Sailor fuku to kikanjû, Sômai Shinji (1981)


sailor-suit-and-machine-gun-posterSAILOR FUKU TO KIKANJÛ, aka Sailor Suit and Machine Gun
セーラー服と機関銃
Année : 1981
Genre : Machine Gal
Production : Toei
Réalisation : Sômai Shinji
Avec : Yakushimaru Hiroko, Watase Tsunehiko, Mikuni Rentarô, Kazamatsuri Yuki, Kitamura Kazuo, Emoto Akira, Daimon Masaaki, Satô Makoto, Terada Minori, Fujiwara Kamatari, Hayashiya Shinpei, Mitsuishi Ken, Oka Tatsuya, Saitô Yôsuke, Sakai Toshiya, Yanagisawa Shingo


Izumi, simple lycéenne, ne connaissait pas vraiment son père de son vivant… Mais elle en apprendra davantage sur lui après son décès… Il semblerait que l’intéressé était en fait le leader d’un petit clan de yakuzas. Et ces derniers, désormais orphelins, vont demander à sa fille d’en prendre la tête pour perpétuer la tradition.

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Porté aux nues pour je ne sais quelles raisons, SAILOR SUIT AND MACHINE GUN jouit plutôt d’une bonne réputation. Disons même qu’il est un peu culte, au Japon. Sans être mauvais, loin de là, le film de Sômai Shinji n’est absolument pas la perle/baffe annoncée. Sur le papier, pourtant, le film envoie du lourd : une lycéenne qui a perdu son père, chef d’un petit groupe de yakuzas, va devoir accepter d’en prendre les rênes pour le meilleur et pour l’empire – du crime. Mieux : la jaquette et les bandes annonces du film distillent le même message qui fait la nique au politiquement correct, à savoir de la violence à la sauce pubère, de l’uniforme de lycéenne et une bonne grosse mitraillette qui crache du plomb en bandoulière ! Miam, y’a du bon ! Hélas, avant de croquer dedans à pleines dents, je préfère vous prévenir : entre les promesses d’origine et le résultat sur la bobine, préparez-vous pour un grand écart qui rime avec escarres… Parce que ça fait mal !

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Tout d’abord, SAILOR SUIT AND MACHINE GUN n’est pas vraiment subversif. C’est même plutôt gentil, surtout que dans les années 70 et 80 le cinéma japonais nous avait habitués à encaisser de gros électrochocs cinéphiliques ! L’histoire du film n’est pour ainsi dire jamais vraiment choquante, puisque cette adolescente rejoint avant tout le monde du crime pour… éviter que les quelques membres de son clan ne se lancent dans une dernière opération suicide. C’est qu’elle a bon cœur, notre belle enfant. Certaines scènes font même basculer l’intrigue dans le ridicule ou, pour être moins méchant, dans le théâtre de boulevard (la mort du caïd en chaise roulante, oulala…). Quant à la mitraillette qui donne son titre, sa jaquette et sa bande annonce au film, la demoiselle ne l’a sort qu’une seule fois, c’est plutôt mal filmé et ça ne dégage aucun impact. Oui, la montagne accouche d’une souris – mais sans être jolie, elle est croquignolette. Donc ça passe. La souris en question, parlons-en : le succès du film et sa survivance dans les cercles plus très fermés de la cinéphilie japonaise lui doivent sans doute beaucoup. À l’époque, Yakushimaru Hiroko avait le vent en poupe, et toute la communication du long métrage (spots, bandes annonces, posters, chansons dont celle du générique de fin) s’était faite sur son nom et sur celui du célèbre auteur du roman dont est tiré le scénario du film.

Fort heureusement, tout n’est pas si mauvais, dans SAILOR SUIT AND MACHINE GUN. Le film, qui critique jusqu’à l’absurde le monde des yakuzas, dégage un je-ne-sais-quoi d’attachant. Hiroko est pleine de peps, et nous avons droit à quelques jolis moments (le plan-séquence à motos, les yakuzas qui débarquent au lycée, des plans larges parfois osés…). L’ensemble se révèle néanmoins trop long et pas suffisamment méchant (presque gnangnan) pour convaincre sur la durée. Un dernier détail pour terminer : ne prenez pas mon avis pour argent comptant. Le film a ses fans, et il a même eu droit à un remake en 2016. Avec la même fugace mitraillette ?

Oli :         drapeau2
Yasuko : drapeau2

Clip monté sur la chanson du film :

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Quick Review in English:

+ Cult movie in Japan
+ Original yakuza story
+ Some good ideas and original scenes

– I’m not a big fan: you see the machine gun just once…
– And it’s not a good scene at all
– This movie is too kind, I expected much more of it
– It’s popular because of the machine gun on the posters…
– … and because of Hiroko who was so popular at that time
– She even sang the final song – honesty it’s not so good!
– From my point of view: this film is a little boring…

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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2 commentaires pour Sailor fuku to kikanjû, Sômai Shinji (1981)

  1. Feroner dit :

    C’est peut être le coté niais du film qui a plus après des année de film de gang de femme taré.

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