Chi wo sû bara, Yamamoto Michio (1974)


CHI WO SÛ BARA, aka Bloodsucking Rose, aka Evil of Dracula
血を吸う薔薇
Année : 1974
Genre : rouge sang
Production : Toho
Réalisation : Yamamoto Michio
Avec : Kurosawa Toshio, Mochizuki Mariko, Tanaka Kunie, Kishida Shin, Sasaki Katsuhiko, Ôta Mio, Katsuragi Mika, Aramaki Keiko, Itô Yûnosuke, Agawa Yasuko, Futami Tadao, Katayama Susugu, Oguri Kazuya, Suzuki Haruo, Takei Midori


Le professeur Shiraki arrive dans un petit lycée privé pour jeunes filles, quelque peu isolé à la campagne. Il apprend très vite que l’épouse du directeur est décédée… et que son corps est conservé en attendant que son esprit revienne – comme le voudrait une coutume locale. Intrigué, Shiraki va enquêter et bientôt découvrir de terribles secrets…  Pourra-t-il au moins sauver les jeunes filles qui résident dans l’établissement ?

Avec CHI WO SÛ BARA, la Toho enfonce le clou dans le cercueil de sa trilogie vampirique en hommage aux films d’horreur occidentaux. Une trilogie de qualité, jusque dans ses titres empreints d’une véritable poésie noire : « la poupée qui suce le sang », « l’œil suceur de sang », et enfin « la rose qui suce le sang ». Ce charme ténébreux annoncé dès le départ se retrouve dans le cœur des différents films : bien réalisés, superbement photographiés, dotés d’une atmosphère sombre et nimbée de cauchemars, aux doux relents de campagne gothique britannique – à la Hammer. Quand je dis « gothique », c’est pour jouer sur les mots. Il s’agit en fait d’une espèce de sous-genre horrifique made in Japan, lové dans les bras griffus d’une Morphée aux accents européens. Certains spécialistes vont jusqu’à classer LA FEMME DE LA PLAQUE ARGENTIQUE, de Kurosawa Kiyoshi, dans cette catégorie.

Si CHI WO SÛ BARA ressemble peu ou prou à une redite du film précédent (le même vampire qui surjoue, des mises à mort similaires…), il dégage fort heureusement la même magie (noire) surannée. Oui, le film est heureusement très plaisant, en particulier si vous êtes amateur de films d’horreur d’antan. Parmi les quelques nouveautés injectées dans ces roses blanches bientôt gorgées de sang, citons les morsures du vampire, qui se font désormais à hauteur de poitrine (votre esprit lubrique a tout de suite compris pourquoi), l’intervention de la police qui vient ajouter un petit suspense supplémentaire et une ou deux autres petits choses que je vous laisse découvrir par vous-même. C’est sans doute peu mais moi, ça a suffi à mon bonheur macabre.

Oli :

Trailer des trois films :

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Quick Review in English:

+ A beautiful « gothic horror » trilogy, old-school, with a Hammer’s touch
+ Gothic horror is a kind of sub-genre of horror movies in Japan (European touch)
+ Photography, filmmaking, sets, everything is great
+ A few new ideas in this 3rd movie: the vampire now bites the breasts (ahahah)

– Too many similarities with the previous movies
– The actor who plays the vampire exaggerates too much

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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