Honto ni atta kowai hanashi, Moriwaki Tomonobu, Hoshino Kazunari, Shimohata Yûta (2018)


HONTO NI ATTA KOWAI HANASHI: NATSU NO TOKUBETSU-HEN 2018
ほんとにあった怖い話 夏の特別編2018
Année : 2018
Genre : hostess… de l’air !
Production : Fuji TV
Réalisation : Moriwaki Tomonobu, Hoshino Kazunari, Shimohata Yûta
Avec : Kamiki Ryūnosuke, Uchida Rio, Okayama Amane, Nanao, Iitoyo Marie, Ono Takehiko, Yoshiko & Mahiru (Gambareruya), Kiriyama Renn, Yo Kimiko, Morishita Yoshiyuki, Aoi Wakana, Imada Mio, Sakurada Dôri, Sakurai Yuki, Kitamura Kazuki, Hamatsu Takayuki, Shuhama Harumi, Mao, Yoshida

見えない澱
Un jeune agent immobilier va louer, à contrecœur, un appartement où sont déjà survenus plusieurs suicides inexpliqués.

毟り取られた居場所
Un vieil homme hospitalisé voit sa santé se détériorer à partir du jour où on lui confisque sa plante verte. L’une des infirmière se décide à récupérer la plante en question, un bambou vivace en fait, et de l’installer chez elle, près de l’autel dédié à sa mère décédée il y a six mois.

ナニワ心霊道
Une hôtesse volubile mais dénuée de charme, a du mal à cacher sa joie lorsque l’un des clients du bar dans lequel elle travaille lui offre un bracelet juzu – pour lui porter chance, vraiment ?

迷い道に憑く女
C’est l’été. Une lycéenne vivant à la campagne décide, pour la première fois, de rentrer chez elle en empruntant un chemin différent – celui qui coupe à travers les bois…

姿見
Plusieurs employées d’un petit restaurant vont être confrontées à des évènements bien étranges… L’une d’elles pense ainsi voir l’une de ses collègues à plusieurs endroits à la fois… Tandis qu’une autre entend désormais des bruits étranges venant d’un grand miroir, installé dans son appartement.

果てからの念波
Un passionné de vieilles radios achète un nouvel appareil d’occasion pour sa collection. Très vite, il entend un son guttural résolument effrayant, au moment où il règle le poste sur une fréquence bien précise…

Réglée comme une montre suisse assassine, la série HONTO NI ATTA KOWAI HANASHI revient chaque été durant la période d’Obon, lorsque les esprits de nos ancêtres reviennent sur Terre. Devant l’autel qui leur est dédié, généralement placé dans la maison du fils aîné de la famille, on y dépose des cadeaux, généralement de la nourriture, trois jours durant. Et puis surtout, on ne manque pas la diffusion de ce drama le samedi soir à la télévision ! Rarement effrayante, cette série se distingue surtout par la qualité de certains de ses récits – histoires prétendument vraies, qui font la part belle à la culture et aux légendes urbaines japonaises. Personnellement, je les apprécie un peu comme des documentaires surnaturels. Le côté très « télé » de la chose (et pour cause) pourrait malgré tout rebuter certains spectateurs occidentaux.

Tsuruta Norio, un vétéran du genre, semble de moins en moins présent sur la série – il est ici uniquement crédité au scénario de l’épisode se déroulant dans l’hôpital. Les réalisateurs qui semblent bien partis pour prendre la relève connaissent déjà bien leur travail, puisqu’ils sont, pour la plupart, présents aux génériques des HONKOWA depuis plusieurs années maintenant. Comme toujours, il y a à boire et à manger au menu de cette petite série horrifique. Le cru 2018 se termine sur une histoire plus touchante qu’effrayante (ça devient une habitude), avec ce passionné de vieilles radios qui entend une espèce de message guttural étrange dans l’un des appareils qu’il vient d’acheter d’occasion. En aparté, on peut signaler que certains Japonais évitent d’acheter des objets d’occasion justement, par peur de trainer, ou de réveiller, « quelque chose » ayant appartenu au précédent propriétaire…

L’épisode qui tourne autour d’une plante qui semble hypnotiser les gens, et qui jette son dévolu sur une jeune infirmière, est loin d’être le meilleur mais il n’est pas désagréable à suivre – et puis il m’a rappelé un épisode de Capitaine Flam avec un arbre terrifiant, et qui m’avait bien marqué lorsque j’étais petit ! On passera rapidement sur l’épisode avec deux comédiennes de manzai qui jouent sur leur laideur pour faire rire – j’avoue que ça me laisse de marbre. La malédiction que subit l’une d’elle est à l’origine d’une ou deux scènes réussies mais pas bien plus – notons malgré tout le minuscule cameo de mon acteur obscur fétiche Morishita Yoshiyuki dans le rôle du fantôme (il fallait quand même le remarquer, oui je suis un véritable sniper de l’impossible).

L’un des récits semble prendre la direction du mythe du doppelgänger, ou plus précisément de la bilocation. La manière dont tout cela est amené est assez originale. Je n’en dis pas plus, mais j’ai bien aimé. La course-poursuite entre une lycéenne et une drôle de femme vêtue de blanc, ensuite, est l’épisode le plus court de cet omnibus. Court, mais relativement efficace pour un produit télévisé. Et puis la forêt japonaise en été, ses cigales, ses bruits typiques… ses fantômes errants… Vive l’été au Japon !

J’ai gardé le meilleur pour la fin. Il s’agit en fait du premier épisode. Là non plus, on ne peut pas dire que l’on y crie d’effroi. Mais l’histoire est plutôt intéressante, surtout qu’elle reprend à son compte une pratique bien étrange, dont abusent certaines agences immobilières. Au Japon, j’ai ainsi entendu qu’une agence avait l’obligation légale de prévenir les futurs acheteurs ou locataires dans certains cas un peu… glauques. Par exemple si un suicide ou un meurtre était survenu dans les lieux. Un certain nombre de personnes n’a pas particulièrement envie de vivre dans un appartement qui vient juste d’être souillé par un fait divers macabre – en particulier au Japon, où la croyance dans les esprits demeure vivace. Malgré tout, si après un suicide ou un je-ne-sais-quoi, une autre personne loue les murs et que rien de morbide ne survient jusqu’à l’expiration de son contrat, l’agence n’a plus l’obligation de signaler les faits antérieurs à ses futurs clients. Eh bien… vous savez quoi ? Il paraitrait que certaines agences, pour contourner cette règle, se contentent de relouer les lieux à une personne proche (ami, employé) pour une durée très courte (parfois une seule journée) et ce de manière officielle – contrat signé à la clé. Sauf que l’individu en question ne met jamais les pieds dans l’appartement visé… Mais ça suffit : l’obligation de prévenir les futurs clients tombe ! Machiavélique, n’est-ce pas ? Eh bien c’est exactement ce qui se passe durant cet épisode des HONKOWA. Instructif à défaut d’être véritablement renversant.

PS : en cherchant un peu sur le net, et même sur Youtube, vous devriez parvenir à trouver la plupart des épisodes.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Some interesting stories about urban legends…
+ Not really scary, but seriously done
+ I like to watch this drama as it was a supernatural documentary
+ Estate agents, in Japan, do strange things to avoid the law…
+ I like Obon, I like summer in Japan, I like that kind of horror stories
+ The bilocation story is interesting
+ Morishita Yoshiyuki in a very small cameo!
+ Different kind of episodes: a very short one, an almost scary one…
+ … another very mysterious, and the final one is a little bit touching

– As I said, it’s not really scary
– It’s not a movie, just a TV drama
– A few stories are not very good (my god, the manzai… nooooo)

 

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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