I’m Flash!, Toyoda Toshiaki (2012)


i'm flash posterI’M FLASH!
アイム・フラッシュ!
Année : 2012
Genre : l’amer du Japon
Production : Studio Three Co. Ltd. / Phantom Film
Réalisation : Toyoda Toshiaki
Avec : Fujiwara Tatsuya, Matsuda Ryûhei, Nakano Shigeru, Nagayama Kento, Itao Itsuji, Mizuhara Kiko, Kitamura Yukiya, Harada Mayu, Emoto Tasuku, Nakamura Tatsuya, Ôkusu Michiyo


Après une soirée bien arrosée à Okinawa, Rui, leader d’une secte très populaire, va provoquer un terrible accident de la route plongeant une jeune inconnue, qui l’accompagnait ce soir-là pour une raison mystérieuse, dans un profond coma.
Ébranlé dans ses convictions, qui ne sont de toute manière peut-être jamais allées plus loin que son compte en banque, Rui prend la décision de quitter la secte…au grand dam de sa famille hystérique et calculatrice, qui semble maitriser le business d’une main de fer, depuis les ombres. La mère de la famille en question va alors décider d’engager trois gardes du corps afin de prendre soin de son poulain…le temps de trouver une porte de sortie pour tout le monde.

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Fujiwara Tatsuya, c’est un peu comme un verre de Whisky : la première fois on n’aime pas ça. Trop fort, trop de personnalité. Et puis petit à petit on s’y fait. On s’y habitue, on apprend à en dompter toutes les subtilités parfois perdues dans une cascade de vigueurs déstabilisantes. Oui Fujiwara Tatsuya c’est un peu comme un verre de Whisky : même après plusieurs tentatives il y en aura toujours pour trouver ça dégueulasse. Moi j’ai appris à l’apprécier – et puis lui, au moins, n’est ni le fils d’une célébrité, ni issu du monde des tristes idoles masculines. Non, c’est un acteur, un vrai, qui surjoue parfois mais qui sait aussi souvent se révéler attachant.

C’est le cas dans I’M FLASH!, film surprenant dans lequel Fujiwara Tatsuya incarne Rui, le leader charismatique d’une grande secte. Contre toute attente, et alors que l’on s’imaginait voir l’acteur en faire des tonnes dans un rôle qui aurait pu aller comme un gant à ses exagérations, Tatsuya donne ici une interprétation toute en retenue et en discrète faiblesse d’un homme, puissant, mais qui n’est finalement plus qu’un pantin aux mains de sa famille – davantage intéressée par l’appât du gain que par la destinée de ses ouailles dévouées.

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Le film de Toyoda Toshiaki (BLUE SPRING) se révèle alors petit à petit, en naviguant le plus souvent dans une ambiance presque contemplative : un terrible accident de voiture, une jeune femme dans le coma, un leader qui perd la foi et nos trois gardes du corps qui entrent alors en scène. Il y a, dans ce I’M FLASH!, un petit quelque chose de THE MISSION de Johnnie To – rapport aux bodyguards froids et relaxes, aux rares gunfights très statiques et à une certaine idée de la « décontraction ». On pense également un peu à SONATINE, de Kitano Takeshi – jusque dans les jeux de plage.

Mais I’M FLASH! est aussi beaucoup plus qu’un simple recueil d’inspirations de qualité : le film, loin d’être parfait avec ce petit côté « auteurisant » un peu gratuit (et une horrible scène de discussion au volant), a une âme et surprend constamment, en accélérant quand on ne s’y attend pas, ou au contraire en levant le pied lorsque l’on pense que tout va s’emballer – accident de voiture inclus ! Même son dénouement est osé et, une fois celui-ci digéré, il pourrait bien vous faire réfléchir sur le fond de l’histoire et sur la notion d’un «pouvoir» supérieur. Si un homme tirait à bout portant sur le pape mais ne le touchait pas, cela reviendrait-il à prouver la puissance surnaturelle de celui-ci ? Ou bien le tueur en question, impressionné car convaincu d’avoir affaire à un individu au dessus des autres, pourrait-il tout simplement manquer l’immanquable ? Et quand bien même, ce dernier exemple ne pourrait-il pas aussi correspondre à une certaine notion du « pouvoir » ?

A chacun de tirer ses conclusions (pas ses balles !) sur le sujet. I’M FLASH! demeure en tous les cas un sacré bon film bancal.

Oli :         drapeau2 drapeau2 drapeau2
Yasuko : drapeau2 drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ The interesting director of BLUE SPRING and MONSTERS CLUB
+ Good casting
+ Original story, a lot of surprises until the interesting (at least for me) ending
+ Slow-paced movie, with some rhythm accelerations when you don’t expect them
+ Beautiful sets in Okinawa, it’s almost contemplative cinema
+ A thought (a little) about THE MISSION (J. To) and SONATINE (Kitano)
+ Good soundtrack

– When the woman speaks to Rui while she’s driving, she never look at the road!
– Too many weird stuff and characters? The film may taste artificial to some spectators

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Ci-dessus : mais dégage, l’incruste assez !

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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