Kanojo ga sono na wo shiranai toritachi, Shiraishi Kazuya (2017)


KANOJO GA SONO NA WO SHIRANAI TORITACHI, aka Birds Without Names
彼女がその名を知らない鳥たち
Année : 2017
Genre : la belle est la bête
Production : C&I Entertainment
Réalisation : Shiraishi Kazuya
Avec : Aoi Yû, Abe Sadao, Matsuzaka Tôri, Takenouchi Yutaka, Akahori Masaaki, Akazawa Mukku, Murakawa Eri, Nakajima Shû


Towako semble vivre malgré elle dans un appartement d’un quartier populaire, avec un homme travailleur mais pas forcément très propre ni très éduqué. Gentil, dévoué mais le plus souvent repoussé par Towako, femme au tempérament extrêmement dur, Jinji semble prendre son mal en patience, et rivalise de sourires et de regards amicaux pour tenter de rendre le quotidien de sa compagne (aux allures de colocataire) plus agréable. Peine perdue. Towako semble vivre dans un rêve… une attente perpétuelle : elle aimerait renouer avec Kurosaki, l’homme avec lequel elle connut une intense histoire d’amour il y a plusieurs années de cela, et qui a depuis complètement disparu de sa vie.

Shiraishi Kazuya est l’une des valeurs sûres du cinéma japonais actuel. Ce KANOJO GA SONO NA WO SHIRANAI TORITACHI fait honneur à sa filmographie, le plus souvent teintée d’éclats de rires décalés et de noirs… comme ce genre de films de la même cruelle couleur. Aoi Yû en est la femme fatale… la flamme fractale à la mémoire décomposée et au futur incertain, au côté de cet homme qui la dégoûte et qu’elle prend un malin plaisir à humilier.

Campé avec maestria par un Abe Sadao méconnaissable, ce pauvre hère pas bien malin ni très propre est malgré tout profondément aimant. À la folie. Plus que tout. Passionnément aimanté par cette belle femme blessée quelque part à l’intérieur… sans doute près du cœur. Cet homme en apparence insignifiant finira-t-il par s’y brûler les ailes, à la manière de ces insectes naïfs attirés par une lumière, trop belle ?

KANOJO GA SONO NA WO SHIRANAI TORITACHI est un très bon film. Dur, triste, parfois drôle… ou dérangeant. Il brouille les pistes, comme d’autres frôlent les genres dans lesquels ils ne souhaitent pas se laisser enfermer. Et si la fin met un peu trop de temps à conclure à mon goût, avec le fracas de quelques gros sabots, elle se révèle malgré tout plutôt touchante – en faisant légèrement penser au final d’un film de Damien Chazelle.

Oli :        
Yasuko :

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Aoi Yû and Abe Sadao are great
+ Their characters are well written, they are very interesting
+ The story drives the spectator at the border of several movie genres
+ Film Noir? Thriller? Love story? Comedy?
+ Yes, comedy. You may laugh several times. And be shocked one scene after…

– I liked the ending, but maybe it’s too long, and a little bit over highlighted?

 

 

 

 

 

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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