Biohazard: Damnation, Kamiya Makoto (2012)


biohazard damnationBIOHAZARD: DAMNATION, aka Resident Evil: Damnation
バイオハザード ダムネーション
Année : 2012
Genre : vi-russe
Production : Capcom / Sony Pictures
Réalisation : Kamiya Makoto
Avec les voix de : Matthew Mercer, Dave Wittenberg, Wendee Lee, Val Tasso, Robin Sachs, Courtenay Taylor, Salli Saffioti, David Earnest, Patrick Seitz, Michael McConnohie


Leon S. Kennedy est envoyé dans une petite république d’Europe de l’est en proie à une sauvage guerre civile. Les Américains s’intéressent de près à ce conflit depuis qu’il a été prouvé que certains combattants utilisaient des BOW (Bio Organic Weapons). On parle même d’un certain Las Plagas…

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N’en déplaise aux vieux de la vieille mère pixel, amateurs des anciens jeux BIOHAZARD, ce DAMNATION emprunte beaucoup plus aux deux derniers opus (le 5 et le 6) qu’aux quatre premières aventures de Chris Redfield et Leon Kennedy. Et pour cause : l’histoire du film fait en réalité le lien entre le scénario du jeu BIOHAZARD 5 (et le virus Las Plagas) et celui de BIOHAZARD 6 (et son virus appelé QTE). En gros, on a ici davantage affaire à un blockbuster américanisé qu’à un vrai film d’horreur. Pour l’ambiance, on repassera : à la manière de l’affreux jeu BIOHAZARD 6, DAMNATION ne propose ainsi que des scènes d’action (allant, à l’instar du soft précité, jusqu’à l’utilisation de tanks et d’avions) qui confinent d’ailleurs parfois au ridicule absolu (les combats martiaux de la présidente Svetlana-ah-ah).

On se demande d’ailleurs ce qu’ont pris les scénaristes avant de se lancer dans ce DAMNATION : de la bière peut-être, car je vous rappelle qu’elle est à présent classée dans les produits très dangereux (le coronavirus !). De la drogue, plus certainement, car il faut le voir pour le croire : entre l’improbable présidente au charme slave, Leon qui se planque derrière une voiture en profitant du meurtre d’un innocent (le vrai Leon aurait tenté le tout pour le tout), les mastodontes ridicules à la fin (qui rappellent un peu le Nemesis, certes), les scènes tristes insupportables avec les trois notes de piano de circonstance et ce complot biologico-terroriste d’une lourdeur pachydermique, le spectateur désabusé finirait presque par  bâiller d’ennui.

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Il y a heureusement des choses à sauver, dans DAMNATION, à commencer par une réalisation technique impressionnante. A tel point que l’on a parfois la sensation d’être en face d’un film live – ma remarque vaut pour les graphismes, pour l’animation ce n’est pas encore ça. Enfin, il faut bien reconnaître que le début de DAMNATION fait du bien dans les bronches, avec son atmosphère poisseuse et ses vieux couloirs délabrés – c’est d’ailleurs lors d’un moment nimbé de classicisme zombiesque que l’on a droit à la meilleure scène du film, quand Leon et JD essaient d’ouvrir une lourde porte sous la pression de nombreux zombies (même si hélas, ceux-ci n’en sont plus vraiment).

A la manière du jeu BIOHAZARD 6, le long métrage DAMNATION perd donc la tête en cours de route pour, au final, se transformer en « actionner » sans âme aucune, désamorçant par la même occasion son côté « badass ». On regrette déjà le premier film animé, dont l’atmosphère était beaucoup plus pesante (le climax dans l’aéroport !). Ma seule vraie satisfaction ? Dans le film, on a au moins échappé aux QTE…

Oli :         drapeau2
Yasuko : drapeau2 drapeau2

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Quick Review in English:

+ The graphics are superb, sometimes it looks like a real movie
+ The first part is the best one, when Leon and JD try to escape from the monsters
+ Ada Wong (what’s the next step?! Ada with no clothes at all?!)
+ Better than the movies with Milla Jovovich
+ Better than the video game RESIDENT EVIL 6 – because there aren’t any QTE in a film!

– The movie lakes of soul, it looks like a simple blockbuster with a lot of action…
– Where’s the horror? Where are the zombies? Where are the first video games?
– The sad scenes (with the sad piano music) are ridiculous
– The first RESIDENT movie in CGI was better (remember the airport scene?)
– The animation is not as good as the graphics

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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