai (TWISTED) qui a porté les couleurs de Singapour.

Coupons court (c’est le cas de le dire) à tout suspense : le métrage de Shiraishi san est de loin le meilleur des deux. Certes le bonhomme nous refait le coup de la caméra à l’épaule mais reconnaissons qu’il maitrise bien son sujet, et que malgré la durée minuscule de la chose il parvient à imposer une bonne ambiance bien pesante comme il faut. Tout d’abord parce que l’histoire est simple et que la présence de la caméra est crédible : un jeune homme souhaite immortaliser le moment où il va demander sa petite amie en mariage (non ce n’est pas une farce et pourtant il veut vraiment lui passer la blague au doigt). Ensuite parce que, techniquement, Shiraishi livre un travail très convaincant sous la forme d’un seul plan-séquence (en fait il y a des coupes, mais l’illusion d’un seul plan était l’objectif de Shiraishi san avant même de se lancer concrètement dans le projet).

Vous ne me croyez pas ? Alors jugez-en par vous-mêmes, puisque les deux films sont disponibles via Youtube sur la chaîne de l’émission (voir ci-dessous). Pour la petite histoire, sachez que Shiraishi san a gagné face à son concurrent singapourien par trois voix à zéro.

Oli :        
Yasuko :

SHISSÔSHITA JOYÛ – ISHIBASHI ANNA, de Shiraishi Kôji :

THE BABYSITTER, de Chai Yee-Wai :

____________________________________________

Quick Review in English:

+ A battle versus two short horror movies in a Japanese TV show
+ Shiraishi Kôji for Japan, and Chai Yee-Wai for Singapore
+ Rules: it has to be the same actress, a budget of 500.000 yens
+ 5 days of filmmaking and 5minutes lenght for the movie
+ The film of Shiraishi is very interesting for a 5min movie
+ No cut? It looks like it, but actually it’s not

– Youtube is maybe not the best way to watch this film…
– …but it’s the only one if you missed it on Japanese television!

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
Cet article, publié dans Fantastique, Fantômes, Horreur, Télévision, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Shissôshita joyû – Ishibashi Anna, Shiraishi Kôji (2012)

  1. J’avoue que l’exercice n’était pas facile. Jamais évident de raconter une histoire en aussi peu de temps avec les contraintes qui étaient les leurs.
    Pour ma part, je préfère celui de Chai Yee-Wai (vu y a un moment son premier long pas trop dégueu’ qu’était « Blood Ties » avec l’actrice Cheng Pei-Pei). Je trouve que son court a une ambiance plus tendue et stressante que celui du japonais. C’est bien mieux mise en scène et l’histoire est bien pensée, la baby-sitter sacrifiée pour un môme esprit, enfin bref.
    A contrario, Shiraishi Kôji livre un court qui n’a pour moi aucune originalité. Il me donne le sentiment de nous resservir encore un ersatz de ces m*rdes horrifiques dont nous abreuve l’industrie pauvre cinématographique japonaise. C’est très « youtubesque » et sans saveur.
    Sinon, j’approuve la démarche. Une initiative sympatoche de cette chaine de télé…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s