Garm Wars: The Last Druid, Oshii Mamoru (2014)


garm-warms-oshii-mamoru-japan-posterGARM WARS: THE LAST DRUID, aka Garm Wars
ガルム・ウォーズ
Année : 2014
Genre : Oshii avec trois garm dans le sang
Pays : Japon / Canada
Production : Production I.G.
Réalisation : Oshii Mamoru
Avec : Lance Henriksen, Kevin Durand, Mélanie St-Pierre, Summer H. Howell, Dawn Ford, Andrew Gillies, Jordan Van Dyck, Guido Cocomello, David-Alexandre Coiteux, Holly the Dog, Michael Daniel Murphy, Donny Quinn, Patrizio Sanzari, Nick Walker


Sur une planète lointaine, huit tribus composées essentiellement de clones sans passé ni futur, se faisaient la guerre… avant qu’il n’en reste plus que trois. Les Briga, maîtrisant l’armée de terre, les Columba qui règnent dans les airs et les Kumtak, aujourd’hui quasiment défaits et qui soutiennent bon an mal an les Briga. Suite à un drôle de concours de circonstances, dans lequel certains verront une obscure machination, une clone Columba se retrouve embarquée dans un voyage sans retour… avec à ses côtés un guerrier Briga, mais aussi et surtout un Kumtak accompagnant un Druide… une créature que l’on pensait éteinte et qui possèderait des réponses à bien des questions. Mais les clones ont-ils pour habitude de s’en poser ?

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Il y a toujours quelque chose d’un peu triste, lorsque l’on assiste à la chute d’un auteur que l’on apprécie tout particulièrement. Certes, les mauvaises langues diront qu’elles nous avaient prévenus, la carrière de Oshii Mamoru ayant connu des (très) hauts et des (très) bas. Récemment, il m’avait pourtant semblé que l’intéressé avait repris du poil de la bête : son vrai-faux documentaire sur une pièce de théâtre qu’il avait écrite, mais aussi l’excellent NOWHERE GIRL étaient presque parvenus à me faire oublier sa série live sur PATLABOR. Mais si je n’ai pas accroché à PATLABOR, que dire alors de ce GARM WARS, premier film en anglais tourné par le réalisateur japonais ? On n’est hélas pas loin du naufrage total et le susurrer, même du bout des lèvres, ça fait mal…

GARM WARS commence dans le flou artistique absolu (accrochez-vous, car il n’en sortira jamais) : on nous présente huit tribus aux noms impossibles, puis on nous dit qu’il n’en reste plus que trois : les Briga, les Columba et les Kumtak – les plus faibles, généralement associés aux Briga. C’est alors que les Columba mettent la main sur un représentant des Kumtak (Lance Henriksen) qui leur dit qu’il voyage avec un Druide – ces derniers auraient disparu il y a fort longtemps et détiendraient des pouvoirs capables de changer le futur de la guerre. Bref. Tout cela est affreusement mal introduit à l’écran, on a du mal à suivre alors qu’il y a paradoxalement très peu de personnages mis sur le devant de la scène – il faut dire aussi que lesdits personnages ne dégagent absolument rien. Mal écrits et mal développés, Khara la Columba et Skellig le Briga semblent être taillés dans les mêmes CGI que les décors (au demeurant fort réussis) : élégants, mais inexpressifs. Dès lors, les pérégrinations de ce petit groupe improbable (Khara, Skellig, le Kumtak, le Druide et un chien – Gula) résonnent d’un ennui profond. Le spectateur ne s’investit pas. Il est passif. Il est et restera spectateur jusqu’à la fin. Surtout, les mystères autour de la planète, de la guerre sans fin, des tribus et des clones qui les constituent ne passionnent guère : Oshii nous refait le coup des gens qui semblent programmés pour s’entretuer et d’un tout qui parait être contrôlé par un rien – un dieu, un ordinateur ? Les câbles nécessaires à la survie des protagonistes ou des géants (l’un des rares bons moments du film) semblent répondre comme un écho informatique à nos racines et cordons ombilicaux plus humains…

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La présence du Gula, un simple chien visiblement sacralisé, est plutôt amusante : Oshii détourne sa signature habituelle pour faire de son toutou un personnage à part entière. Raréfiée à l’extrême, la gente canine semble désormais encore plus sacrée que les vaches en Inde… Hormis ce détail réjouissant et les musiques de Kawai Kenji, il n’y a hélas rien d’autre à se mettre sous la dent, même les dogfights font pâle figure si on les compare à ceux de THE SKY CRAWLERS. Par conséquent, on a la désagréable impression de s’être fait avoir une heure trente durant – le film, son monde et ses personnages, manquent cruellement de consistance. À mon sens, GARM WARS aurait dû durer deux heures de plus au bas mot – ou une heure de moins, pour faire de ce long métrage un petit court rapidement expédié.

Alors certes, GARM WARS distille quelques plans époustouflants qui mériteraient d’être encadrés… Mais un film, ce n’est pas qu’une simple succession de fonds d’écran pour un PC.

Oli :         drapeau_blanc
Yasuko : drapeau_blanc

Trailer :

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Quick Review in English:

+ I like the CGI, there are not perfect, but they have charm, like previous Oshii’s films
+ Lance Henriksen
+ Kawai Kenji’s score
+ A few good moments (the giant men in the woods, for instance)

– Garm Wars looks like a compilation of gorgeous screensavers and wallpapers
– It’s empty, the characters are empty – ok they are clones but…
– So boring, and always the same kind of mysterious story – expect this time it’s bad
– The universe of the movie is poorly explained and introduced to the spectators
– Watch SKY CRAWLERS instead (infinite war, guys who look like clones, etc.)
– Dogfights were faaaaar better in SKY CRAWLERS

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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