Diner, Ninagawa Mika (2019)


DINER, aka Dinâ
ダイナー
Année : 2019
Genre : bonne apathie
Production : Warner Bros. Japan
Réalisation : Ninagawa Mika
Avec : Fujiwara Tatsuya, Tamashiro Tina, Hongô Kanata, Kubota Masataka, Maya Miki, Saitô Takumi, Takeda Shinji, Tsuchiya Anna, Kaneko Nobuaki, Oguri Shun, Okuda Eiji, Satô Eriko


Une jeune femme, passionnée de cuisine, souhaite réaliser son rêve : partir au Mexique. Pour trouver l’argent nécessaire, elle va signer pour le premier petit boulot venu. Manque de bol, il s’agira d’un hold-up qui finira mal… très, très mal. Pour rembourser sa dette, la mafia locale va l’obliger à travailler dans un restaurant un peu particulier. Celui-ci, tenu par Bombero (un chef très dur mais au talent fou), est situé dans un endroit reculé et n’accueille que des tueurs. Une drôle de clientèle, à laquelle la jeune femme devra s’habituer très rapidement, au risque de provoquer l’ire de Bombero. Un homme dont les plats colorés n’ont pas encore révélé tous leurs secrets.

DINER prend les spectateurs pour des imbéciles et les lecteurs de mangas pour des crétins. Croire que tout est adaptable en film avec des prises de vue réelles relève du vœu pieux – à moins que les producteurs, aux dents aussi longues que leur imagination est courte, savaient parfaitement où un tel projet les conduirait : aux confins de la médiocrité cinématographique, sur un couffin bien garni de gros billets facilement ingurgités.

DINER est une catastrophe sur toute la ligne – de coke, sans doute reniflée par la réalisatrice Ninagawa Mika (la « Nakashima Tetsuya » du pauvre) durant chaque jour de tournage pour oublier le capharnaüm ambiant qu’elle a elle-même contribué à créer. Adepte de l’hystérie filmique, Ninagawa tombe ici de haut, de très, très haut. Entre l’intro « auteurisante » parfaitement imbuvable à la voix-off insupportable, et la suite dans le restaurant ratée de bout en bout (les scènes d’exposition sont plates, les scènes d’action sont ratées dans des proportions bibliques), son film inspirerait plutôt la pitié. Comme une gêne ambiante, une sympathie presque transparente pour tous ces techniciens et acteurs s’étant fourvoyés dans un tel projet. Foirer à tel point un long métrage relève de la gageure filmée. C’est presque du jamais vu, croyez-moi sur parole. Et ne vous laissez pas amadouer par les jolies couleurs acidulées, le côté flashy et arty de la chose – comme un gâteau trop sucré recouvert d’un kilo de guimauve, de chantilly et de bonbons géants, les jolies images de DINER finissent par dégoûter, par provoquer une espèce de nausée.

J’en ai déjà trop dit. Fuyez DINER comme la peste – et le choléra et le cholestérol.

Oli :        
Yasuko :

Teaser :

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Quick Review in English:

+ For the fans of Fujiwara Tatsuya, maybe…
+ The character of the « Kid » may be fun… At least it’s almost interesting
+ The colors, maybe?
+ The strange food, maybe? The dishes are fun to watch at first

– What a bad movie
– Maybe it works as a novel or as a manga. But not as a movie, it’s ridiculous
– Was there a director? Everything is awful
– … Look at those action scenes! Oh My God.
– Boring, not funny, it’s a disaster

 

 

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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Un commentaire pour Diner, Ninagawa Mika (2019)

  1. Rick dit :

    En voyant les photos, j’allais dire « au moins, c’est coloré, ça j’aime », puis j’ai lu ton dernier paragraphe et ça m’a stoppé net. Dommage, le pitch de base était intriguant, et j’aime bien Fujiwara malgré une carrière bien inégale, mais bon. Je passe mon tour.

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