Denjin Zaborgar, Iguchi Noboru (2011)


denjin zaborgarDENJIN ZABORGAR, aka Denjin Zaborger: The Movie, aka Karate-Robo Zaborgar
電人ザボーガー
Année : 2011
Genre : moto, boulot, robot
Production : Nikkatsu / Sushi Typhoon / King Record Co.
Réalisation : Iguchi Noboru
Avec : Itao Itsuji, Furuhara Yasuhisa, Emoto Akira, Satsukawa Aimi, Yamasaki Mami, Takenaka Naoto, Watanabe Hiroyuki, Ishikawa Yûya, Asami, Izumi Cay, Miyashita Yûya, Murakami Hiroaki, Murata Yui, Satsukawa Aimi, Satô Sakichi, Shimazu Kentarô, Tanaka Demo


Pour venger son savant de père, assassiné par l’evil Dr. Akunomiya, l’agent très spécial et accessoirement karatéka de l’impossible Daimon Yutaka va faire équipe avec le robot Denjin Zaborgar…qui pourrait d’ailleurs bien avoir un jour été son frère.

Constamment en mission au service des plus faibles, Daimon va connaître l’amour avec son adversaire de toujours Lady Borg, mais aussi la défaite…et la déchéance ?

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Iguchi Noboru rend ici un hommage appuyé (à coups de pied et de poing) à une série télé des années 70 (tokusatsu). Le bonhomme a poussé le vice du fan service jusqu’à la reprise totale de nombreuses scènes – oui même la moto qui roule à la verticale sur un robot géant! Les amateurs de la série originelle apprécieront certainement un tel respect, aussi amoureusement affiché et assumé. Les autres trouveront au contraire la première partie du film un peu longue, puisqu’il nous faudra attendre plus de quarante minutes pour voir enfin débarquer Itao Itsuji – le héros de la série devenu quadra, et accessoirement légèrement paumé. Auparavant, il nous aura fallu supporter les aventures de Daimon et de son robot Denjin Zaborger, certes sympathiques et hautes en couleurs, mais un brin redondantes et lourdingues – c’est aussi le matériau originel qui veut ça.

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Même s’il est beaucoup plus sage qu’à l’accoutumée, Iguchi apporte une nouvelle fois sa touche qui tache, à grand renfort de gags en dessous de la ceinture, d’un second degré constant et salvateur et, donc, du vieillissement du héros après la fin du premier tiers du film. Voir Itao Itsuji trimballer sa carcasse sous une grosse perruque et l’énorme casque de Daimon est hilarant, et quelques répliques font mouche. Le potentiel de l’histoire me parait malgré tout relativement sous-exploité, tant il y avait de choses à faire avec ce héros vieilli et désabusé. Au lieu de cela, Iguchi va le renvoyer directement se battre (avec succès), flanqué d’une fille cyborg et d’un fils en colère. Je ne m’attendais quand même pas à quelque chose de la trempe de ZEBRAMAN, mais un minimum de finesse dans l’approche psychologique du héros dépassé aurait fait beaucoup de bien au film. Au contraire, Iguchi réalise une espèce de « simple » tokusatsu pour le grand écran, avec son style propre (donc très limité), en ne cherchant jamais à dépasser le genre (limité, lui aussi) auquel il rend hommage.

Si le procédé est très sympa et aucunement prétentieux, on était malgré tout en droit d’attendre un peu plus d’un tel projet – surtout que les productions Sushi Typhoon sont loin d’être fauchées. Une chose est sûre, malgré tout : si la réalisation très plate de Iguchi est l’antithèse de la poitrine de Lady Borg, elle va au contraire comme un gant aux tokusatsu, souvent réputés pour leur manque de relief.

Oli :         drapeau2 drapeau2
Yasuko : drapeau2 drapeau2

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Quick Review in English:

+ Iguchi gives his version of an old tokusatsu
+ Iguchi shows a lot of respect for the original Denjin Zaborgar, some scenes are the same!
+ Iguchi is not a great director but to direct a crazy tokusatsu: he’s the man!
+ Good casting: the old Daimon, played by Itao, is a very good character

– Too long, especially the first part, while Daimon is still young
– You’ll have to wait more than 40min to see Itao Itsuji playing the old Daimon
– It’s just a tokusatsu’like for the movie theaters, Iguchi did not try to do something else…
– …something better?

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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