Kaidan shin Mimibukuro Nagurikomi! – Jigoku-hen zenpen, Ichikawa Rikio, Aoki Katsunori (2013)


shin mimi kanto 1KAIDAN SHIN MIMIBUKURO NAGURIKOMI! – JIGOKU-HEN ZENPEN –
怪談新耳袋 殴り込み!<地獄編 前編>
Année : 2013
Genre : manifestations en grève ?
Production : King Records / BS-TBS
Réalisation : Ichikawa Rikio, Aoki Katsunori
Avec : Ginti Kobayashi, Tanobe Naoto, Ichikawa Rikio, Goto Tsuyoshi, Aoki Katsunori, Nakayama Ichirô


Un petit groupe d’amateurs d’évènements surnaturels, fantômes et autres joyeusetés va visiter quelques lieux étranges de la région du Kantô. Aiguillés par quelques auteurs de la série de livres horrifiques SHIN MIMIBUKURO, nos reporters très démonstratifs vont, bardés de caméras en tous genres, prendre tous les risques afin de débusquer des esprits égarés – frousse et crises de rire garanties (?).

kaidan shin mimibukuro kanto 01kaidan shin mimibukuro kanto 02

kaidan shin mimibukuro kanto 03kaidan shin mimibukuro kanto 04

KAIDAN SHIN MIMIBUKURO est une série très populaire de documentaires aux frontières du réel, tournés dans des conditions normales – c’est-à-dire sans artifice aucun (du genre effets spéciaux, trucages, idoles à gros seins…). Le titre fait directement référence aux livres SHIN MIMIBUKURO, dont quelques lieux ont été visités dans les documentaires qui nous intéressent aujourd’hui. D’ailleurs, certains écrivains participant toujours à cette anthologie horrifique (dont Nakayama Ichirô) interviennent régulièrement entre les reportages.
En bref, KAIDAN SHIN MIMIBUKURO met en scène un groupe de quatre à six personnes qui vagabondent à travers le Japon à la recherche de lieux bizarres et/ou prétendument hantés : ils y pénètrent alors de nuit, avec tout un tas de caméras afin de capturer une éventuelle manifestation de l’au-delà. Comme souvent avec ce genre de doc, on ne voit pas grand-chose (ne vous attendez pas à tomber sur Sadako roupillant dans son puits). Au mieux, on a parfois droit à un bruit étrange enregistré par le preneur de son (une voix ? un grognement animal ?) ou à des ombres, voire à des traces étranges sur des photos prises sur le vif.

Les KAIDAN SHIN MIMIBUKURO se démarquent de leurs concurrents (dont OMAERA IKUNA, ma série préférée) par un aspect comique assez prononcé. Les reporters de l’extrême (ou G-men en hommage à leur manière de marcher déjà vue dans le drama G-men75 avec Tamba Tetsurô et Kurata Yasuaki) s’amusent en effet à se lancer des défis. Les perdants doivent alors subir un gage plus ou moins tortueux – aller seul en face d’un autel maudit en pleine forêt et demander à l’esprit de se manifester, déambuler dans un chaise roulante en pleine obscurité dans un hôpital réputé hanté jusqu’au stéthoscope, ou regarder toute la filmo de Claude Lelouch d’une seule traite – non je déconne c’est trop hardcore.). Ajoutez à ce côté potache un surjeu certain de nos chers G-men (très peureux certes, mais quand même) et vous obtenez au final quelques instants vraiment drôles mais aussi une certaine lassitude tant certaines situations se répètent – on finit ainsi par anticiper toutes les réactions des G-men. Une autre chose que je regrette, dans la série KAIDAN SHIN MIMIBUKURO, c’est l’absence plus ou moins marquée de vraies recherches documentées (ou historiques) des lieux visités. Il me semble que OMAERA IKUNA va plus loin en la matière, on y apprend davantage de choses. KAIDAN SHIN MIMIBUKURO est donc indéniablement plus ludique – on pourra aimer, ou pas.

kaidan shin mimibukuro kanto 05kaidan shin mimibukuro kanto 06

kaidan shin mimibukuro kanto 07kaidan shin mimibukuro kanto 08

L’épisode du jour est dédié au Kantô. Les G-men doivent par exemple traverser, un par un, un tunnel – dans lequel un spectre apparaitrait parfois dans le rétroviseur des voitures de passage. Un autel étrange et un sanctuaire maudit plus tard, et on a droit au clou du spectacle (en fait le seul reportage potable à mon sens) : une longue séquence dans un hôpital désaffecté – et hanté bien évidemment, qui sert aussi de lieu de tournage pour des films d’horreur. Il s’y passera pas mal de choses, dont certaines difficilement explicables – alors bien sûr si vous partez du postulat que tout est bidonné, passez votre chemin, ici il faut y croire (ou faire semblant d’y croire) pour apprécier l’ensemble.

Très honnêtement, en jouant un peu le jeu, quelques reportages peuvent valoir le détour. Et puis même si quelques G-men en font des tonnes (ce qui peut finir par devenir irritant), certains d’entre eux devraient quand même parvenir à vous arracher quelques sourires tant leur bonne humeur est communicative.

Oli :         drapeau2
Yasuko : drapeau2

Trailer :

______________________________________________

Quick Review in English:

+ Funny guys, who easily get scared, are going to visit creepy places
+ Nothing is fake (according to the directors and producers)
+ They exaggerate so much that sometimes, it’s funny…

– But most of the time, it’s boring (they scream so easily…)
– More historical informations about the places visited would have been great

kaidan shin mimibukuro kanto IMAGE 1

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
Cet article, publié dans Comédie, Documentaire, Fantastique, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Kaidan shin Mimibukuro Nagurikomi! – Jigoku-hen zenpen, Ichikawa Rikio, Aoki Katsunori (2013)

  1. kiseiju69 dit :

    Les japonais ont l’air vraiment fan des phénomènes inexpliqués ! Je suis pareil !! :p

    Sinon, petit HS mais j’ai pensé à ton blog en lisant cet article : http://www.gentlegeek.net/2013/08/gothic-lolita-battle-bear-la-nouvelle-folie-de-noboru-iguchi/ Un nouveau Noboru !! J’epsère voir une critique sur ton blog !!! :p

    • Oli dit :

      Merci pour le lien, je n’ai pas trop suivi l’actu de Iguchi. D’ailleurs pas sûr que ce film-ci soit visible d’abord au Japon, les productions de Iguchi sont souvent diffusées avant en Occident – c’était le cas de DEAD SUSHI par exemple, que j’ai toujours la flemme de louer, soit dit en passant !

  2. kiseiju69 dit :

    Carrèment !! Je pensais qu’ils sortaient justement en premier au Japon. C’est toujours bon de savoir qu’il s’agit de l’inverse !
    Pour Dead Shushi, je ne l’ai pas encore vu car il sort logiquement début janvier 2014 en France. Je te dirais ce que je pense sauf si, d’ici là, tu as pris un coup de motivation pour le voir !! :p

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s