Last Knights, Kiriya Kazuaki (2015)


last knights japan posterLAST KNIGHTS, aka The Last Knights
Année : 2015
Genre : les chevaliers de la table qui tourne en rond
Pays : Grande-Bretagne / Corée du Sud / Rép. Tchèque
Production : Luka Productions / Czech Anglo Productions
Réalisation : Kiriya Kazuaki
Avec : Clive Owen, Morgan Freeman, Cliff Curtis, Aksel Hennie, Ihara Tsuyoshi, Ahn Sung-kee, Peyman Moaadi, Park Si-Yeon, Noah Silver, Shohreh Aghdashloo, Ayelet Zurer, Rose Caton, Giorgio Caputo, James Babson, Michael Lombardi


Sans maître et parfois sans travail à la suite du démantèlement sanglant de leur clan par un proche de l’Empereur, l’ancienne garde rapprochée du sage Bartok va malgré tout chercher à se venger. Mais à quel prix ?

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Au Japon, Kiriya est davantage connu pour être l’ex-mari de Utada Hikaru que pour sa carrière de réalisateur. Il est aussi un visage récurrent des émissions de variété – pour parler de tout, sauf de cinéma, domaine où il est plus ou moins devenu persona non grata dans son pays pour avoir pris de haut et s’être moqué du cinéma japonais. Aussi il n’est pas surprenant de le retrouver à l’étranger (mais encore loin d’Hollywood) pour la réalisation de son dernier film : LAST KNIGHTS.

LAST KNIGHTS est l’adaptation très personnelle de la « légende » japonaise classique des 47 rōnin, aussi connue sous le nom de 47 samouraïs, ou la « vendetta d’Akō ». Une histoire tragique, épique qui sied parfaitement au support cinématographique. Bien qu’un peu grotesque, la version avec  Keanu Reeves sobrement intitulée 47 RONIN s’était révélée extrêmement divertissante. La relecture faite par Kiriya échoue, elle, sur presque tous les plans.

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Tout d’abord, l’univers imaginé par Kiriya manque de crédibilité – je préfère encore l’ambiance fantasy de 47 RONIN. Un univers médiéval qui rappelle vaguement les guerres de clan japonaises, mais avec toutes les ethnies du monde représentées au mépris du bon sens. Un homme à la peau noire (Morgan Freeman) qui dirige un clan de Caucasiens (enfin… presque), sa femme d’origine orientale, un Empereur qui parle anglais avec un gros accent iranien, des Japonais qui ont toutes les peines du monde à discourir dans la langue de Shakespeare, des Sud-Coréens… Ça n’a tout simplement ni queue ni tête. Ajoutez à cela des combats terriblement mal filmés (c’était déjà le cas de GOEMON), une intrigue molle, mal emballée, vue et revue (à un joli rebondissement près), des personnages mal iconisés, un manque d’âme flagrant (que c’est froid), un univers visuel plus académique que CASSHERN et GOEMON, des détails ridicules (l’espion qui… espionne à deux mètres de sa cible) et vous obtenez un divertissement certes correct, distillant parfois des instants tellement bons qu’ils paraissent ne pas appartenir au même film (la décapitation soudaine), mais dont on était en droit d’attendre beaucoup plus.

Vite vu, vite oublié.

Oli :         drapeau2
Yasuko : drapeau2

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Quick Review in English:

+ Clive Owen is good
+ One good idea in the scenario
+ I’ve seen worst than this

– Such a good classical Japanese « legend », for such a cold movie…
– No soul at all, no emotions…
– Recently, 47 RONIN with Keanu Reeves was far better (same « legend »)
– Action scenes are awful
– Visually speaking, it’s less interesting than GOEMON and CASSHERN
– The international casting is not logical for than kind of movie: grotesque is the word
– The Iranian Emperor is ridiculous, the main bad guy is ridiculous…

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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