Kuroyuri danchi, Nakata Hideo (2013)


kuroyuri danchi the complexKUROYURI DANCHI, aka The Complex
クロユリ団地
Année : 2013
Genre : elle entend des voi…sins
Production : Nikkatsu / Shochiku / Django Film
Réalisation : Nakata Hideo
Avec : Maeda Atsuko, Narimiya Hiroki, Katsumura Masanobu, Nishida Naomi, Tanaka Kanau, Suwa Tarô, Yanagi Yûrei


La jeune Asuka vit encore avec ses parents et son petit frère. Elle vient d’emménager avec eux dans un petit appartement d’une grande barre d’immeubles. Dès la première nuit, elle va entendre son voisin bouger des meubles, juste derrière le mur mitoyen. Un voisin qu’Asuka n’a jamais pu rencontrer. Les jours suivants, les évènements étranges vont alors se multiplier : comportement bizarre des parents d’Asuka, drôle de petit garçon jouant tout seul dans le bac à sable du complexe et surtout…l’appartement voisin visiblement vide mais dont des sons mystérieux émanent la nuit…ou très tôt le matin.

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Nakata Hideo est de retour à l’horreur discrète, tablant davantage sur l’ambiance que sur le « jump scare », après un aparté peu mémorable, fait de thrillers ratés voire…carrément grotesques. Et ça fait plaisir, de retrouver notre bon vieil Hideo et sa caméra anguleuse dont les mouvements particuliers laissent poindre de gros indices sur la réalité de l’environnement de la jeune Asuka. Ces longs moments, posés mais lourds de sens magnifiés par une musique peu envahissante et pourtant…pesante. Oui ça fait plaisir, de retrouver notre bon vieil Hideo et son sens de la mise en scène, ces instants où il ne se passe pas forcément grand-chose mais qui nous immergent littéralement dans l’intrigue…et plus particulièrement dans l’immeuble, inquiétant au possible.

Oui ça fait plaisir de frissonner lorsqu’Asuka déambule dans un appartement plongé dans l’obscurité, seulement aidée par la fragile lumière de son téléphone portable. Quant aux scènes « choc », si elles sont rares elles sont malgré tout bien amenées, et ce climax final, qui passe du minimalisme extrême (un salon, une porte) au déferlement d’images beaucoup plus fortes emballe autant qu’il frise la correctionnelle. Pour moi ça a plutôt fonctionné, pour d’autres le film de Nakata pourrait bien sombrer dans le ridicule à ce moment précis.

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Je suis donc ressorti de la salle de ciné plutôt convaincu. Soulagé, même. Il faut dire que Nakata Hideo part de loin…aussi le fait de le retrouver dans un film moins démonstratif et tapageur que les précédents a suffi à mon bonheur. Des spectateurs moins indulgents auront, je pense, beaucoup plus de mal à apprécier KUROYURI DANCHI. Il faut bien le reconnaître : le film de Nakata est rempli de clichés et si la réalisation distille plusieurs scènes très réussies, sur le fond il y a peu ou pas de surprises. Non malgré son titre international, THE COMPLEX n’est pas très compliqué. Classique dans le bon sens du terme, ce KUROYURI DANCHI, ou dans le mauvais ? A chacun de voir…une chose est sûre néanmoins : l’émotion est beaucoup moins forte que dans DARK WATER – comment ne pas comparer ces deux films ? Surtout que Nakata Hideo n’est ici clairement pas aidé par Maeda Atsuko, une ex-idole d’AKB48 désormais actrice à plein temps. On va quand même lui souhaiter bonne chance pour la suite de sa carrière – et puis restons positifs : contrairement à Nakata, la miss ne peut que s’améliorer !

Oli :         drapeau2 drapeau2
Yasuko : drapeau2 drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ At least, after terrible thriller movies Nakata is back with a slow-paced horror movie
+ A few creepy scenes (when Asuka visits the « empty » apartment)
+ Not really scary, but a little disturbing
+ Good final climax, minimalist and demonstrative!

– This climax worked with me but some spectators may find it pretty ridiculous
– Too many cliché, almost no surprises at all and…where is the emotion?
– Maeda Atsuko (AKB48) is not a gifted actress (yet?)
– Far away from the magnificent DARK WATER

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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