Kasane, Satô Yûichi (2018)


KASANE, aka Kasane: Beauty and Fate
累 ―かさね―
Année : 2018
Genre : la belle et la bête… de scène
Production : Fuji Television / Toho
Réalisation : Satô Yûichi
Avec : Tsuchiya Tao, Yoshine Kyôko, Asano Tadanobu, Dan Rei, Ikuta Tomoko, Murai Kunio, Tsutsui Mariko, Yokoyama Yû


Kasane est une jeune femme qui possède un talent fou pour la comédie… mais dont le visage, déchiré par une longue cicatrice, l’a petit à petit coupée du monde. Elle possède malgré tout un bien étrange pouvoir, grâce au rouge à lèvres mortifère que lui a autrefois donné sa mère, qui était elle-même actrice : si Kasane embrasse une autre femme, celles-ci échangeront leurs visages… pour une durée limitée ! Kingo, un agent ayant travaillé avec la mère de Kasane, propose à la jeune femme un bien étrange marché : échanger régulièrement ses traits avec Nina, une jeune actrice dont la beauté est aussi grande que ses talents de comédienne sont… faibles. Kasane pourrait donc ainsi assouvir son désir de jouer la comédie, et Nina, qui rêve de se voir en haut de l’affiche, deviendrait célèbre par la même occasion.

Avec cette triste cicatrice sur le visage, comme un étrange et douloureux baiser naissant aux creux de lèvres meurtries, KASANE semble tout d’abord faire référence au mythe de la Kuchisake onna. C’est certainement voulu, mais il ne faut pas y voir davantage qu’un clin d’œil torturé. Un sourire déchiré. KASANE tisse en effet sa propre toile, sa propre mythologie. Tant et si bien que le spectateur se retrouve quelque peu perdu, au début de l’intrigue – une excellente chose selon moi, tant il est difficile d’être étonné par le cinéma mainstream japonais, ces dernières années – ou tristes décennies ? Les bonnes surprises ne s’arrêtent pas là, puisque pour notre plus grand bonheur, le plus grand malheur n’aura de cesse de s’abattre sur les différents protagonistes du film – mais pas toujours de la manière attendue. Sans être un grand film, et encore moins une grande histoire, KASANE cultive donc une science aiguë du détail – qui tue. Qu’il est agréable, de ne pas toujours pouvoir anticiper la tournure que prendront des évènements filmés !

Kasane, une jeune femme défigurée mais douée pour la comédie… qui possède l’étrange faculté, grâce à un simple baiser, de pouvoir échanger son visage avec une personne du même sexe qu’elle – mais pour une durée limitée uniquement ! Un agent, ayant déjà travaillé avec la mère de l’intéressée, lui proposera donc d’échanger régulièrement ses traits avec Nina, une actrice à la beauté redoutable mais aux talents d’actrice peu recommandables… Désireuse d’accéder à la célébrité, Nina acceptera ce bien étrange marché… de dupes ? Dans cette sombre histoire, y a-t-il une manipulée, et une manipulatrice ? Je ne répondrai pas à la question et me contenterai de vous recommander ce film. Une douloureuse fable fantastique, inégale sur la durée mais qui surprend dans le bon sens du terme – et surtout qui surnage dans le reste de la production fantastique japonaise grand public.

Oli :        
Yasuko :

Trailer :

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Quick Review in English:

+ A good mainstream Japanese thriller/fantasy movie: doesn’t happen everyday
+ Dark atmosphere, heavy secrets, a good plot: who is innocent? Who is guilty?
+ Not always very easy to guess what will happen next
+ The young actresses are good (Tao’s first film was Tokyo Sonata!)

– Yes they are good but not perfect (especially when they get upset)
– As I said: it’s a good movie but far from being great…

 

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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