Seishun no satsujinsha, Hasegawa Kazuhiko (1976)


SEISHUN NO SATSUJINSHA, aka The Youth Killer, aka Le meurtrier de la jeunesse
青春の殺人者
Année : 1976
Genre : allo maman, bobo…
Production : Art Theatre Guild / Imamura Productions
Réalisation : Hasegawa Kazuhiko
Avec : Mizutani Yutaka, Harada Mieko, Ichihara Etsuko, Uchida Ryôhei, Shirakawa Kazuko, Etô Jun, Momoi Kaori, Chii Takeo, Arikawa Yûji, Atô Kai, Hasegawa Go, Hasegawa Kazuhiko, Himuro Kôji, Kariya Haruo, Kuwasaki Akio


Jun ne s’entend pas très bien avec ses parents. Pourtant ceux-ci, qui tiennent un petit garage, l’ont autrefois aidé à lancer son propre business : un bistrot non loin d’un projet d’aéroport à Narita, qui soulève d’ailleurs de nombreuses protestations, parfois très violentes. Tandis qu’il revient chez ses parents pour récupérer sa voiture, Jun, qui vit maintenant avec la toute jeune Keiko, se fait surprendre par sa mère. Son père tente de discuter avec lui et de le ramener à la raison : il souhaite qu’il quitte Keiko… Jun va mal le prendre, et commettre l’irréparable.

La Nouvelle Vague japonaise était souvent associée à l’Art Theatre Guide, dans les années 60, 70 et 80. Avec des budgets serrés, des idées originales et une vraie liberté, les réalisateurs d’alors pouvaient laisser libre cours à leur imagination sans craindre de voir le couperet de l’audience venir sanctionner leur travail, couper leur élan – saboter leur allant.

THE YOUTH KILLER ne déroge pas à la règle de l’ATG : inspiré d’une histoire vraie, le premier film de Hasegawa Kazuhiko (qui n’en réalisera que deux je crois) est certes imparfait dans sa conception (la post-synchro par exemple) mais aussi parfois très original, prenant, surréaliste… presque inspirant. Ambiance moite, sulfureuse, désespérée… L’empoignade entre le fils et sa mère armée d’un couteau, presque théâtrale, laisse sans voix, le souffle coupé… surtout que c’est techniquement plutôt maitrisé. Il en va de même avec ce mouvement de caméra qui balaie l’écran à 360 degrés. La première fois, ça surprend. La deuxième, on se dit que le réalisateur abuse des bonnes choses… sauf que la chute sera très différente, déstabilisant ainsi très habilement le spectateur.

THE YOUTH KILLER est un film intéressant à plus d’un titre (le contexte historique des expropriations de Narita en toile de fond), mais qui pourrait aussi rebuter certains spectateurs en raison du profil des différents personnages – bien sûr ceux-ci sont imparfaits par essence. Faibles ? Naïfs ? Condamnés avant même d’avoir appris à vivre ? Mais la conséquence de tout cela est aussi un cruel manque d’empathie… une impossibilité, pour moi, de m’identifier voire tout simplement d’apprécier ces personnages écorchés vifs pour certains, aveuglés par l’amour pour certaines. Pour dire la vérité, la mère, son fils et sa petite amie ont même failli finir par m’horripiler. Mais c’est un sentiment très personnel dont la subjectivité ne sera sans doute pas partagée par tous.

Oli :        
Yasuko :

Trailer (curieusement certaines scènes n’apparaissent pas dans la version du film que j’ai vue…) :

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Quick Review in English:

+ ATG
+ Small budget but original ideas, and a real freedom for the director
+ Harada Mieko is beautiful, Mizutani Yutaka is too!
+ From a true story: a terrible murder, a naive (?) but strong love…
+ Historical background: the expropriations to build Narita Airport…
+ Not a famous director but he had some good ideas here
+ The scene between the son and his mother, with a knife: it’s strong

– The characters could upset you – the son, the mother, the young girl…
– I did not feel much empathy for the characters
– Poor post-synchronization

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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