Dorei-ku: boku to 23-nin no dorei, Satô Sakichi (2014)


Me_and_23_Slaves tokyo slavesDOREI-KU: BOKU TO 23-NIN NO DOREI, aka Me & 23 Slaves, aka Tokyo Slaves
奴隷区 僕と23人の奴隷
Année : 2014
Genre : une dent contre l’esclavage
Production : T-Joy / Excellent Film
Réalisation : Satô Sakichi
Avec : Akimoto Sayaka, Hongô Kanata, Saitô Yôsuke, Osawa Hikaru, Yamada Yûki, Kubota Yûki, Anzu Sayuri, Orii Ayumi, Te-gang Lee, Maari, Torii Miyuki, Kuroishi Takahiro, Saitô Yû, Makio Yûsuke, Iwasaki Udai, Amano Maiko, Kawasaki Yûki, Kuroyanagi Ryôhei, MASAMI, Itagaki Rihito, Kokomi Hibiki, Ogata Kanta


SCM : un jeu social grandeur nature très…énigmatique. Il n’y en aurait qu’une poignée sur le marché et ils s’arracheraient désormais à prix d’or sur Internet. Pour jouer à SCM rien de plus simple : mettre la machine du jeu en forme de dentier dans la bouche – celle-ci se connecte alors directement à votre cerveau. Trouvez à présent les autres joueurs (via une appli pour smartphone) et lancez-leur un défi. Le perdant risque gros : il se transformera purement et simplement en esclave docile, répondant au doigt et à l’œil à son nouveau maître.

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J’aime bien le réalisateur Satô Sakichi. Il ne s’agit pas d’un grand technicien, il ne dispose pas de gros budgets pour mettre ses idées folles en images, mais ses films sont souvent sympas et portent sur des sujets très singuliers. Souvenez-vous : les zombies qui combattent dans des arènes en 2005, c’était déjà lui. Et le détective qui résout ses enquêtes en parlant avec les insectes, en 2010, c’était encore lui ! Satô Sakichi nous revient donc une nouvelle fois avec un scénario bizarre tiré d’un manga. Le hic, c’est qu’en l’occurrence l’intrigue de DOREI-KU: BOKU TO 23-NIN NO DOREI (dorei-ku, aka l’arrondissement des esclaves !) renvoie à des films déjà vus et revus : un groupe de personnes en concurrence et qui s’agressent, avec en toile de fond un grand méchant dont on ne connait pas le visage mais dont on devine les intentions.

Un simple survival game de plus ? Oui et non. Oui car sur le fond, il s’agira pour chacun des protagonistes d’être plus malin que son voisin. Anticiper le prochain mouvement de ses concurrents, leur tendre des pièges (à la manière du premier « jeu » dans le Host Club, très bien vu), bref : rivaliser de perfidie avec mensonges et petit twist à la clé, à la manière de tous les autres films du même genre. Heureusement, le long métrage de Satô Sakichi détourne légèrement les codes du survival game, car ici il ne s’agira pas de tuer les autres participants – mais de les réduire en esclavage ! Chacun des joueurs porte en effet un dentier très particulier, qui se connecte directement au cerveau. Grâce à une application pour smartphone, il est possible de visualiser les autres protagonistes sur une carte. Quand deux joueurs se rencontrent, ils peuvent se lancer un défi – peu importe lequel : une partie de pierre-papier-ciseaux, un jeu de go, essayer de retenir sa respiration le plus longtemps possible, survivre au visionnage de trois films de Iguchi Noboru à la suite, etc. Le perdant devra alors se soumettre au vainqueur et ce dernier pourra dès lors contrôler tous les faits et gestes de sa victime – son esclave, devrais-je dire, grâce à la petite machine en forme de dentier décrite un peu plus haut.

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L’idée qui consiste à pouvoir soumettre à sa volonté les autres participants est très sympathique et permet au film de Satô Sakichi de distiller plusieurs scènes et rebondissements originaux. Est-ce suffisant ? A mon sens, non. Car DOREI-KU respire le cheap à plein nez (c’est comme sniffer de la mauvaise colle, vous finirez par avoir mal à la tête) et les bonnes idées sont distribuées à dose homéopathique. C’est de la toute petite série B, comme on dit, diffusée dans quelques salles de ciné mais qui relève davantage, selon moi, du DTV un brin bâclé que l’on doit sortir de sa boîte uniquement en cas de soirée très pluvieuse – voire peut-être seulement en cas de typhon, tremblement de terre ou tsunami, selon votre ordre de priorité.

Le spectateur déviant, pas trop regardant sur la qualité, pourrait malgré tout passer un bon moment puisque malgré tous ses défauts, DOREI-KU reste un survival game relativement original par rapport à la concurrence. Son casting est également singulier, avec le bad guy de GANTZ, le vétéran Saitô Yôsuke, une Torii Miyuki encore une fois complètement dingue et la seule idole du groupe AKB48 qui ressemble à une vraie femme – et non pas à un ersatz de lolita pour pervers qui ne s’assume pas. Oui au contraire, nous sur échec et (ciné)mat, on s’assume !

Oli :         drapeau2
Yasuko : drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ An original idea for a survival game (your opponent can become your slave)
+ The only AKB48 idol who really looks like a woman?
+ The veteran Saitô Yôsuke with ridiculous wig!

– So cheap…
– Technically speaking, Satô Sakichi is not a very good director
– Ok, there are a few original ideas but once again, it’s a survival game…
– …and there are so many survival games movies in Japan…

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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