Shokei Yûgi, Murakawa Tôru (1979)


SHOKEI YUGI JAPAN POSTERSHOKEI YÛGI, aka The execution game
処刑遊戯
Année : 1979
Genre : femme homme fatal
Production : Toei
Réalisation : Murakawa Tôru
Avec : Matsuda Yûsaku, Morishita Aiko, Lily, Aoki Yoshirô, Katagiri Ryûji, Kusanagi Kôjirô, Satô Kei, Shimizu Hiroshi, Yamanishi Michiro


Narumi Shôhei, tueur à gages réputé, se réveille dans un sombre hangar. Battu ? Torturé ? Il va rapidement mettre la main sur une arme et se frayer un passage dans les couloirs de ce dédale en éliminant ses adversaires un à un…avant de tomber dans un piège. On lui proposera alors un contrat…qu’il acceptera. Mais pouvait-il seulement refuser ? Ses nouveaux employeurs ne le savent pas encore, mais Narumi Shôhei a la rancune tenace…

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Après MOTTOMO KIKEN NA YÛGI et SATSUJIN YÛGI, SHOKEI YÛGI est le troisième et dernier film de la série dédiée au tueur professionnel Narumi Shôhei.  Je pourrais alors me fendre d’un laïus convenu et lénifiant, qui débuterait par un déjà-vu déjà-avalé déjà dégurgité « toutes les bonnes choses ont une fin »… Mais non. Je vais plutôt me laisser aller à balancer un guttural « Goddammit putain mais c’est pas possible, c’est déjà fini aaaaargh !?! ».

C’est que je suis encore sous le coup de l’émotion, moi. Car après deux films durs mais drôles, politiquement incorrects mais non dénués de bons sentiments, le réalisateur Murakawa Tôru apporte ici une touche finale à sa trilogie aussi noire que les lunettes de Narumi Shôhei, et aussi rose que les filles dévêtues que ce dernier peut aimer et frapper avec la même passion. Mais, chers amis cinéphiles et phages (la même chose, à mon sens), ne paniquez pas ! Mastuda Yûsaku et Murakawa Tôru tourneront à nouveau ensemble et aborderont des thèmes très proches de ceux déjà vus et déjà aimés dans la trilogie moite et sanguine « Narumi Shôhei ». Ce n’est donc qu’un au revoir…et un mal pour un bien ? Après trois films, peut-être qu’il était effectivement temps de tourner la page.

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Ainsi, sans être l’épisode de trop, SHOKEI YÛGI est définitivement le récit qui passionne le moins des trois. Le ton cherche également à être plus mature, oubliant par la même occasion le côté tragicomique de certaines situations des films précédents. La légèreté était loin d’être accessoire dans la panoplie de gangster de Narumi Shôhei…

Heureusement, la magie froide du tandem Matsuda/Murakawa opère à nouveau – à cœur ouvert les méchants qui s’approcheraient trop près de Narumi Shôhei ! SHOKEI YÛGI n’est ainsi pas avare en scène presque surréalistes (l’ouverture sombre, mystérieuse et furieuse…), violentes, techniques (encore du plan-séquence – c’est d’ailleurs un peu l’overdose ça manque un peu de naturel), attachées au moindre détail (les préparatifs des meurtres, le soin chirurgical que prend Narumi pour fabriquer ses munitions) ou encore complètement accessoires. C’est d’ailleurs durant ces moments qui ne servent apparemment à rien, que les films dédiés à Narumi Shôhei tissent leur légende : ils respirent, envoutent. Font basculer de l’autre côté de l’écran. Comment, par exemple, ne pas se prendre d’intérêt pour Narumi et sa montre, qu’il remet à une jeune horlogère afin que celle-ci la répare ? Une scène inutile de prime abord, mais qui parle beaucoup – de par ses non-dits, ses silences. Ses regards. Et en parlant de montre, je viens de jeter un œil à la mienne. Car il est plus que temps. Oui, il est l’heure de se dire adieu.

Oli : drapeau2 drapeau2 drapeau2

Clip :

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Quick Review in English:

+ The legendary Narumi Shôhei is back…for the last time
+ Dark, sexy, sometimes a little mysterious and even surrealist
+ Matsuda Yûsaku is so great!
+ Great opening climax
+ Narumi creating is ammunitions, going to a watchmaker…
+ …it seems useless for the story, but that kind of details is important

– Not the best movie of the trilogy – the less interesting, maybe?
– Almost never funny, Narumi was cooler before
– Long shots without any cut, nice but sometimes it lacks natural

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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