Downrange, Kitamura Ryûhei (2017)


DOWNRANGE
ダウンレンジ
Année : 2017
Genre : highway to hell (mais littéralement)
Pays : États-Unis
Production : Genco / RIM
Réalisation : Kitamura Ryûhei
Avec : Kelly Connaire, Stephanie Pearson, Rod Hernandez, Anthony Kirlew, Alexa Yeames, Jason Tobias, Aion Boyd, Eric Matuschek, Yoshimatsu Ikumi, Chris Powell, Hana Burson, Graham Skipper, Nick Burson, Emory Lawrence


Un groupe de jeunes traverse une région perdue des États-Unis lorsque l’un des pneus de leur voiture explose. Après s’être garés sur le bas-côté, ils commencent à s’organiser pour changer le pneu en question – loin d’être évident, quand personne n’a l’âme d’un mécanicien ! Tandis que certains se reposent à l’ombre et que d’autres cherchent un réseau pour envoyer des photos via leur smartphone, les plus courageux se mettent au travail. L’un d’eux va alors se rendre compte que le pneu n’a pas crevé par accident : il a été percé par une balle.

Je m’intéresse à Kitamura Ryûhei depuis le début des années 2000, et la découverte de VERSUS dans un petit cinéma de quartier. Et contrairement à cet épisode inoubliable de LA QUATRIÈME DIMENSION, avec Kitamura la pièce de monnaie ne retombe jamais sur la tranche. À l’exception de BATON, sa filmographie ne connaît en effet que deux visages : le côté pile, au Japon, et le côté face aux États-Unis.

J’ai toujours eu beaucoup de mal à apprécier les films japonais du bonhomme. Réalisation dynamique mais écriture jetée aux orties, personnages poseurs et vides de sens. Difficile de se passionner pour de tels spectacles, d’ailleurs souvent trop longs. Aux États-Unis, je ne sais pour quelle raison (moins ou au contraire plus de liberté ?), Kitamura Ryûhei livre régulièrement des travaux foncièrement différents : sa réalisation est toujours efficace, abusant parfois d’effets faciles un peu gores mais ça va souvent de paire avec les genres abordés – surtout que comble du bonheur, le gore en question est souvent exécuté à l’ancienne. Mais c’est surtout au niveau du scénario et des personnages que ses films changent du tout au tout. Attention, il ne s’agit aucunement de scripts de grande qualité, mais aux États-Unis on a l’impression que Kitamura sait à peu près où il va, ce qu’il fait. Oubliez la folie des grandeurs, ces personnages horribles car tellement poseurs. Avec ses films américains qui ne s’adressent pas au grand public, Kitamura a conscience qu’il tourne des petites séries B violentes, de « simples » divertissements de genre qui ne pètent pas plus haut que leur QI.

À l’instar des excellents NO ONE LIVES et THE MIDNIGHT MEAT TRAIN, DOWNRANGE se contente d’être cette série B que l’on aurait louée au format cassette dans les années 80 pour passer un samedi après-midi sanguinolent et pas prise de tête. Le film de Kitamura est simple, son concept tient sur un ticket de métro (un sniper bloque une voiture et tente d’exterminer tous ses occupants) mais l’ensemble est bien exécuté avec quelques scènes choc et de jolis grands angles, court, parfois douteux certes (quelques passages et acteurs maladroits), mais pas avare en petites surprises assez agréables, comme le furent en leur temps les autres films américains de Kitamura – de toute façon faire un slasher au fusil de sniper, ça mérite au moins une médaille. En chocolat ?

Oli :        
Yasuko :

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Kitamura is a much more interesting director when he works in the United States
+ A thriller, with some old fashion gore effects… almost a slasher with a sniper rifle!
+ Thin story but it’s well done, really short, interesting climax
+ Beautiful wide-angles, some efficient shots to express the violence (Kitamura’s touch)
+ In that kind of movie, the characters are always stupid – here, they are not all stupid^^
+ This is the kind of movie I would have rented in the 80s to spend a good Saturday

– The actors and actresses are not that bad, but not that good either
– Of course, it’s not the best movie of 2017!
– Some scenes are strange, a few characters make very clumsy decisions…
– If you’re not in a good mood, you may find those scenes ridiculous

 

 

 

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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