Hyakunichi no Setsuna: kaidan no koi, Imaoka Shinji (2012)


hyakunichinosetsunaHYAKUNICHI NO SETSUNA: KAIDAN NO KOI, aka Setsuna: Vampire’s Love of 100 Days
百日のセツナ禁断の恋
Année : 2012
Genre : Vlado l’empaleur d’idoles
Production : Legend Pictures / Cinema Creation Co. / Toei
Réalisation : Imaoka Shinji
Avec : Yume Kana, Wada Sôkô, Tatsumi Yui, Amanuma Hironori, Bobby, Dan Jiro, Ezawa Midori, Kawase Yôta, Kôda Lili, Oshinari Shugo, Sakata Takahiro, Satô Masumi, Tomari Tei


Un énorme crucifix planté dans le creux du corps, Vlado est près de rendre l’âme. Il sera sauvé des eaux rouges du Styx par le créateur (ou destructeur, selon ses humeurs) qui lui demandera, en contrepartie, de s’occuper de Setsuna, une jeune femme que vient d’enfanter la mer. Destinée à devenir une vampire, Setsuna a besoin d’un guide, car elle ne connaît rien du monde. Vlado, malgré un cœur vide en raison de ces trop longs siècles passés à arpenter la terre, sera ce maître spirituel, pendant cent jours. Et si jamais Setsuna fait l’amour durant ce laps de temps, c’est la mort qui lui tendra les bras.

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Imaoka Shinji poursuit dans la foulée de son excellent ONNA NO KAPPA, avec une nouvelle fois un soft pinku eiga qui bascule clairement dans le fantastique. Après le yôkai des eaux usées, voici l’avènement du vampire qui semble porter sa mauvaise humeur en étendard et sa vie éternelle comme un fardeau.

Très honnêtement le film m’a un peu déçu sur le fond, tant Imaoka Shinji a su, par le passé, sublimer ses personnages et tisser des relations profondes et crédibles entre eux. J’avoue n’avoir jamais vraiment cru à ce rapport d’amour-répulsion entre Vlado et Setsuna. Quelque chose m’a peut-être échappé, mais j’ai connu Imaoka Shinji beaucoup plus inspiré. J’ai eu du mal, par exemple, à m’intéresser à l’évolution du caractère de Setsuna. Elle change ainsi de vice comme de chemise, s’attache à un homme d’église avant de se découvrir une passion pour Vlado, et elle qui s’y refusait jusqu’à maintenant, va subitement se mettre à sucer (du sang hein, du sang).

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HYAKUNICHI NO SETSUNA n’est pourtant pas dénué de qualités. La petite actrice principale par exemple, Yume Kana, devenue AV idol peu après son dix-huitième anniversaire (il faut battre les 4 fers en l’air pendant qu’ils sont chauds), ne sait visiblement pas jouer la comédie. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, ce côté très gauche nous donne l’impression que son personnage naïf et maladroit est né hier – bon point car c’est plus ou moins le cas !

Sur un plan strictement technique, enfin, Imaoka Shinji réussit quelques prouesses au milieu d’un tournage une fois de plus un peu cheap. Le climax dans le pinku theater est superbe avec sa photo toute moite, on s’y croirait – les odeurs en moins. Et difficile de passer sous silence la dernière scène de sexe du film, un plan séquence de dix minutes totalement maitrisé : Imaoka Shinji y souligne de son feutre invisible, tant il sait mettre sa caméra en retrait, un amour charnel d’un naturel frisant le génie.

Oli :         drapeau2 drapeau2
Yasuko : drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Soft pinku eiga, once again pretty weird
+ The most important thing, for Imaoka, are obviously his characters
+ Not a huge budget of course, but some beautiful scenes (the pink theater for instance)
+ The last 10 minutes are great, and technically beautiful

– Imaoka has done better in the past, especially to describe human souls
– I was never fully « into » the story, it was hard to believe to this initiatory adventure

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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