Bushido Man, Tsujimoto Takanori (2013)


Bushido Man_posterBUSHIDO MAN
ブシドーマン
Année : 2013
Genre : épique-curien
Production : Two Guns
Réalisation : Tsujimoto Takanori
Avec : Koga Mitsuki, Yamaguchi Yoshiyuki, Sonomura Kensuke, Mimoto Masanori, Tsujimoto Kazuki, Shimazu Kentarô, Mizuno Miki, Suzumura Masaki, Kawamoto Naohiro, Ema, Marc Walkow, Yuuki Yasutaka, Tanimoto Takashi, Nemoto Taijyu, Tsujimoto Takanori


Toramaru revient auprès de son maître après un pèlerinage martial qui a duré près d’un an. De Kobe à Osaka, en passant par Hokkaido, Kyoto ou encore Okinawa, Toramaru est allé dans le Japon tout entier afin de percer les secrets des plus grands combattants de l’archipel… en s’aidant parfois des messages cachés dans un art qui n’a rien de martial : l’art culinaire ! Duels de kung-fu, bōjutsu, au couteau, à l’épée, au pistolet voire même… des techniques plus surprenantes encore, puisque le voyage initiatique de Toramaru l’a mené jusqu’à Yokohama, ville ravagée et irrespirable, afin d’y faire face à une femme recherchée Dead or Alive : Milly.

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J’avais eu cette réflexion à la sortie de la salle de ciné, après avoir vu RED TEARS en 2011 : Tsujimoto Takanori n’est jamais meilleur que lorsqu’il est associé à l’action director Sonomura Kensuke (HARD REVENGE MILLY, BIOHAZARD: DEGENERATION, VANQUISH…). Ce n’était pas le cas sur le film en question, et comme par hasard celui-ci m’avait considérablement déçu. Avec BUSHIDO MAN, Tsujimoto Takanori s’associe donc une nouvelle fois avec Sonomura Kensuke et remet par conséquent les pendules à l’heurt : car son film frappe très fort à la porte des cinéphiles et fait mal, très mal !

Ce ne sont pas les clins d’œil à certains grands maîtres comme Kurosawa ou Sergio Leone qui surprennent le plus, dans BUSHIDO MAN, mais plutôt cette manière dont Tsujimoto Takanori extirpe toute la moelle de son film de ses scènes d’action avant de la puiser dans l’histoire – c’est d’ailleurs l’histoire qui découle des scènes martiales, et non le contraire. À ce titre, BUSHIDO MAN nous fait parfois penser (toutes proportions gardées) à la démarche du plus grand réalisateur de films martiaux de tous les temps, à savoir Liu Chia-liang, avec en ligne de mire LEGENDARY WEAPONS OF CHINA pour la succession d’armes en tous genres, ou encore et surtout le mythique HEROES OF THE EAST pour le côté comédie assumé jusqu’au bout. Tsujimoto Takanori prouve donc qu’il en a sous le coude en se révélant ici capable de tourner un film d’action dénué de réels ressorts dramatiques (à part peut-être vers la fin) et pourtant martialement passionnant.

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La scène d’intro donne d’ailleurs le ton : Toramaru y fait face à un adversaire pratiquant le kung-fu, incarné par Sonomura Kensuke himself.  Puissant, réaliste, filmé à vitesse réelle (oubliez les ralentis, très rares ici) et monté au cordeau, ce combat impressionne tout en faisant la part belle à ses personnages, dont la psychologie n’est pas sacrifiée sur l’autel de l’action pure et dure, bien au contraire : c’est au travers de ces passes d’armes martiales que le spectateur apprendra à connaitre chacun des protagonistes. Kung-fu, katana, couteau, bâton, nunchaku (décevant, vous comprendrez pourquoi), et même… pistolet, les combats de BUSHIDO MAN réservent bien des surprises et constituent presque, à chaque fois, un film dans le film puisqu’ils sont scénarisés en plus d’être bien évidemment chorégraphiés – et non ce n’est pas une lapalissade car pour avoir vu quelques trucs pas toujours très recommandables, je peux vous dire que certaines scènes d’action ne sont parfois pas du tout chorégraphiées, au Japon (Iguchi Noboru, tu le sens mon regard pesant sur tes grasses épaules ?).

Cerise(s) sur le gâteau : Tsujimoto Takanori fait un vrai cadeau à ses fans en réservant une courte apparition à la divine Mizuno Miki dans un rôle que vous connaissez bien… puisqu’il s’agit de Milly ! Oui, BUSHIDO MAN pourrait presque être considéré comme un spin-off de HARD REVENGE MILLY : quel pied – dans la tête ! Ajoutez à cela un Koga Mitsuki au top de sa forme (acteur dont on a déjà dit beaucoup de bien sur ce blog), quelques idées et trouvailles peut-être jamais vues auparavant (je ne dis rien pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte) et donc ce parti pris de la comédie gustative comme nerf principal d’un film d’action : ce n’est pas si fréquent, et le mieux c’est que ça fonctionne la plupart du temps – certaines blagues vaseuses voire grotesques risquent quand même de ne pas plaire à tout le monde.

Drôle, voire léger, mais martialement profond, chorégraphié de manière nerveuse et réaliste pour mieux ponctuellement déraper dans la fantaisie, le film de Tsujimoto Takanori constitue, à mes yeux, le film martial moderne total.

Oli :         drapeau2 drapeau2 drapeau2 0japondrapeau1
Yasuko : drapeau2 drapeau2 drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Tsujimoto Takanori and Action Director Sonomura Kensuke: The Dream Team
+ Asbolutely magnificent fights: almost no slow motion, it tastes very realistic…
+ …with a little touch of brillant fantasy from time to time
+ Great Filmmaking, great Film Editing, great martial arts Choreographies
+ Some ideas that you may have never seen before – I won’t tell you what it is!
+ All the fights are really varied and well scripted: they are movies in the movie!
+ It reminded me of Liu Chia-Liang: the power of the movie comes from martial arts…
+ …not from the story: the martial arts are the heart of the movie
+ The story is coming from martial arts, not the contrary
+ Mizuno Miki will make a fabulous appearance as Milly!
+ Tsujimoto does not need a dramatic story to excite the spectators. Because…
+ …the martial arts are everything
+ Tsujimoto chose to shoot a comedy, a martial arts comedy (HEROES OF THE EAST?)

– The sense of humor (and one or two grotesque scenes) may not appeal to everyone

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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