Zekkyô, Nagae Jirô (2012)


ZEKKYÔ
絶叫
Année : 2012
Genre : cri-tique
Production : Midship / Jolly Roger
Réalisation : Nagae Jirô
Avec : Kinjô Narumi, Minami Nene, Mie Ayaka, Kajinuma Moeka, Takasaki Rion


En pleine nuit, et tandis qu’elle se prépare à laver son linge dans une laverie automatique, une jeune femme entend le rire d’une petite fille…

Bloquée dans sa voiture en pleine nuit et en rase campagne, une conductrice va refuser l’aide d’un homme un peu trop insistant qui passait par là.

Une jolie femme au foyer, souvent délaissée par son mari surchargé de travail, va à plusieurs reprises retrouver des objets ayant été bizarrement déplacés dans sa maison…

Une adolescente se réveille dans son lit d’hôpital après plus de dix années de coma. Après avoir longuement déambulé dans les lieux (oui elle peut marcher tranquillement après des années de coma, mais passons), elle devra se rendre à l’évidence : elle est seule. Complètement seule.

Une femme est suspectée d’avoir commis un meurtre. Mais celle-ci demeure murée dans un terrible mutisme, comme si elle attendait quelque chose…

Une dame aux très longs cheveux noirs et à la démarche étrange revient chaque jour sonner à la porte d’un homme…absent. La voisine, fatiguée par tout ce remue-ménage, va faire part de son exaspération.

Une enfant demeure barricadée dans sa chambre, refusant même de rencontrer sa grande-sœur, qui revient pourtant chaque jour à la charge en frappant à sa porte.

Enceinte et affamée. Voilà à quoi on pourrait résumer l’état de cette femme qui semble ne pas trop s’inquiéter de l’absence de son mari…

En raison du décès de ses parents, une lycéenne va partir habiter avec son oncle…qui contrairement aux apparences est loin d’avoir les idées claires.

Deux individus se barricadent dans une cabane isolée, au milieu de la forêt. La nuit est sur le point de tomber…un cauchemar annoncé, tant les êtres qui rodent aux alentours se montrent impitoyables lorsque la lumière disparaît…

Une psychiatre rend visite à une famille dont la fille est frappée par un mal étrange.

En raison de l’absence prolongée de l’une de ses élèves, une professeure va se décider à rendre visite à cette dernière…devenue entre temps complètement muette.

Quelques jeunes se retrouvent pour boire ensemble et parler du bon vieux temps. Bizarrement, l’un des garçons invités ce soir-là semble n’avoir jamais fait partie du petit groupe d’amis. Mais que fait-il là, alors ?

Quelques amis se rendent dans un bâtiment abandonné afin de jouer à se faire peur, caméra en main.

Zekkyô signifie « cri ». Le ton est donné : les victimes du film vont hurler ! Le running gag de ZEKKYÔ est par conséquent assez sympa : à chaque conclusion (il s’agit d’un omnibus) une femme va crier d’effroi, filmée en gros plan – et oui il s’agira toujours de femmes. Ni Putes Ni Soumises ne devrait pas tarder à se saisir de cette triste affaire.

Ni Dupes Ni Soumis, l’association des spectateurs de bon goût, devrait également avoir son mot à dire tant les actrices concernées par les cris en question sont – pour la plupart – particulièrement mauvaises. Du coup, le cri final fait parfois davantage sourire qu’il n’impressionne.

Par conséquent ZEKKYÔ frise bel et bien la correctionnelle, mais une idée lumineuse vient le sauver des eaux usées du V-Cinema : les histoires de cet omnibus alternent entre le fantastique (fantômes, zombies, malédiction…) et l’horreur crue et réelle (simples accidents, psychopathes, pervers…). Il est alors difficile d’anticiper la chute de chaque conte : spectre affamé ou petit-ami déçu ? Femme bafouée et revancharde ou malédiction ancestrale ?

Là où la plupart des autres drama ou omnibus se cantonnent dans une catégorie bien précise, ZEKKYÔ mélange donc les genres pour notre plus grand plaisir. Dommage, malgré tout, que l’ensemble manque cruellement d’ambition, et de talent. Heureusement, quelques chutes font mouche (la flic qui rentre pour se coucher chez elle), on a droit à un petit clin d’œil à JU-ON, un conte respire quelque peu l’ambiance « Stephen King » et de ses Langoliers (la cabane isolée), mais cela ne suffit pas pour nous faire oublier que la bonne moitié des histoires est quand même à jeter…

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ 14 short horror stories
+ The director had the good idea to mix fantasy with realistic horror
+ A few stories are interesting, especially their final climax

– Half of the stories are not good, some of them are terrible

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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3 commentaires pour Zekkyô, Nagae Jirô (2012)

  1. locutus57 dit :

    Ça en fait beaucoup des histoires différentes dans un seul film. Ça attise quand même ma curiosité.

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