Real Horror, Terauchi Kôtarô (2015)


REAL HORROR SUZUKI KOJI TVREAL HORROR, aka Suzuki Kôji: Real Horror
リアルホラー
Année : 2015
Genre : la télé, quelle horreur !
Production : Fuji Television Network
Réalisation : Terauchi Kôtarô
Avec : Takeda Shinji, Ashina Sei, Nakamura Shidô, Satô Eriko, Yamamoto Yûsuke, Yashima Norito Chôsokabe Yôko, Sakura, Yoshi, Kondô Naoki, Fujisawa Daisuke, Nakamura Ruria, Itô Takeo, Kamino Airi, Suzuki Masahiro, Ikenami Genpachi


Une femme enceinte, qui passe son temps à la maison, commence à espionner un étrange voisin. Ce dernier semble en effet violenter sa femme… mais lorsque la police interviendra, elle ne trouvera qu’une grande poupée dans le logement de ce célibataire endurci.

Un chauffeur de taxi, habitué à prendre des fantômes comme passagers, va malgré tout tomber de haut lorsqu’il acceptera une nouvelle jeune femme fraichement décédée. Celle-ci, contrairement aux autres revenants, est effectivement un véritable moulin à paroles !

Deux amis d’université se retrouvent après bien des années. Ils n’en ont jamais parlé, mais ils partagent un très lourd secret, au sujet de l’un de leurs anciens camarades… qui se serait suicidé.

Un escroc va charmer une riche héritière afin de lui soutirer de l’argent. Il ne pouvait pas prévoir que derrière l’allure gauche et stupide de la jeune femme, se cachaient également de terribles secrets.

Une belle hôtesse, charmée par un client (ou par son portefeuille ?) accepte d’accompagner ce dernier sur son voilier. Mais en pleine mer, quelque chose sous le bateau immobilisera ce dernier.

Un jeune homme qui vit seul avec sa mère aimante va commencer à voir une petite fille. S’agit-il d’un rêve ? D’un spectre ? De la résurgence d’un passé oublié ? Le garçon va alors remonter le fil de son enfance, qu’il a en partie oubliée.

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REAL HORROR est plutôt alléchant sur le papier, puisqu’il s’agit d’une petite anthologie regroupant divers écrits de l’un des maîtres de l’horreur japonaise : Suzuki Kôji, le père de Sadako – une fille au teint pâle qui a mal tourné, à en juger par ses derniers tristes exploits cinématographiques. Mais Suzuki n’est pas responsable du naufrage de la franchise RINGU au ciné, des Sadako Hello Kitty! ou encore de ces pachinko immondes dans lesquels cette figure mythique de la J-horror se prostitue régulièrement. Pas responsable, vraiment ? Rien n’est moins sûr, mais là n’est pas la question.

Chacune des six histoires courtes (diffusées à la télé pour être ensuite regroupées sur deux DVD) propose un background fantastique. Souvent frontal (le taxi qui accepte parfois une cliente décédée), parfois délicatement suggéré (les poupées du premier segment) et plus rarement accessoire, c’est-à-dire presque crédible – la femme à la force surhumaine. Dans l’ensemble ces contes morbides sont donc plutôt variés. La première histoire est la plus intéressante car très dérangeante, on ne sait pas vraiment quel genre de surprises malsaines peut bien nous réserver l’intrigue – une femme au foyer, disposant donc de beaucoup de temps libre, espionne un voisin. Elle a l’impression qu’il violente une femme et pourtant… lorsqu’elle se rend dans la maison en question, elle n’y trouve aucune dame blessée… mais une poupée à taille humaine ! L’histoire à propos de la riche héritière aux muscles saillants réserve elle aussi son lot de surprenantes révélations (c’est presque drôle, d’ailleurs) quand le dernier chapitre, pour sa part, joue davantage la carte de la discrète émotion – un jeune homme part enquêter sur ses racines, guidé par le spectre d’une petite fille.

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Hélas, tout cela est outrageusement calibré pour la télévision. Rien de choquant, aucune prise de risque côté réalisation, c’est d’une platitude à faire mourir d’ennui un revenant, c’est dire ! Le réalisateur Terauchi Kôtarô (KUCHISAKE ONNA 2, SHAOLIN RÔJO, EXORCIST) n’a jamais été un véritable auteur mais ses films passés respiraient malgré tout l’honnêteté du faiseur décomplexé. Avec REAL HORROR, on sent qu’il s’applique plus que de raison, quitte à y perdre son âme. C’est formaté, aseptisé, mou… plat. Comme une émission de télévision, en fait. Le chapitre qui en souffre le plus est sans nul doute celui se déroulant sur un voilier. L’histoire est sympa, le décor original (la pleine mer, les lumières de la ville au loin qui disparaissent, le bateau bloqué)… oui le potentiel est énorme. Mais constamment rabaissé au rang de maigre spectacle télévisé qui base toute sa communication sur des noms ronflants (Suzuki Kôji, Ashina Sei, Nakamura Shidô, Satô Eriko, Takeda Shinji, le bellâtre Yamamoto Yûsuke, etc.).

Pas un naufrage, mais un beau gâchis.

Oli :         drapeau2
Yasuko : drapeau_blanc

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Quick Review in English:

+ Famous actors and actresses, some of them are good
+ Suzuki Kôji’s stories
+ One or two stories are interesting, very mysterious (the dolls, the strong woman)

– The director’s work is too sober, it’s formatted for the television, it’s boring
– Most of the stories have no impact at all

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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