Shinobidô, Morioka Toshiyuki (2012)


SHINOBIDÔ, aka Shinobido, la voie du Ninja, aka Shinobido, Way of the Ninja
忍道
Année : 2012
Genre : la flamme ninja
Production : Edo Wonderland Studio
Réalisation : Morioka Toshiyuki
Avec : Satsukawa Aimi, Yuki Ryôichi, Kikuchi Ayaka, Shogen, Miura Kôta, Terai Fumitaka, Unesa Hajime, Nakahara Kazuhiro, Hakuzen Satoshi, Kiriyama Reina, Doki Mizuki, Seki Kazuma, Kosaka Mitsuru, Kurihara Satoshi, Okada Manami, Morioka Tomona, Morioka Riyo, Kuroda Yuri, Kawase Nao, Sakurai Eiko, Murone Yukiko, Kurosawa Toshio, Masakatsu Kuniyuki, Iwasa Mayuko, Kanayama Kazuhiko, Ken Naoko, Hasegawa Hatsunori


Deux clans ninjas se font la guerre depuis des décennies. L’un d’entre-eux, caché dans un village reculé, envoie son meilleur élément en ville, la jeune Sumino, afin d’espionner les faits et gestes de personnes qui seraient proches du clan adverse. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévues…

Les chanbara constituent, à l’instar des westerns pour les États-Unis, un genre cliniquement mort. Les bonnes surprises maintenues en vie par respiration artificielle sont très rares : 3:10 TO YUMA pour les cowboys ou 13 ASSASSINS pour les samouraïs, par exemple, mais la plupart du temps il s’agit davantage de chanbara du cygne ou de west ternes plutôt que de grandes réussites qui en appelleraient d’autres.

Mon affection pour SHINOBIDÔ est donc à relativiser, puisqu’il sort avant tout du lot en raison d’une faible concurrence : tourné comme un drama, pas toujours très bien monté et doté de rôles féminins auxquels deux-trois mauvaises actrices ne rendent pas hommage, SHINOBIDÔ tend parfois légèrement vers la série Z. D’un autre coté, on sent que le réalisateur et les producteurs sont à fond les manettes : ils y croient, ils font des tonnes d’efforts. Cela se voit au travers des décors (magnifiques), des costumes et du nombre de figurants présents à l’écran. Ça se sent, aussi. Quand le réalisateur se lance dans un plan-séquence improbable à la fin (c’est pas très bien fait mais peu importe : ça transpire d’amour pour le cinéma de genre), ou quand les dialogues pas toujours extrêmement bien écrits essaient d’imposer une histoire d’amour improbable…à laquelle on finira quand même par croire puisque toutes ces bonnes attentions viendront achever les réticences du spectateur le plus grincheux (enfin sauf ceux qui écrivent dans Télérama puisqu’il parait que dénigrer les séries B ou Z –et leurs réalisateurs– est une marque d’intelligence).

SHINOBIDÔ remplit donc son contrat : des ninjas extrêmement vils, des pièges retors, une amourette qui fonctionne si on entre bien dans le film (j’y suis même allé de ma petite larme à la fin, c’est dire), du sang numérique pas trop dégueulasse pour une fois (ou alors je m’y suis habitué), une ou deux petites surprises dans le scénario, d’excellentes musiques, quelques très bons acteurs avec la gueule de l’emploi et, surtout, les codes du film de ninja-chanbara ici respectés presque à la lettre, là où tant d’autres longs métrages plus friqués s’oublient dans des digressions malheureuses (ZATÔICHI THE LAST, KAMUI GAIDEN, ICHI…).

SHINOBIDÔ est par conséquent un vrai bon petit film, à ranger aux cotés de SHINOBI, qui lui est techniquement supérieur et qui reprend plus ou moins la même trame.

Oli :        
Yasuko :

Le trailer :

_________________________________________

+ Better than many « blockbusters » (ZATOICHI THE LAST, ICHI, KAMUI GAIDEN)
+ The codes of the ninja movies are here: plots, spies, murders…
+ Actors are great
+ All the characters are good (too bad the actresses do not play so well…)
+ A few stars (Kurosawa Toshio for instance)
+ Great, great sets and costumes, and so many extras: you really believe in the movie
+ One or two moving scenes

– Technically, it’s not really better than a drama
– Don’t look for great martial fights

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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3 commentaires pour Shinobidô, Morioka Toshiyuki (2012)

  1. Supavince dit :

    Si tu dis qu’il est meilleur que Shinobi… why not?
    Ce dernier m’avait laissé un léger goût d’inachevé, sans me déplaire pour autant.
    Et les acteurs japonaises qui sont mauvaises ne me font pas peur en plus! ^^

    • Oli dit :

      Ah non j’ai pas dit qu’il était mieux que SHINOBI. SHINOBI est un vrai film de cinéma, techniquement léché, au gros casting et avec des phases martiales plutôt bonnes. SHINOBIDÔ c’est un tout petit film, une série B qui fait avec les moyens du bord et qui a parfois la folie des grandeurs. C’est pour ça que je l’aime !

  2. Supavince dit :

    OK j’avais lu trop vite! :p
    Mais çàa me botte quand même!😉

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