Nihon de ichiban warui yatsura, Shiraishi Kazuya (2016)


NIHON DE ICHIBAN WARUI YATSURA, aka Twisted Justice
日本で一番悪い奴ら
Année : 2016
Genre : mais que fait la police ?!?
Production : Toei / Nikkatsu
Réalisation : Shiraishi Kazuya
Avec : Ayano Gô, Pierre Taki, Nakamura Shidô, Yabuki Haruna, Young Dais, Leon Shibli Ahmad, Takiuchi Kumi, Aoki Munetaka, Jibiki Gô, Katsuya, Kinoshita Takayuki, Minosuke, Nakamura Tomoya, Otoo Takuma, Saitô Ayumu, Shiraishi Ito, Tanaka Ryûzô, Ueno Yukio


Moroboshi, un jeune policier champion de judo, commence sa carrière dans la ville de Sapporo à la fin des années 70. Enquêtant dans le milieu des yakuzas, il est rapidement adoubé par l’un de ses ainés, un flic peu scrupuleux, et qui à force de travailler trop près de la mafia a fini par se confondre avec elle. Une pratique loin d’être condamnée, au sein même des forces de police.

Habitué des films noirs, des ambiances moites, Shiraishi Kazuya livre avec NIHON DE ICHIBAN WARUI YATSURA l’adaptation d’une histoire vraie, légèrement romancée/viciée, d’un jeune flic qui emprunte très tôt le chemin turbulent des mauvais garçons. Sur les conseils d’un senpai, il se rapproche du monde des yakuzas, et devient un marubo (policier enquêtant dans le monde des yakuzas et finissant par travailler avec eux). Moroboshi gardera à jamais une trace indélébile de cette longue expérience, au point d’être quasiment considéré comme un yakuza, aux yeux mêmes de ses supérieurs. Tous complices. Dans la police ?

Avec ses personnages hauts en couleur, sa reconstitution intéressante du Japon de la fin des années 70 au début des années 2000, et sa mise en évidence des dérives d’une certaine police obnubilée par le culte du résultat, NIHON DE ICHIBAN WARUI YATSURA confirme tout le talent de Shiraishi Kazuya. Surprenant, drôle, choquant et rythmé, le spectacle dérangeant est au rendez-vous. Les villes de Sapporo et de Yûbari, rarement mises en avant dans le cinéma japonais, participent aussi au charme de l’ensemble.

Une chose m’a néanmoins dérangé. L’acteur principal, Ayano Gô, semble surjouer constamment. Alors peut-être que le bonhomme est hyperactif, je ne sais pas, mais ça m’a quand même posé un problème. Shiraishi n’étant pas un demeuré, j’imagine que tout cela est plutôt voulu, voire en adéquation avec le personnage réel dont s’inspire cette histoire, en partie fictionnelle ? D’ailleurs, et il faut aussi le reconnaître, le côté « monsieur 100 000 volts » de Moroboshi fait parfois basculer son personnage (voire le film dans son entier) dans la tragicomédie – c’est drôle, oui. Même si parfois on se surprend à rire tout en grinçant des dents en raison de l’incongruité et de la noirceur des situations.

Une réussite de plus, pour l’un des meilleurs réalisateurs japonais actuellement en activité.

Oli :        
Yasuko :

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Shiraishi Kazuya is actually one of the best director in Japan
+ Dark, shocking, interesting – it’s from a true story, and… funny!
+ The tone of the film is original… pretty surprising
+ I really like Pierre Taki
+ Sapporo, Yûbari…
+ The police behavior, the « work » of the officers who work as marubo…

– Does Ayano Gô overreact all the time?
– Maybe… but I guess it’s on purpose, it gives a touch of comedy to this dark film

 

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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2 commentaires pour Nihon de ichiban warui yatsura, Shiraishi Kazuya (2016)

  1. Genki Jason dit :

    Shiraishi’s last work, The Blood of Wolves, builds on this a lot.

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