Seventh Code, Kurosawa Kiyoshi (2013)


Seventh_CodeSEVENTH CODE
セブンス・コード
Année : 2013
Genre : И да, вы перевели текст, но это ничего не значит, ах ах ах!
Production : AKS
Réalisation : Kurosawa Kiyoshi
Avec : Maeda Atsuko, Suzuki Ryôhei, Yamamoto Hiroshi, Aissy


Accompagnée d’autres personnes, Akiko a diné avec un homme d’affaires japonais au Japon, la veille du départ de ce dernier pour la Russie. Subjuguée (?) par cet individu mystérieux, Akiko remontera se trace et le retrouvera à Vladivostok. L’intéressé ne se souviendra pourtant pas du nom de la jeune femme – ni même de son visage. Il l’éconduira. Mais la têtue Akiko ne lâchera pas prise, bien au contraire. Elle fera même plusieurs étranges découvertes : l’homme qu’elle a suivi serait en effet lié à la mafia russe…

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SEVENTH CODE est un moyen métrage d’une heure réalisé pour mettre en images une chanson de Maeda Atsuko, ancien idole (et pas chanteuse, j’y tiens) du groupe AKB48, qui a quitté le cocon familial pour voler de ses propres ailes. C’est que la petite avait envie de faire carrière dans le cinéma voyez-vous. On se fiche bien de son talent, ce qui compte c’est son nom et son minois. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que les amateurs des AKB48 (ou des groupes Johnny’s) au Japon ne sont pas des fans. Mais des fanatiques. Oui, oui, ça fait peur.

SEVENTH CODE a pour lui une ambiance intéressante, qui tire beaucoup de sa délocalisation en Russie – ça change. Kurosawa Kiyoshi semble aimer perdre sa caméra dans des ruelles pâles ou des patelins quelconques. L’atmosphère est pesante, presque surréaliste, et le sentiment d’isolement presque constant (raaaaah ces joliment tristounets restaurants déserts). Non, vous ne verrez pas le côté chic de Vladivostok, dans SEVENTH CODE. Et c’est tant mieux. Le mystère de départ intrigue également. Akiko débarque à Vladivostok. À la manière d’une stalker, elle a retrouvé la piste d’un homme d’affaires japonais avec lequel elle avait diné au Japon, avec d’autres personnes. Éprise, subjuguée, elle le pista jusqu’en Russie pour le rejoindre – à la grande surprise de ce dernier, qui ne se rappelle même pas de son visage. Il va alors l’éconduire, plutôt poliment – moi si Maeda Atsuko me fait un coup pareil, j’appelle les flics et je la fait interner sur le champ.

Comme la petite a de la suite dans les idées, elle ne lâchera bien évidemment pas l’affaire. Aidée par un restaurateur japonais (qui, comme par hasard, aura des informations top secrètes sur les activités pas catholiques du bonhomme), elle va finalement remonter la piste de son ex-futur ex fantasmé. Yep, l’histoire n’a ni queue ni tête. Que fait une écervelée pareille seule à Vladivostok ? Comment sait-elle parler russe ? Pourquoi s’entête-t-elle à suivre un homme qu’elle n’a rencontré qu’une fois ? Pour quelle obscure raison cet individu traine-t-il avec la mafia russe ? Pourquoi un homme d’expérience comme lui ne se méfie-t-il pas d’Akiko ?

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Des questions pas forcément inintéressantes, certaines trouveront même une réponse à la fin, mais elles sont mal amenées. Ce n’est pas crédible. Et on a beau se douter que quelque chose ne tourne pas rond, le final ne rattrape rien du tout tant il est inconsistant, mal fichu et juste impossible à croire. Surtout, Maeda Atsuko est absolument affligeante et insupportable tant elle se prend au sérieux. Le final n’en est que plus ridicule. SEVENTH CODE est bel et bien un triste moyen métrage dans lequel Kurosawa s’est fourvoyé pour d’obscures raisons – espérons que ce soit pour l’argent, ce serait pardonnable. Si c’est pour passion à l’égard d’Atsuko… je pars m’étouffer avec des marshmallows.

Le plus dingue, dans cette histoire, c’est que le film a été distribué en salles en janvier 2014, au Japon. Oui, les producteurs sont prêts à tout pour faire les poches des fans transis d’amour pour l’ex idole d’AKB48 – chanteuse, danseuse, actrice, produit commercial, potiche de télévision, fil à couper le beurre, bref : couteau suisse. Voilà donc où mène la célébrité pour les réalisateurs de cinéma japonais : ils doivent tourner avec des figures bankable issus du monde des idoles et/ou de la télévision. Après Ayase Haruka, Kurosawa couche donc Maeda Atsuko sur sa divine pellicule numérique. Et le pire dans tout ça ? On croit que le film se termine sur une bonne idée – jolie explosion en pointillés… mais non. La miss revient et pousse la chansonnette. Bon, ils sont où les marshmallows ?

Oli :         drapeau_blanc
Yasuko : drapeau_blanc

Le clip (attention, c’est de la soupe) illustré avec des images du film :

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Quick Review in English:

+ Kurosawa Kiyoshi can do something with such cold and strange sets, in Vladivostok
+ Empty restaurants, dark streets, low sky… almost surrealist: Kurosawa’s touch
+ Not a bad mystery, at first (woman stalker, strange guy working with the mafia…)

– It’s a 60min movie done to promote Maeda Atsuko’s single: Seventh Code
– This song, this singer (well, I should say « idol »)… That’s just awful
– Maeda Atsuko left AKB48 to become a real actress: well she’s off the mark
– Maeda Atsuko is a disaster in this movie, especially near the end: she’s never credible
– The story has some good ideas, but most of the time it’s not credible, pure nonsense
– The ending could have been good… But Atsuko will be back to sing! Yes! It’s horrible!
– I hope Kurosawa did it for the money, at least I could understand…

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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