DEATH: Ryûketsu jigoku, Ikeda Toshiharu (2004)


death riki takeuchiDEATH: RYÛKETSU JIGOKU
DEATH 流血地獄
Année : 2004
Genre : budget Riki-ki
Production : Toei Video
Réalisation : Ikeda Toshiharu
Avec : Takeuchi Riki, Endô Kenichi, Yamaguchi Yoshiyuki, Masuko Kazuhiro, Masuko Tomoyuki, ERIKU, Ōkubo Takamitsu, Nakamaru Shion, Nakahara Shōko, Yamada Takako, Matsuda Masaru


Guy est de retour au Japon après un exil de vingt ans en Colombie. Entre temps, il est parvenu à bâtir son petit cartel à lui, et souhaite désormais écouler sa cocaïne dans son propre pays. Sur place, il retrouve un ancien compère, qui est maintenant un chef yakuza respecté… et auquel Guy a joué un vilain tour avant de partir en Amérique du Sud. Mais les vrais problèmes de Guy, ce sont les mafieux chinois. Impitoyables et violents, ils vont livrer une guerre féroce au dealer japonais.

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Un œil éclairé n’aura aucune difficulté à mesurer l’ampleur des dégâts, durant le visionnage de DEATH. Du V-Cinema bâclé de bout en bout : mal interprété, globalement mal réalisé, doté d’une photo indigne et d’un cadrage bancal (la caméra tremble parfois, on l’aperçoit même à une ou deux reprises dans le champ). Faut-il s’en indigner ? Descendre son réalisateur en flamme ? Non, cent fois non. DEATH est l’illustration vivante du mal-être de Ikeda Toshiharu au sein de l’industrie du cinéma. Un réalisateur maudit, qui malgré quelques flamboyantes réussites dans les années 80 a eu bien des difficultés à se faire une place au soleil des cinéphiles. Certains l’ont dit dépressif, d’autres complètement fauché. On ne connaitra jamais la vérité, puisque l’intéressé disparut dans d’étranges circonstances (un suicide ?).

DEATH est donc bel et bien l’illustration d’un mal-être. Un réalisateur pas à sa place. Dépassé par certains évènements ? Alors oui, DEATH est sans nul doute un pur produit de commande. Alimentaire. Car il faut bien manger, n’est-ce pas ? Et les conditions de tournage, le budget, tout cela ne doit pas simplifier la vie des techniciens présents sur ce genre de plateaux(-repas). Alors Ikeda aurait peut-être pu mieux faire. Mais en avait-il l’envie ? L’énergie ? On peut se poser la question, puisque peu de temps après les affreux DEATH 1&2 (oui, oui, il y a une suite), Ikeda réalisera quelques films plutôt corrects (HASAMI OTOKO, pour ne pas le citer).

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Si un sentiment proche de la tristesse s’est emparé de moi lorsque j’ai découvert toutes les faiblesses de DEATH, je dois aussi vous avouer que ça m’a amusé par moment. Riki est mauvais mais il fait du Riki – on l’aime ou le déteste pour ça. Son côté cool à l’extrême, son détachement lorsqu’il tue (même des femmes innocentes) confèrent à son personnage surpuissant et inarrêtable une espèce d’aura grotesque et déglinguée. Qui ne laisse donc pas totalement indifférent.

L’histoire, pour sa part et si on ferme les yeux sur des raccourcis/facilités scénaristiques indignes, en vaut une autre. Des dealers, une ancienne amitié foulée des deux pieds, des méchants issus de triades chinoises, quelques tortures, des règlements de comptes, des morceaux de bravoure, Riki qui parle espagnol, la musique de carnaval parce que l’intéressé revient de Colombie (moi ça m’évoque davantage le Brésil, mais passons), un acteur excellent qui surnage au sein de ce marasme (Endô Kenichi)… oui, tout cela se tient pour du V-Cinema très cheap. Et puis il y a cet instant improbable et presque magique. Une scène sortie de nulle part. Bancale car frisant le ridicule… mais surprenante. Touchante. Lorsque Riki rend visite à une ancienne amante, clouée sur un lit d’hôpital et condamnée…

DEATH est par conséquent un tout petit film à voir par curiosité. Avec un cerveau branché sur courant alternatif, vous pourriez même, éventuellement, vous amuser et avoir envie de découvrir la suite : DEATH 2 !

Oli : drapeau2

La scène d’intro :

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Quick Review in English:

+ If you’re a big fan of Riki…
+ Not a good movie, even for V-Cinema, but interesting to know more about Ikeda
+ People said he was broke, depressed…
+ … Anyway, I guess he just had to eat, and he accepted to do DEATH 1&2
+ A strange scene, almost moving, in the hospital. Ikeda’s touch
+ Endô Kenichi and Yamaguchi Yoshiyuki are rather good actors
+ It’s funny to see this strong man, the unstoppable Riki!
+ He kills with a smile, he kills in a breath: men, women, anything, anyone!
+ Matsuda Masaru’s cameo

– Technically speaking, it’s far away from being a good movie
– I guess Ikeda did not make a lot of efforts – and the budget had to be very low
– If you’re not a big fan of cheap Yakuza’s V-Cinema, you won’t be able to watch this
– You can see the video camera, sometimes…

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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