Momoiro sora o, Kobayashi Keiichi (2011)


MOMOIRO SORA O, aka About the Pink Sky
ももいろそらを
Année : 2011
Genre : film en noir et blanc et rose ?
Production : Michaelgion
Réalisation : Kobayashi Keiichi
Avec : Ikeda Ai, Koshino Ena, Fujiwara Reiko, Takayama Tsubasa, Kondô Yûho, Narumi Kyôko


Izumi, une lycéenne espiègle, drôle et débordante d’énergie, trouve un portefeuille au coin d’une rue… et 300.000 yens à l’intérieur. Après quelques hésitations, elle part retrouver le propriétaire elle-même. Il s’agirait en fait d’un jeune homme, Sato, dont le père aurait fait fortune par des moyens plutôt louches – Izumi en est convaincue. Par conséquent, elle décide finalement de tourner les talons et de garder le portefeuille. Mais que faire de l’argent ?

Au cinéma, faire passer la simplicité pour quelque chose d’inné, est une force. Croire que ce subterfuge s’accomplit avec la plus grande facilité, est une farce. Il est en effet particulièrement compliqué de plonger un spectateur dans des situations banales, simples et naturelles, tout en lui faisant croire qu’il est là, debout, touché, souriant aux côtés de tous ces personnages criants de vérité, à tel point confondants de réalisme que le spectateur en question pourrait bien, rapidement, avoir la sensation (l’envie ?) de pouvoir les croiser un jour, au détour d’une rue, d’un café. D’un rire ou d’un chagrin.

ABOUT THE PINK SKY est donc bien ce film que l’on pourrait qualifier de simple, si on ignore tout de la magie précaire du cinéma. Une histoire banale en apparence, des personnages attachants, de jeunes actrices superbement bien dirigées et quelques détails disséminés çà et là qui font parfois basculer le récit, avec classe et originalité, dans le conte pour les doux rêveurs du quotidien : celles et ceux qui savent encore s’émouvoir devant un lever de soleil, une couleur fantasmée dans le ciel… Celles et ceux qui n’ont pas peur de quitter cette aventure urbaine et paisible avec le sourire, mais aussi un petit goût amer dans la bouche. Un peu comme dans la vie : tout n’y est pas rose. C’est à chacun de colorer son noir et blanc à l’envi.

Oli :        
Yasuko :

Trailer :

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+ It looks simple. But it’s not easy to make a movie that looks simple
+ Beautiful characters, you may have the feeling to know them…
+ … to walk next to them… to laugh with them
+ Many small and intelligent surprises, in the story
+ The black&white? It’s up to us to color the life, to see the positive things
+ The young actors and actresses are great, well led by the director I guess
+ I fell in love with this movie, that’s all

– I guess the story may not speak to everyone

 

 

 

 

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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3 commentaires pour Momoiro sora o, Kobayashi Keiichi (2011)

  1. princecranoir dit :

    Un tantinet Nouvelle Vague ce Noir & Blanc, non ?

    • Oli dit :

      Oui, c’est vrai. D’ailleurs lorsque j’ai trouvé le film par hasard, j’ai cru au début qu’il s’agissait d’une production de l’Art Theatre Guide (qui s’était inspiré de la Nouvelle Vague dans beaucoup de ses films).

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