Jigoku shôjo, Shiraishi Kôji (2019)


JIGOKU SHÔJO, aka Hell Girl
地獄少女
Année : 2019
Genre : la divine comédie horrifique ?
Production : GAGA
Réalisation : Shiraishi Kôji
Avec : Tamashiro Tina, Mori Nana, Nimura Sawa, Fujita Tom, Hashimoto Manami, Maro Akaji, Namioka Kazuki, Ôba Mina, Raiku, Kimura Hazuki, Kataoka Reiko, Mori Yûsaku, Narita Eiki


Le rock satanique a le vent en poupe. Ce qu’ignorent la plupart des fans du groupe dirigé d’une main de fer par le chanteur Devil, c’est que les intentions de ce dernier sont, véritablement, nimbées de cruauté. Parallèlement aux déboires de Miho, une fan transie, et de son amie Haruka, véritable tête brûlée qui n’hésite pas à cogner, une étrange rumeur commence à faire fureur, sur le Net : la Jigoku shôjo, ou fille des Enfers, serait bien réelle. Il serait ainsi possible de l’invoquer afin de condamner une personne ciblée à la damnation éternelle. Revers de la médaille : la fille des Enfers revient toujours, et au seuil de la mort, celui ou celle qui l’avait autrefois invoquée doit, à son tour, abandonner toute espérance.

Shiraishi Kôji s’empare ici d’un anime/manga que je n’ai pas vu/lu. Le résultat est à la fois résolument cohérent sur la forme (Shiraishi livre ici un vrai film et met de côté le sempiternel mockumentary) mais aussi quelque peu décevant sur le fond. Sur la forme, Shiraishi s’applique et s’il est loin de nous éblouir (quelques scènes complètement ratées, notamment le dernier concert), son travail demeure très correct, surtout pour un budget que l’on imagine pas si confortable que ça. Mais… Shiraishi parait un peu trop sage, et ces instants morbides, violents et surprenants dans les Enfers se font hélas bien trop rares.

Le même constat peut être fait concernant la « Hell Girl ». Elle intervient dans le récit de manière impromptue, distille son baiser méphitique avec un charme torturé… résolument sadique. Mais on ne saura rien d’elle. En gros, elle fait presque office de simple décor, de fil rouge sang pour une intrigue qui ne fait, finalement, qu’accumuler les morts sans distiller de réels enjeux. Et comme beaucoup de personnages ne sont ni intéressants, ni sympathiques (l’idole qui joue et chante mal, la jeune femme qui s’amuse à battre une prof, ce king du métal goth qui chante de la soupe et qui se prend au sérieux, etc.), le film peut vite s’avérer crispant – et douloureux pour les oreilles des spectateurs normalement constitués.

JIGOKU SHÔJO demeure un divertissement « horrifique » résolument correct mais qui semble avant tout s’adresser à un public de jeunes adultes et d’adolescents distraits.

Oli :        
Yasuko :

Trailer :

__________________________________________

+ Technically, it’s correct, especially for that kind of budget
+ A few horror scenes are interesting, for instance in Hell
+ That’s not a bad movie, but maybe it was not meant for me…

– It may be better for a young audience – teenagers for instance?
– Shiraishi Kôji does not go as far as usual: not enough scenes in Hell
– Not enough informations about the Hell Girl – she just seems to be part of the set
– Some scenes are awful: look at that death, during the last concert O_o
– The stakes are not interesting
– Many characters are unfriendly (Sanae, Haruka… Devil with his awful songs…)

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
Cet article, publié dans Fantastique, Horreur, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour Jigoku shôjo, Shiraishi Kôji (2019)

  1. princecranoir dit :

    Sans moi le rock satanique, sauf si c’est dans le Jennifer’s body 😉

    • Oli dit :

      OK je n’avais pas la référence, j’ai d’abord cru à un jeu de mot. ^^ Après une recherche sur le net j’ai trouvé le trailer. C’est la réalisatrice de Æon Flux… dont je ne garde pas un grand souvenir. C’est surtout pour se rincer l’œil ce film ou c’est vraiment sympa ? 🙂

      • princecranoir dit :

        J’aime beaucoup ce film écrit par Diablo Cody, je trouve qu’il a un côté grinçant à la Carpenter. Mais je suis un des rares à prendre sa défense. 😉

  2. Genki Jason dit :

    I remember the anime when it first came out. I don’t think live-action could capture it. Also, most horror tends to be made for teenagers these days. There was even a re-release of a recent horror movie with cute dogs inserted into the scary scenes.

    • Oli dit :

      A re-release of a horror movie with cute dogs?!? What a movie are you talking about?

      I just watched the Japanese JU-ON serie on Netflix, it was not perfect but it was good… and it was not meant for teenagers/young adults! That was a relief because as you said, many movies of that kind tend to be made for teenagers…

      • Genki Jason dit :

        This is the film:

        映画「犬鳴村」恐怖回避ばーじょん 劇場版 

        http://www.inunaki-movie.jp/

        Good to hear about Ju-on being good. The choice of director was interesting since he is known primarily for dramas.

      • Oli dit :

        Oh my god! I saw this movie in theaters last February – the last time I went to see movie in a theater…
        « kowakunai version » !!!! Is Shimizu OK with this?!?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s