Mr. Long, Sabu (2017)


MR. LONG
ミスター・ロン
Année : 2017
Genre : a Long story
Pays : Japon / Taïwan / Hong Kong
Production : Rapid Eye Movies / Kaohsiung F.F. / Livemax
Réalisation : Sabu
Avec : Chang Chen, Yao Yi Ti, Aoyagi Shô, Bai Run-yin, Arifuku Masashi, Suwa Tarô, Okusa Ritsuko, Utagawa Shiiko, Fukuchi Yûsuke, Chiba Tetsuya, Takeshima Yasunari


Long est un tueur taïwanais d’une efficacité redoutable. Une ombre. Une lame. On ne l’entend pas venir, personne ne le voit pas repartir. Son chef lui confie une nouvelle mission. La cible en question le fera voyager jusqu’au Japon… Mais tout ne se passera pas comme prévu…

Avec MR. LONG, Sabu confirme son attachement aux petites gens, aux oubliés de la société. Presque réduits en esclavage dans un univers post-apocalyptique zombie (en 2013) ou surexploités et considérés comme de simples marchandises dans un triste bateau de pêche aux crabes (KANIKÔSEN, 2009). Ici il sera question de quartiers dévastés, abandonnés (on penserait presque à Fukushima par instant), et de femmes prisonnières d’engrenages aussi irrémédiables que fatals. Pourtant Sabu parvient malgré tout à bercer ses personnages dans des halos brefs, mais réparateurs. Une simple idée du bonheur. Un moment d’autant plus précieux qu’il est rare… à tel point que l’on finirait par douter de sa réalité. On se rattache alors à un objet, même cassé… et le regard s’en va, loin des traumatismes, par cette fenêtre qui aspecte le ciel bleu. Peut-on réparer une âme brisée ?

Le film de Sabu commence pourtant loin de tout cela. Néons écrasants, la nuit taïwanaise moderne et aussi irréelle que dans un spot de publicité, l’âme en berne. Et voilà qu’entre en scène Long, ce tueur aussi redoutable que taciturne. Le premier meurtre frappe par la manière dont Sabu l’introduit. Le second et sa drôle de conclusion pour Long fonctionne également excellemment bien, comme dans un vrai film de triades, ou de yakuzas… oui je m’y perds un peu moi aussi, dans ces changements de lieu entre Taiwan et le Japon ! Bref, on se demanderait presque où est passé le Sabu que l’on connaît. Que l’on aime. Le film est efficace certes, mais ça ne transpire pas les inspirations chères au réalisateur japonais.

Le long métrage de Sabu prendra alors une direction culinaire assez originale tout en cultivant, encore, un art certain du cliché – le tueur surdoué et maussade, les liens qui se tissent lentement mais sûrement avec un enfant, etc. C’est le film dans son entier qui est ainsi construit : entre clichés et originalité ; scènes attendues et surprenantes ; enchainements de scènes crédibles et d’autres, difficilement croyables ; moments très courts, secs, et au contraire des chapitres qui s’étirent trop longuement… On pourrait donc qualifier MR. LONG de film bancal, mais avec moi la sauce a pris. Difficile de ne pas être ému, attiré par les personnages. D’en détester certains. De vouloir, au dernier moment, rattraper celui qui chute par la main…

Oli :         
Yasuko : 

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Very good taiwanese casting
+ Very few murders scenes but they are great, sometimes surprising
+ A moving movie – at least for me
+ Broken people, Sabu likes to talk about the weak… the forgotten ones
+ The scenario can be very original

– I like when Sabu takes his time, but the flashback is too long
– Yes the film is original, sometimes, but very cliché too, some other times
– A few things in the scenario are hard to believe




 

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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2 commentaires pour Mr. Long, Sabu (2017)

  1. Genki Jason dit :

    Good review.

    That sequence where he’s in the coffee shop in Taiwan and looks out the window and sees….

    I was in tears.

    I was telling a friend about the film and I was nearly crying as I thought about that and his encouraging the boy to play baseball.

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