Watashi no dorei ni narinasai, Kamei Tôru (2012)


●B2ポスター版下0824WATASHI NO DOREI NI NARINASAI, aka Be my Slave
私の奴隷になりなさい
Genre : le charme slave
Année : 2012
Production : Kadokawa / Cine Bazar
Réalisation : Kamei Tôru
Avec : Dan Mitsu, Itao Itsuji, Mayama Hiroaki, Furutachi Kanji, Ishii Asuka, Kaito Ken, Kusano Ini, Michié, Nahana, Saijô Misaki, Sugimoto Aya, Takamatsu Taiji, Uda Takaki


Kana, une employée morne et modèle, vit la plupart du temps seule dans sa grande maison à Tokyo, son mari étant obligé de travailler sur Osaka. Un coureur de jupons invétéré, fraichement arrivé dans la même société que Kana, va jeter son dévolu sur elle, qui le snobera au début, pour un jour enfin l’inviter crument à faire l’amour. Si et seulement s’il accepte de filmer leurs ébats.
Le jeune homme ne le sait pas encore, mais autour des courbes de la belle Kana rode un individu bien mystérieux…

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A l’image de ses films, qui naviguent entre ombres et lumières, Kamei Tôru est un réalisateur un brin underground, mais qui passe aussi parfois sous les feux des projecteurs. Peu connu du grand public, auteur de quelques œuvres magistrales cantonnées à la pénombre des étagères de vidéoclubs paumés (CHÔ KOWAI HANASHI), Kamei Tôru a néanmoins su se placer dans des drama avec des chats (combo ultime au Japon ?) et a poussé le vice jusqu’à en réaliser un film – réussi, d’ailleurs.

Avec WATASHI NO DOREI NI NARINASAI, Kamei Tôru continue son petit bonhomme de chemin nimbé de paradoxes et de coups d’éclat : son film propose en effet un sujet scabreux sombrant délicieusement dans le pinku, avec malgré tout de vraies stars à l’affiche, dont l’immense Itao Itsuji et une Sugimoto Aya vieillissante qui a accepté de faire un cameo de quelques secondes. Comme un passage de témoin (un bâton tout dur) entre l’ex-égérie de l’érotisme feutré au Japon et la nouvelle idole du genre, à la fois hot et kawaii, j’ai nommé l’éblouissante Dan Mitsu.

Dan Mitsu, donc, qui s’est livré corps et âme (enfin surtout corps) au bon vouloir du réalisateur. Le résultat à l’écran est extrêmement réaliste (et pour cause certains détails n’étant pas simulés), à tel point que l’on se doute que le tournage fut éprouvant, aussi bien physiquement que psychologiquement – même si à en juger par certaines séances photos, Dan Mitsu n’a jamais eu froid aux yeux (et encore moins ailleurs).

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Ci-dessus : oui Dan Mitsu a du sexe à piles

Sur le fond (la forme – et les formes, étant grandioses), WATASHI NO DOREI NI NARINASAI livre un portrait sans concessions d’une certaine société japonaise, celle qui fait la part belle aux épouses délaissées, les maris étant souvent obligés de changer de poste (et donc de ville) à intervalles réguliers. Devenir ou redevenir une femme, un souhait simple et somme toute légitime, auquel le sensei du film (Itao Itsuji) apportera une réponse sexuelle un brin choquante et too much, mais qui aura le mérite de réveiller ce petit organe en sommeil chez certaines, et pas encore tout à fait mort chez d’autres : le cœur et ses battements qu’il conviendra d’emballer pour compenser l’encéphalogramme plat de ces tristes vies de couple enfantées par une société inhumaine. Encore une fois, si le remède du sensei va un peu trop loin (mais il est « cinégénique »), il parait malgré tout justifié par cette mode touchant les femmes au foyer japonaises frappées par la grâce de la quarantaine, et qui libérées du poids de leurs enfants, en plus d’être isolées en raison des absences de leur mari, sont prises par des envies d’ailleurs – et si possible dans un lit avec un amant bien fourni (ne cherchez pas, j’ai mes sources).

Le thème sexuel très osé de WATASHI NO DOREI NI NARINASAI n’est donc pas si gratuit que cela, et parvient autant à émoustiller qu’à faire réfléchir. Du coup on a presque envie de lui pardonner ce flashback un peu bateau posé maladroitement au beau milieu du récit.

Oli :         drapeau2 drapeau2 drapeau2
Yasuko : drapeau2 drapeau2 drapeau2

Bonus : des images d’un making of et de scènes coupées, c’est par ici.

Trailer :

__________________________________________

Quick Review in English:

+ A great and gifted director, and a good casting for a clever pinku movie
+ Interesting characters: are they as guilty as the modern Japanese society?
+ Dan Mitsu: she accepted very hard scenes for the good of the movie
+ No judgement at all: each spectator is free to judge the characters by himself

– The flashback comes a little roughly
– SNAKE OF JUNE?
– The hard way of the sensei may not be the only way

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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6 commentaires pour Watashi no dorei ni narinasai, Kamei Tôru (2012)

  1. metalian33 dit :

    Sais tu si la version director’s cut apporte un plus au récit ?

    • Oli dit :

      Non je ne sais pas, désolé. La version locative que j’ai vue est identique à la version ciné j’imagine. La director’s cut semble faire 15 minutes de plus. Je doute que ça ajoute de la profondeur au récit, mais je me trompe peut-être. J’ai pu voir quelques unes des scènes coupées dans le documentaire DAN MITSU TO BOKUTACHI – je pense que ce sont ces scènes qui ont été incluses dans le director’s cut (notamment une scène de masturbation sur un canapé, le passage en tenue d’écolière qui est plus long, et surtout la grosse scène BDSM qui va beaucoup plus loin – Itao, un godemichet et Dan Mitsu…). Si c’est bien ça, ce n’est pas du tout indispensable. Si je récupère d’autres infos je les posterai ici (ou si toi tu en trouves, n’hésite pas à les partager !).

      [EDIT] je viens de vérifier sur le site Amazon.jp, ce sont bien ces scènes qui ont été ajoutées à la version Director’s cut.

      • metalian33 dit :

        Merci beaucoup il ne me reste plus qu’à me le procurer (en director’s cut malgré tout si j’ai le choix. Même si ça n’apporte rien au récit, ça reste alléchant🙂.)

  2. L’érotisme (SM, BDSM, soumission, etc…) qui dégage de cette œuvre est des plus intriguant. Déjà sur le forum Hkm, le trailer m’avait interpellé mais devant cette chro’, j’ai l’appétit qui se réveille, la curiosité surtout.

    Cette Dan Mitsu, ce n’était pas cette actrice qui se déculottait pour lancer sa petite culotte au public lors des présentations des films en salle… ?

  3. metalian33 dit :

    Bon, je n’ai pas pu attendre et je viens de voir le film, et le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai véritablement était conquis.
    Ma plus grande peur était la qualité de la prestation de Dan Mitsu (une idol dans un long métrage ça fais souvent peur et pas dans le bon sens…) mais elle est très convaincante dans son rôle et je ne serais pas surpris de la voir dans un futur proche tourner dans des productions où son physique ne sera pas son atout premier (en clair un film où elle ne sera pas à poil les trois quart du temps et où le cadrage ne s’attardera pas uniquement sur les formes de la belle).
    Reste le fond du film, intéressant lui aussi, et j’ai même envie de dire féministe d’un certain point de vue (en espérant ne pas me faire lyncher :)).

    • Oli dit :

      « en espérant ne pas me faire lyncher  » : attention, à chercher à te faire lyncher après avoir vu un film à tendance BDSM, certains vont dire que tu aimes ça !

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