58days, Koshizaka Yasushi (2014)


58DAYS58DAYS, aka 58 days
Année : 2014
Genre : copier-couler
Production : New Select / Albatros
Réalisation : Koshizaka Yasushi
Avec : Itsuki Karin, Ayana Rei, Kôda Riri, Tsuda Atsushi, Masaki Sawa, Fukawa Manami


Simple employé de bureau en apparence, peu aimé de ses collègues et tout juste toléré par une chef qui commence à avoir du mal à supporter ses absences, un violeur fou, obnubilé par l’idée de faire des enfants aux femmes qu’il sélectionne sans jamais leur demander leur avis, va de nouveau frapper. Après Yuri et Miyuki, dont la disparition tragique n’a pas échappé à une police qui tarde pourtant à réagir, le psychopathe va kidnapper trois nouvelles jeunes femmes pour les séquestrer. Et les violer régulièrement.

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Pas très doué, peu inspiré, le réalisateur Koshizaka Yasushi n’en finit pas de déjouer et de décevoir après des débuts prometteurs en 2010. Cracra, éro, bof-bof, son cinéma peine vraiment à décoller. Pourquoi est-ce que je continue ? Je ne sais pas…sans doute que, quelque part, j’ai envie de voir jusqu’où le bonhomme va aller, et que je n’ose pas (plus) m’arrêter après avoir accompli autant de chemin – syndrome THE WALKING DEAD quand tu nous tiens…

Après avoir patiemment attendu que 58DAYS, le dernier film du réalisateur dérangé en question, ne soit plus considéré comme une nouveauté (pas envie de payer une loc’ plein pot pour ça), je me suis rendu d’un pas plein d’allant dans mon vidéoclub préféré. Et là, stupeur (et pas tremblements, je n’aime pas Amélie Nothomb) : 48DAYS, le premier épisode, a visiblement disparu des étagères et 58DAYS semble l’avoir accompagné dans cette dématérialisation spontanée. Intrigué, je demande à l’un des employés si le film est bel et bien disponible. Il scrute son ordinateur, me regarde d’un air absent, file vers un rayon et revient les bras brinquebalants. Il réfléchit deux secondes puis se décide enfin à prendre la direction d’une salle discrètement mise à l’écart, antre obscure de la luxure et du stupre pour vieux défraichis qui ne savent pas comment télécharger un AV sur Internet. Oui, je veux bien évidemment parler du coin porno ! Souriant mais un peu gêné, l’employé ressort rapidement de la salle pas vraiment secrète et me tend, finalement, le DVD de 58DAYS. La honte ! J’essaie de me justifier, lui précisant qu’il ne s’agit aucunement d’un film pornographique mais juste d’un petit délire éro – il semble comprendre (sa première réaction avait d’ailleurs été de rechercher le film dans un rayon plus conventionnel), mais le mal est fait. Je vais me trainer une de ces réputations maintenant, moi…

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Le film à présent… Il est affligeant. Non content de se complaire dans un érotisme crade de bas-étage (aucun aspect artistique ou technique là-dedans, c’est du brut de décoffrage), Koshizaka Yasushi pousse le bouchon du mauvais goût jusqu’à refaire quasiment le même film que le précédent (48DAYS). On a donc droit au même psychopathe à lunettes, à de nouvelles jeunes femmes prises en otages, aux mêmes séances d’humiliation (voire de dressage, même si c’est triste à dire), aux mêmes crises de jalousie entre les kidnappées, au même syndrome de Stockholm qui finit par se dessiner et à la même situation critique, à savoir la maladie, qui va encore frapper l’une des protagonistes de cette horrible histoire. Honnêtement, je m’attendais à quelques nouveautés. Pourquoi ne pas avoir enfin développé la relation entre le salaryman dérangé et sa chef de bureau ? Ca aurait pu être sympa que celle-ci commence à soupçonner son drôle d’employé ! Pourquoi ne pas avoir saupoudré l’intrigue d’un semblant d’enquête avec une intervention de la police, afin d’ajouter un brin de suspense à tout ça ? Pourquoi avoir fait l’impasse sur toute tentative d’évasion des demoiselles écorchées ? Pourquoi finir le film exactement de la même manière que le précédent ? Pourquoi le réalisateur Koshizaka Yasushi prend-il un malin plaisir à cracher ainsi au visage des gens ?

Oli : drapeau_blanc

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Well, hum… Itsuki Karin is pretty, ok…
+ The set looks really diry – it’s what the director had in mind, I guess
+ After the surprising ending of 48DAYS, spectators wanted to see the bad guy punished…

– …and they will be disappointed. Nothing happens in 58DAYS…
– …yes, it’s almost the same movie but with different girls
– The same ideas, the same scenario, the same situations…
– No suspense, no interaction between the crazy guy and his boss (or the police)
– Nothing, it’s the same story…
– The eroticism is not interesting – once upon a time, pinku was a real film genre in Japan

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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