Blue Christmas, Okamoto Kihachi (1978)


BLUE CHRISTMAS, aka Blood Type: Blue
ブルークリスマス
Année : 1978
Genre : highway to Noël
Production : Toho
Réalisation : Okamoto Kihachi
Avec : Nakadai Tatsuya, Katsuno Hiroshi, Ôtani Naoko, Nakatani Ichirô, Okada Eiji, Takeshita Keiko, Yachigusa Kaoru, Oki Masaya, Tanaka Kunie, Ôtaki Hideji, Amamoto Hideyo, Okada Yûsuke, Takahashi Etsushi, Arai Harumi, Chûjô Shizuo, Kôyama Shigeru, Kishida Shin, Inaba Yoshio


L’année 1978 commence avec un vent de panique… Dans le monde entier, la rumeur de gens au sang bleu se répand comme une traînée de poudre. Certains prétendent même que leur sang aurait changé de couleur après un contact avec des ovnis… Minami, un journaliste japonais, enquête sur la disparition d’un éminent scientifique. En remontant la trace de ce dernier, il va être amené à s’intéresser à une jeune actrice dont, dit-on, le sang aurait récemment changé de couleur… À mesure que les mois passent et que l’hiver se rapproche, complots, disparitions inquiétantes et rumeurs folles se multiplient… Personne n’ose en parler, mais une nouvelle rumeur persistante fait surface : quelque chose se préparerait pour le soir du réveillon de Noël…

Je ne fête plus Noël depuis un moment, mais c’est marrant… en général avec ma femme, on aime bien lancer un film en rapport avec le thème de cette saison. Ayant revu très récemment DIE HARD et GREMLINS, et 36.15 CODE PÈRE NOËL étant prévu pour l’année prochaine, notre dévolu s’est jeté sur l’inattendu… BLUE CHRISTMAS, une espèce de dystopie qui fait froid dans le dos – et pas seulement parce que le dénouement du film a lieu en hiver, un 24 décembre à minuit pour être exact.

N’ayant qu’un lointain rapport avec le tube d’Elvis Presley (le titre du film renvoie à la chanson d’un groupe fictif : The Humanoids), BLUE CHRISTMAS donne pourtant un indice de taille sur son climax de fin : la couleur bleue, et Noël… Une fin vraiment marquante, que j’ai personnellement beaucoup aimée, et qui rattrape les longueurs certaines qui parsèment le récit çà et là. Le film est en effet très bavard, et les enjeux bouleversants mettent quand même du temps à percer.

Toutefois, l’épineux mystère du sang bleu tient en haleine la plupart du temps – les rumeurs à propos des ovnis, les solutions envisagées par les autorités pour faire face à cette « épidémie », l’horreur de la réalité… l’impossible cruauté de la vérité. L’enquête menée par le journaliste Minami est certes longuette mais elle a le mérite d’être souvent délocalisée – New York, Paris… De plus, elle est régulièrement aérée par le récit de destins plus personnels : cette célèbre actrice qui va tout perdre après avoir appris que son sang avait changé de couleur, le dilemme du tueur Oki, ou encore cette pauvre jeune femme qui croit enfin en l’amour après avoir été bernée par le passé…

Si le réalisateur Okamoto Kihachi est davantage reconnu pour des titres comme KILL ou LE SABRE DU MAL, il serait injuste d’oublier son BLUE CHRISTMAS – un film qui a un peu mal vieilli, c’est sans doute vrai. Et dont il est parfois difficile d’apprécier les personnages, trop nombreux, à leur juste valeur. Mais son final marquant avec notamment une image inoubliable, ses quelques autres plans fulgurants et son sujet a priori incongru mais traité très sérieusement (et qui comme beaucoup d’autres dystopies renvoie en fait à des problèmes bien réels) parviennent malgré tout à le rendre attachant.

Oli :        
Yasuko :

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Interesting story about UFO, and people whose blood has become blue
+ It looks ridiculous, but the story is actually very serious, and dark
+ Very good actors
+ Some beautiful shots from the director – same thing about the photography
+ I love the ending
+ The story takes place in several countries (Japan, USA, France)
+ The dystopia refers to real horrors of our History

– A bit too slow, a bit too long
– I won’t say it’s boring but… some people may think so
– Dark story but… I thought it laked emotions

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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