Akuryô byôtô, Tsuruta Norio, Takezono Hajime, Naitô Eisuke (2013)


akuryo_byotoAKURYÔ BYÔTÔ
悪霊病棟
Année : 2013
Nombre d’épisodes : 10
Genre : ju-on the nurse
Production : Avex / MBS
Réalisation : Tsuruta Norio, Takezono Hajime, Naitô Eisuke
Avec : Kaho, Ôwada Kensuke, Suzuki Kazuma, Takada Riho, Lizzy, Moriwaki Eriko, Shimada Kyûsaku, Kawakami Julia, Kikui Aki, Shimazaki Ami, Noguchi Seiko, Inami Mao, Tanaka Mei, Sakurai Yuki, Kôda Akiko, Jôjû Mayumi, , Miwa Hitomi, Takahashi Chôei


Timide et un peu gauche, la jeune Luna a toutes les peines du monde à se faire à son travail d’infirmière dans sa nouvelle clinique. La réputation de l’établissement, qui traine des histoires bien étranges depuis des lustres, ne l’aide d’ailleurs pas à s’acclimater…surtout que des évènements inexplicables vont bientôt se multiplier, sans que l’infirmière en chef, incrédule, ne bouge le petit doigt. Luna a-t-elle quelque chose à voir avec les récentes manifestations surnaturelles ? Est-elle la source du mal ? Son catalyseur ?

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Si vous aimez les femmes en costume d’infirmière, plus la peine de vous casser une jambe dans l’espoir d’être hospitalisé plusieurs jours dans la clinique de vos rêves. Non. Si vous souhaitez rassasier vos envies de fétichisme couturier, lancez-vous dans le drama AKURYÔ BYÔTÔ. Au moins vous aurez l’assurance de tomber sur de jolies filles en blanc, et en particulier sur Kaho, ici dans un rôle de femme pure et naïve bien éloigné de sa prestation de bad girl à la petite culotte affriolante de MINNA! ESPER DAYO!

Diffusée de juillet à septembre 2013 au Japon, cette série horrifique porte l’empreinte du vétéran Tsuruta Norio, ici à la fois scénariste et réalisateur de quelques épisodes. Lorsque l’on a la chance de disposer d’un tel spécialiste du genre derrière la caméra, il y a un évident revers à la médaille télévisée : quand un épisode est signé par un autre individu, ça se ressent immédiatement – même si Naitô Eisuke n’est plus un débutant.

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Techniquement inégal (même si tout cela demeure fort correct pour un drama), AKURYÔ BYÔTÔ peine également à séduire sur la durée. La série semble même littéralement coupée en deux : les cinq premiers épisodes sont ainsi particulièrement passionnants, à la fois parce que les personnages sont bien écrits et leurs relations bien pensées  – pour un drama surnaturel, j’entends.  De plus, c’est également durant ces premiers épisodes que l’histoire intrigue intelligemment : on ignore ainsi quelle est la réelle source du mal (une malédiction ; un bâtiment désaffecté de la clinique ; voire peut-être même Luna dont l’arrivée dans l’établissement a coïncidé avec le début des hostilités ?). C’est aussi à ce moment-là que les réalisateurs distillent les meilleures scènes fantastiques, et entre les apparitions spectrales (presque du jumpscare), les photos étranges ou encore les cauchemars envahissants, on ne sait plus où donner de la tête.

Hélas, les choses se gâtent autour du cinquième ou sixième épisode, environ. AKURYÔ BYÔTÔ tourne alors un peu en rond, les explications s’éternisent et les nouvelles idées injectées çà et là pour maintenir la série à flot mettent au contraire la cohérence de l’ensemble à mal : les longues scènes caméra à l’épaule (POV), les attaques et les morsures façon « film de zombie », le duel final qui frise le grotesque…tout cela était-il vraiment nécessaire ?

Si on quitte AKURYÔ BYÔTÔ sur une désagréable impression, il serait néanmoins injuste de le laisser végéter négligemment sur son lit d’hôpital. Non, l’encéphalogramme de ce drama n’est définitivement pas plat de bout en bout. Il mérite clairement le détour, ne serait-ce que pour ses premiers épisodes plutôt bien troussés, qui plus est pour un spectacle télévisé.

Oli :         drapeau2 drapeau2
Yasuko : drapeau2

Trailer :

Si vous tapez le titre en kanji sur Dailymotion, vous devriez pouvoir visionner tous les épisodes (disponibles au moment où j’écris ces lignes) : le lien.

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Quick Review in English:

+ Good horror drama, good casting, interesting mystery in a weird hospital
+ Tsuruta Norio
+ The 5-6 first episodes are the best, with really good horror scenes (for a drama)

– The last episodes are boring most of the time…and even almost grotesque…
– Tsuruta Norio did not shoot all the episodes

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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