Hitori kakurenbo gekijô ban: shin toshi densetsu, Torii Yasutake (2012)


HITORI KAKURENBO GEKIJÔ BAN : SHIN TOSHI DENSETSU
ひとりかくれんぼ 劇場版-真・都市伝説
Année : 2012
Genre : à l’ombre des jeunes filles en pleurs
Production : Jolly Roger / The Klock Worx
Réalisation : Torii Yasutake
Avec : Nonaka Misato, Ayukawa Taiyô, Kaechi Momoko, Maki Kôsuke, Hashikura Yasuhiko, Tara, Tanaka Ryôko


Des lycéens, désireux de tourner un petit film d’horreur ayant pour thème la légende urbaine du hitori kakurenbo, vont demander la permission de tourner de nuit dans leur établissement scolaire. Contre toute attente, leur professeur principal accédera à leur requête, visiblement convaincu par la jeune Yôko, une prof connaissant bien les élèves en question et qui a promis de veiller à ce que tout se déroule sans accrocs.

Je ne reviendrai pas sur la genèse du hitori kakurenbo, ce jeu de cache-cache avec un esprit (trop ?) malin que l’on invite après avoir effectué un rituel avec une poupée. Pour varier un peu – même si c’est relatif puisque ça a déjà été fait des dizaines de fois – on nous propose de suivre une partie de cache-cache mortel avec des jeunes qui se filment, un peu à la façon d’un « found footage ». Ah…j’en vois déjà qui partent sans lire la fin de cette chronique. Ils n’ont pas forcément tort, tant on nous a servi du found footage à toutes les sauces ces dernières années. Et pas de première jeunesse, les sauces… Qu’il s’agisse des suites improbables à PARANORMAL ACTIVITY, des déboires de Romero, des redites de Shiraishi Kôji ou d’une soporifique chasse aux trolls en Norvège, on connaît bien le calice pour l’avoir bu jusqu’à la lie.

Dans la catégorie « found footage éculé » (presque un pléonasme), ce nouveau HITORI KAKURENBO ne s’en tire pourtant pas trop mal. Tout d’abord parce qu’il ne s’agit pas d’un pur found footage movie : plus de la moitié des prises de vue sont en effet classiques, et non « caméra à l’épaule ». Ensuite il faut bien reconnaitre que des efforts ont été faits : c’est relativement bien cadré pour le budget et la photo est très correcte. L’école hantée est également un classique indémodable qui marche à chaque fois, et l’intrigue a l’intelligence de jouer sur deux tableaux puisqu’en plus du fantôme qu’il ne fallait pas inviter, une prof machiavélique va venir semer le trouble. Un bémol malgré tout concernant la forme : l’ambiance sonore est surchargée, c’est quasiment du jamais vu entendu à ce niveau-là. Il y a des bruits bizarres, presque constants, qui ont été rajoutés sur la bande-son. On trouve ça sympa au début, mais on se rend bien vite compte de l’effet pervers de la chose (non je ne parle pas des jupes très courtes des lycéennes) : comme les bruits sont omniprésents, on ne sait jamais s’il s’agit d’un bruit pour « décorer » ou d’un vrai son issu de la scène actuellement à l’écran. Par conséquent, nos oreilles finissent par décrocher…

Sur le fond, c’est bien simple : on le touche allégrement ! L’intrigue est inintéressante au possible, le personnage ténébreux de la professeure est rapidement mis de coté et le suspense est tué dans l’œuf par une mauvaise gestion des apparitions maléfiques. Et je préfère ne pas m’étendre sur les idoles du film (quoique…au sens propre pourquoi pas ?), tant elles sont transparentes, voire même parfois énervantes (Kaechi Momoko ne cesse jamais de pleurnicher en faisant la moue…).

Morale du jour ? La prochaine fois qu’une idole vous invite à une partie de cache-cache, acceptez mais partez avant la fin. Oui, abandonnez-la dans sa cachette, la durée idoine pour qu’elle apprenne à chanter ou à jouer la comédie. C’est-à-dire une éternité.

Oli :        
Yasuko :

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Hitori kakurenbo, haunted school, a strange teacher: doesn’t seem so bad
+ The filmmaking and the photography are good for a movie of that kind

– But…nothing new here, always the same story, some found footage…
– …screaming schoolgirls, idols who do not know anything about acting…
– …and the worst part: it’s never, absolutely never scary

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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