Senritsu kaiki file – Chô kowasugi! File-02 Ankoku kidan! Hebi onna no kai, Shiraishi Kôji (2015)


KOWASUGI HEBI ONNASENRITSU KAIKI FILE – CHÔ KOWASUGI! FILE-02 ANKOKU KIDAN! HEBI ONNA NO KAI
戦慄怪奇ファイル 超コワすぎ!FILE-02 暗黒奇譚!蛇女の怪
Année : 2015
Genre : comme le serpent, la série se mord la queue
Production : Prime Wave / New Select
Réalisation : Shiraishi Kôji
Avec : Ôsako Shigeo, Kuboyama Chika, Shiraishi Kôji, Masaki Sawa, Kuwana Rie, Mizusawa Shingo


Un homme de 38 ans, vieux garçon, se promène et tombe par hasard sur une jeune femme isolée en pleine forêt, près d’une rivière. Après avoir fait connaissance, il va suivre cette dernière – qui prétend être une « yôkai ningen », c’est-à-dire une créature plus tout à fait humaine. Pas impressionné pour autant, l’homme va donc remonter la piste de l’intéressée jusqu’à sa maison… une bien étrange demeure, barricadée avec de nombreuses bouteilles en plastique suspendues. Sur place, il va rencontrer la mère de la jeune femme… qui va essayer de l’agresser. Convaincu qu’il tient là une histoire pouvant intéresser les producteurs de la série KOWASUGI, le promeneur égaré qui a tout enregistré envoie sa vidéo à Kudô san. Il souhaite sauver la fille… de sa mère ou de sa malédiction qui semble la transformer en serpent ?

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Malgré de nombreux efforts et une évidente bonne volonté, le réalisateur Shiraishi Kôji peine indiscutablement à se renouveler. Ce n’est pas avec cette deuxième « saison » des SENRITSU KAIKI FILE que le bonhomme va changer la donne. Non, définitivement non : la série fantastique de Shiraishi ne parvient pas à effectuer sa mue, quand bien même il s’agirait d’une histoire au sujet de la « femme serpent ».

Le souci principal de cette longue série, c’est que le schéma est quasiment toujours le même. Aussi, il est très difficile de s’avérer surpris ou encore (et surtout) d’être effrayé. Du coup, les SENRITSU KAIKI FILE constituent désormais bien plus des comédies d’aventures fantastiques décalées que des films d’horreur. On ne sursaute pas (ou si peu), l’ambiance n’est plus pesante (car on connait la chanson, que dis-je : la berceuse assassine) et on prend du plaisir là où il peut encore se trouver : dans les situations désespérées vécues par Kudô san et son assistante Ichikawa. Les coups de sang, les disputes, la violence d’un producteur susceptible de s’en prendre à n’importe qui (un homme, une jeune fille… un spectre !)… Personnellement j’aime beaucoup les deux personnages précités, et ça m’amuse vraiment de les voir régulièrement s’étriper pour la bonne cause. Mais après huit épisodes, ça commence à faire léger…

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Sans même parler de la lassitude qui commence à s’installer, on pourra regretter certains partis pris discutables dans cet HEBI ONNA. Tout d’abord le found footage qui ouvre le film dure plus de trente minutes. C’est vingt de trop. Ensuite, le choix de replonger dans une espèce de délire spatio-temporel ou je-ne-sais-quoi (téléportations, extra-terrestres ?) est particulièrement redondant quand on connait la première saison par cœur. Enfin, les nombreuses séquences nocturnes commencent vraiment à me taper sur le système. Deux bons points malgré tout : la réalisation est digeste (pas évident quand on trimballe constamment sa caméra sur l’épaule) et le casting est réussi – Masaki Sawa (ma chouchoute depuis ONNA NO KAPPA), Kuwana Rie et Mizusawa Shingo (BOTCHAN) viennent compléter de fort belle manière la fine équipe constituée des excellents Ôsako Shigeo et Kuboyama Chika.

Néanmoins, à tout prendre je préfère encore le petit film horrifique de Iguchi Noboru sur le même sujet. Avec ses effets spéciaux piteux et ses serpents en plastique, il ne se prenait pas au sérieux mais évitait de se disperser en digressions lénifiantes.

Oli :         drapeau2
Yasuko : drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Ôsako Shigeo and Kuboyama Chika are great, as always…
+ …but all the cast is good: Masaki Sawa, Kuwana Rie, Mizusawa Shingo (BOTCHAN)
+ It’s pretty well directed for a mockumentary – Shiraishi knows all the tricks
+ As always, when Kudô san turns crazy it’s really funny
+ Not a bad movie at all… but…

– It’s the 9th movie of the serie, and it’s almost always the same pattern
– Don’t expect to be scared or anything else: almost impossible to be surprised…
– …because we know all Shiraishi’s tricks too well
– Why did Shiraishi have to add strange stuff like teleportation or alien theory…
– I expected a simple and straight forward story about the Snake woman, that’s all…
– The opening found footage is too long (30min!)

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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