Hoero tekken, Norifumi Suzuki (1982)


jumping hiroyuki hoero tekkenHOERO TEKKEN, aka Le feu de la vengeance, aka Roaring Fire
吼えろ鉄拳
Année : 1982
Genre : les nazis vous serrent la main et vous font la bis
Production : Toei
Réalisation : Norifumi Suzuki
Avec : Sanada Hiroyuki, Sonny Chiba, Shihomi Etsuko, Narita Mikio, Abdullah the Butcher, Endô Tatsuo, Fukumoto Seizô, Hayashi Shôtarô, Inada Tatsuo, Ishibashi Masashi, Iwao Masataka, Kai Michio, Kenmochi Makoto, Kurihara Bin, Minami Toshiaki, Nakamura Kinji, Okajima Tsuyako, Sakai Tsutomu, Sasaki Tsuiyuki, Shinkai Takeo, Shirai Jirô, Takahashi Toshimichi, Takano Yoko, Tanaka Hiroshi, Tokunaga Mayumi, Yasuoka Rikiya, Yokoyama Emi


Jôji, qui a été élevé aux Etats-Unis, apprend juste avant la mort de son père que sa vraie famille réside en fait au Japon. Accompagné par son petit singe voleur de soutifs, Jôji se rendra alors sur place et retrouvera tout d’abord avec bonheur une sœur, aveugle, qu’il ne connaissait même pas. Visiblement sa véritable famille est extrêmement riche…mais cache aussi en son sein des secrets inavouables, liés au nazisme et au trafic de drogue, dont les sanglantes ramifications s’étendent jusqu’à Hong Kong.

Pour affronter les dealers, Jôji va mettre le feu aux poudres !

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HOERO TEKKEN est un film décomplexé à outrance. Réalisé par un vétéran qui n’a jamais eu peur de rien (Norifumi Suzuki – LE COUVENT DE LA BÊTE SACRÉE), HOERO TEKKEN fait la part belle au tout jeune Sanada Hiroyuki, qui semblait alors avoir les épaules suffisamment larges pour pouvoir marcher dans les pas de Jackie Chan – honnêtement il lui arrivera à peine à la cheville, mais la cheville du légendaire Jackie, c’est déjà pas mal non ?

A la manière de Jackie Chan, donc, Sanada Hiroyuki va réaliser lui-même toutes les cascades de son film. Et sans atteindre les scènes les plus cultes du génie hongkongais, Sanada ne ménagera pas sa peine, jugez plutôt : Sanada sur un cheval au galop, Sanada qui saute sur une jeep à pleine vitesse, Sanada qui se bat sur les toits de différents bus à Hong Kong, Sanada qui pilote un bateau, Sanada qui pique un sprint au milieu de dizaines d’explosions, Sanada qui fait un plongeon phénoménal du haut d’une falaise célèbre pour ses suicides au Japon, bref Sanada qui n’a peur de rien et qui affrontera même à mains nues une voiture et un hélicoptère, excusez du peu !

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Bien évidemment les combats, encadrés par Sonny Chiba, sont moins bien réglés qu’à Hong Kong, mais l’envie et l’extravagance de l’ensemble font passer toutes les approximations du film (et elles sont nombreuses) comme une lettre à la poste – une lettre complètement timbrée, bien évidemment. L’extravagance, c’est cet improbable mélange d’exploitation, de série B voire Z, avec de vrais morceaux de gros film dedans – le casting est excellent et les décors sont recherchés (sans même parler du fait que le tournage a eu lieu dans de nombreuses villes différentes – et même à HK !). Par où commencer ?

Le yakuza nazi ? Comment passer sous silence ses prisons renommées « Auschwitz Honey Moon », rapport au fait qu’il va gazer Sanada et son amie !
Les combattants hauts en couleurs ? Entre un Abdullah the Butcher tellement ridicule qu’il ne l’est plus vraiment (ridicule), un Sonny Chiba génial prestidigitateur (et habile gunslinger), un Fukumoto Seizô qui décède une nouvelle fois avec classe, une Shihomi Etsuko en véritable Zatôichi au féminin ou encore la maitresse nazie armée de son fouet, c’est un véritable festival !
Les fantastiques sauts de « Jumping Hiroyuki » ? Quel délice, avec leurs câbles si souvent apparents !
L’ouverture durant laquelle on voit Sanada Hiroyuki abattu comme un chien par les triades hongkongaises ? Il fallait oser.
Le plan-culotte sous la jupe d’une religieuse ? Pas très catholique…

Oui HOERO TEKKEN c’est comme ça du début jusqu’à la fin : c’est tellement débridé (oui, encore plus que Hamasaki Ayumi) que ça n’a parfois ni queue ni tête. L’avantage c’est que l’on ne voit pas le temps passer. Non le ridicule ne tue pas et comme l’a dit un grand philosophe avant moi : ce qui ne tue pas rend plus fou.

Oli :         drapeau2 drapeau2 drapeau2
Yasuko : drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Exploitation, blood, nazis, pro wrestlers who cannot act, martial arts, topless scenes…
+ Sanada fighting on a horse, jumping on a car, fighting against a helicopter: YES!
+ Good casting
+ Ridiculous, funny, tragic…an unlikely mix of genres that we don’t see anymore in Japan
+ Sanada has performed all his stunts (well, it seems so)
+ Great sets, in Kobe, Kyoto, Hong Kong…
+ Norifumi Suzuki

– If you’re allergic to that kind of « wtf movies », you won’t be able to watch the full story
– The martial arts scenes cannot be compared with the HK ones
– Sanada has not half the talent of Jackie Chan…but who cares?

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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2 commentaires pour Hoero tekken, Norifumi Suzuki (1982)

  1. Roh punaise ! Mais ça l’air juste génial ! C’est ce que l’on appel une bisserie alléchante ! J’étais halluciné en te lisant. Le WTF ?! du bousin… Le délire est partie loin sur ce coup. Il me le faut !😉 Purée ! Je ne parviens pas à m’arrêter de tapoter tout en m’exclamant !

    PS : « comme une lettre à la poste – une lettre complètement timbrée, bien évidemment. » Mouarf.

    • Oli dit :

      Et je crois que ce réal a fait d’autres films d’action avec Sanada, faut que je me renseigne un peu plus (là c’était le coup de bol, une loc’ à la jaquette !).

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