Kaijû sôshingeki, Honda Ishirô (1968)


KAIJÛ SÔSHINGEKI, aka Destroy All Monsters, aka Les envahisseurs attaquent
怪獣総進撃
Année : 1968
Genre : Jurassic Kaijû Park
Production : Toho
Réalisation : Honda Ishirô
Avec : Kubo Akira, Tazaki Jun, Kobayashi Yukiko, Tsuchiya Yoshio, Ai Kyoko, Andrew Hughes, Sahara Kenji, Togin Chôtarô, Tajima Yoshibumi, Nakjima Haruo, Utsumi Susumu, Sekita Hiroshi, Marchan the Dwarf, Nigaki Teruoshi


Les Nations Unies sont parvenues à vivre en harmonie avec les kaijû, en retenant ces derniers prisonniers sur une île au large des côtes japonaises. Un système technologique très poussé parvient en effet à empêcher les monstres géants de s’évader – aussi bien par la mer, que par les airs. Des extraterrestres aux traits féminins et engoncés dans des costumes argentés trop serrés, appelés les Kilaaks, parviennent pourtant à prendre le contrôle des kaijû, et les forcent rapidement à attaquer les capitales du monde entier : Rodan dévaste Moscou, Mothra s’attaque à Pékin, Gorosaurus détruit Paris et l’oblongue dragon Manda se paie Londres. Godzilla pour sa part, envahit New York. Le monde est par conséquent sur le pied de guerre, tandis que les extraterrestres gardent un atout non négligeable dans leur manche : King Ghidorah veille, tapi dans les ombres…


Ci-dessus : les champs enlisés

L’affiche est alléchante : plus de dix kaijû au casting, des catastrophes annoncées et Honda Ishirô derrière la caméra. Hélas, KAIJÛ SÔSHINGEKI ne tiendra quasiment aucune de ses promesses. Récit lénifiant, extraterrestres édifiants et des combats de kaijû prometteurs mais qui ne perceront véritablement qu’à la toute fin – King Ghidorah deux minutes de présence à l’écran top chrono.

Le héros du film est un jeune homme, une espèce de soldat-scientifique-spationaute bref homme à tout faire ou couteau suisse japonais coiffé d’un casque jaune de Légo. Le bonhomme n’est pas désagréable, et le très jeune acteur Kubo Akira, au sourire éclatant et aux dents ivoirines mais qui sait aussi froncer des sourcils, semble tout donner pour son rôle (aussi insignifiant et mal écrit soit-il), procurant par la même occasion une énergie extrêmement communicative au film, partagée je l’espère par les spectateurs conquis, malgré les faiblesses du récit. Son morceau de bravoure dans l’espace et entre les flammes est, ainsi, plutôt réussi. La manière dont il arrachera un objet mystérieux à sa petite amie, avec force et détermination, constitue également l’un des autres bons moments du film – on se demande quand même s’il n’y avait pas un moyen moins brutal pour ça, mais passons !

Le reste du long métrage n’est hélas pas vraiment passionnant. L’idée d’un KaijûLand qui préfigure presque un parc jurassique bien connu, et le contrôle des monstres à distance (qui sera repris dans le futur)… tout cela est bien pensé mais pas suffisamment bien exploité à mon goût. De plus, les effets spéciaux semblent piquer davantage les yeux après chaque nouveau film de l’ère Shôwa (maquettes pour enfants, câbles presque toujours apparents…). Réalisé avec sérieux et relativement bien rythmé, KAIJÛ SÔSHINGEKI est, me semble-t-il, particulièrement apprécié par de nombreux amateurs de la saga. Moi, il me laisserait plutôt de marbre. Dernière question fort légitime : ne serait-il pas temps d’euthanasier Minira ?

Oli :

Vidéo :

Images : lovingmovies

__________________________________________

Quick Review in English:

+ Jurassic Park with kaijûs?
+ The young hero is full of vitality
+ The pace of the movie is rather good
+ So many monsters!
+ The scenario is not bad at all

– The aliens are ridiculous
– King Ghidorah stays 2 minutes on screen
– Many disasters but only models are broken, it’s too obvious and cheap
– We need to see some men and women running or trapped in the buildings
– But it’s not the case: so we just have the feeling to watch models beeing destroyed

 

//www.googletagmanager.com/gtm.js?id=GTM-TSDWBT6var dataLayer=dataLayer || [];
(function(w,d,s,l,i,h){if(h==’tagmanager.google.com’){return}w[l]=w[l]||[];w[l].push({‘gtm.start’:new Date().getTime(),event:’gtm.js’});var f=d.getElementsByTagName(s)[0],j=d.createElement(s),dl=l!=’dataLayer’?’&l=’+l: »;j.async=true;j.src=’//www.googletagmanager.com/gtm.js?id=’+i+dl;f.parentNode.insertBefore(j,f);})(window,document,’script’,’dataLayer’,’GTM-TSDWBT6′,window.location.hostname);

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
Cet article, publié dans Action, Catastrophe, Famille, Fantastique, Kaijû eiga, Oldies, Science-Fiction, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s