Gomennasai, Asato Mari (2011)


GOMENNASAI, aka Gomen-nasai, aka Ring of Curse
ゴメンナサイ
Année : 2011
Genre : pas très buono
Production : ASCII Mediaworks / Ark / VAP
Réalisation : Asato Mari
Avec : Suzuki Airi, Natsuyaki Miyabi, Tsugunaga Momoko, Ishida Karen, Okai Chisato, Sagara Itsuki


Kurohane Hinako est une lycéenne introvertie, passionnée de littérature et qui passe son temps à écrire. Prise en grippe par une partie de sa classe, elle va se réfugier encore davantage dans ses crayonnés… Après avoir lu le dernier travail de Kurohane, l’une de ses odieuses camarades de classe va décéder…

Il y a peu de réalisatrices au Japon, et encore moins de premier plan. Tout le monde connaît maintenant la talentueuse Kawase Naomi bien évidemment, aux pieds de laquelle Cannes déploie presque chaque année le tapis rouge – ça en devient presque gênant, d’ailleurs. Asato Mari, par contre, on n’en parle pas nécessairement… Il faut dire que l’intéressée œuvre dans un domaine boudé par les grands festivals, à savoir le fantastique parfois teinté de discrète horreur : REAL ONIGOKKO, ZERO, KUROI SHÔJO… Rien d’infamant, mais rien d’inoubliable non plus. On ne va pas se leurrer : Asato Mari, malgré ses quelques grammes de finesse féminine bienvenus dans un monde de brutes masculines, n’est pas une artiste de très grand talent. Si elle surnage quand même dans le petit monde sclérosé de la J-horror, il lui manque encore ce « film référence » qui lui permettrait de basculer dans une autre dimension. Et pas la quatrième, car on risquerait de ne plus la revoir Mari !

Concernant GOMENNASAI, il y a un premier point noir – et il ne se situe pas sur le visage croquignolet des actrices principales, mais dans leur nom : elles font partie du groupe d’idoles Buono! En somme, il ne s’agit pas vraiment d’actrices, mais plutôt de couteaux-suisses produits à la chaîne au Japon, qui chantent, dansent, commentent des trucs sur les plateaux de télévision, jouent dans des films et des drama ou encore et bien sûr qui cachetonnent dans des publicités – dont celle-ci, aka la « plus mauvaise meilleure pub de tous les temps » ! Camemberrrrru ! Malgré tout, je dois reconnaître que le scénario surprend au début, à tel point qu’on finit par s’accommoder du piètre niveau de l’interprétation. Mieux : alors que l’on s’attend à une énième sombre histoire de harcèlement à l’école, Asato Mari fait le pari de ne pas trop s’attarder là-dessus pour ce concentrer sur le retour de flammes orchestrée par Kurohane Hinako, la jeune fille malmenée par une poignée de lycéennes à la fois jalouses de ses talents d’écrivaine, et dérangées par son mutisme presque cadavérique – au point de la comparer parfois à Sadako !

Si l’actrice (hum) Natsuyaki Miyabi et accessoirement Asato Mari avec sa caméra lorgnent d’ailleurs un peu trop du côté de Sadako (jusqu’à cet œil qui émerge seul d’entre les mèches d’une longue chevelure noire), le mystère entourant les écritures de la jeune fille tiennent en haleine durant une bonne partie du film. Qu’écrit-elle ainsi sans prendre le temps de souffler voire même de relever le crayon du papier ? Ses nouvelles ont-elles réellement un pouvoir, peuvent-elles tuer ? Ou ne sont-elles qu’un leurre, tandis que le mal serait ailleurs ? Si le soufflé retombe hélas assez vite, le film demeure malgré tout relativement correct pour le genre – n’oublions pas qu’il part de loin, il s’agit quand même de l’adaptation d’une nouvelle pour adolescentes originellement diffusée sur téléphones portables ! Du coup, on a presque envie d’être indulgent et de pardonner les errances de toutes les actrices (mais pas touche à ma chouchoute, Sagara Itsuki qui faisait là des débuts remarqués au cinéma), les mises à mort peu choquantes et le long flashback mal placé vers la fin du récit.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ The main mystery is not so bad – can a book kill if you read it?
+ Asato Mari doesn’t focus on the bullying, it’s a good thing
+ I’ve seen worst than this

– No real actresses, just idols who cannot really act (Buono! idols group)
– It gets less and less interesting as the movie goes on
– The flashback, near the end, was it really necessary?
– Not scary, it’s just the adaptation of a mobile novel for young girls

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour Gomennasai, Asato Mari (2011)

  1. Rick dit :

    Ah je l’ai depuis quelques temps celui-là, un des rares films du genre qu’il me reste à voir, et je n’arrive pas à me motiver. J’aurais du faire attention que c’était Asato Mari qui réalisait, en général c’est visuellement du bon boulot. Sauf que bon, idoles plus perte d’intérêt….

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