Gokudô heiki, Sakaguchi Tak, Yamaguchi Yûdai (2011)


GOKUDÔ HEIKI, aka Yakuza Weapon
極道兵器
Année : 2011
Genre : la mitraillette met le feu – au cul
Production : Nikkatsu / Sushi Typhoon
Réalisation : Yamaguchi Yûdai et Sakaguchi Tak
Avec : Sakaguchi Tak, Maro Akaji, Tsurumi Shingo, Kurokawa Mei, Murakami Jun, Nishina Takashi, Abe Tomori, Shimazu Kentarô, Dennis Gun, Cay Izumi, Kasahara Shinji, Murata Yui, Nishimura Yoshihiro, Ômori Hiroshi, Jyonmyon Pe, Sai Akihiko, Sasaki Kokone, Marc Walkow, Washizu Ayano, Yamanaka Arata


Shozo, un jeune yakuza surpuissant, colérique et bagarreur revient au Japon à la suite de la mort de son père. Sur place, il découvre que son monde mafieux a bien changé et il va rapidement faire parler la poudre, les baffes et les coups de pied pour se venger. À la suite d’un combat qui tourne mal, Shozo se fera pourtant amputer d’un bras et d’une jambe… Un détail pour le grand gaillard qu’il est : une mitrailleuse et un lance-roquettes greffés à la place de ces deux membres feront parfaitement l’affaire !

Au début des années 2010, la Nikkatsu avait lancé Sushi Typhoon, une branche dédiée au cinéma décomplexé – en d’autres mots : des japoniaiseries versant souvent dans la surenchère pour plaire à un public plutôt international et américain en particulier – s’il y a bien eu quelques exceptions (dont le merveilleux COLD FISH de Sono Sion), les films plus faciles, rigolos, violents et érotiques à outrance de Sushi Typhoon étaient programmés pour mettre le feu lors de festivals, puis pour s’exporter sur support DVD. Alors je préfère le préciser de suite : je ne crache pas dans la soupe aux tentacules et aux tétons meurtris, moi aussi j’aime bien les farces lourdes, grotesques et sexy… mais je dois avouer avoir quelque peu frisé l’indigestion, à l’époque, au point de regarder beaucoup moins de films de ce type-là à présent. Au point, aussi, de ne pas avoir eu le courage d’écrire une chronique du film YAKUZA WEAPON, du label Sushi Typhoon, après l’avoir loué en 2011 ou 2012 (ma mémoire faiblit, oui).

C’est après avoir découvert CRAZY SAMURAI MUSASHI en 2021, que j’ai eu envie de revoir YAKUZA WEAPON. La raison ? Sakaguchi Tak et Shimomura Yûji ont travaillé sur ces deux films, et y ont mis en scène à chaque fois un plan-séquence que vous qualifierez de vain ou d’ébouriffant, selon votre sensibilité. Dans CRAZY SAMURAI MUSASHI, le plan-séquence mémorable des deux compères au sabre durait 77 minutes – un tour de force, évidemment. Mais aussi de farce, pour celles et ceux qui n’attendent pas nécessairement cela du cinéma. Il en va selon moi autrement du fameux plan-séquence de YAKUZA WEAPON. D’une durée de 5 minutes, celui-ci va à l’essentiel. Suffisamment court pour faire illusion et ne pas ennuyer. Suffisamment bien pensé pour se renouveler. Sensoriel.

On ne va pas se mentir : ce plan-séquence pris en charge par l’action director Shimomura Yûji est le meilleur moment du film, tant tout le reste semble avoir été tourné à la-vite (12 jours, parait-il), voire par-dessus la jambe – et c’est tout à fait possible car Sakaguchi Tak est particulièrement souple ! Ce dernier s’est associé à Yamaguchi Yûdai pour la réalisation, et ça alterne le médiocre avec le passable « parce que j’ai quelques grammes dans le sang pour supporter ça ».

Volontairement surjoué et non-sensique, YAKUZA WEAPON accumule les gaffes, le sang numérique, les blagues douteuses en dessous de la ceinture et les effets spéciaux programmés avec une Dictée Magique. Et vous savez quoi ? J’ai trouvé ça assez rigolo au début. Hélas les meilleurs gags sont aussi les plus courts et le film, beaucoup trop long, finit par lasser – heureusement qu’il y a un combattant qui utilise une femme-robot crachant des missiles depuis son vagin pour nous sortir de notre torpeur à la fin !

Oli :        
Yasuko :

Trailer :

Le plan-séquence :

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Quick Review in English:

+ It’s an action-comedy, not to be taken seriously, it’s from a manga
+ Sometimes it’s funny, I like Nishina, Shimazu, etc.
+ Special make-up effects by Nishimura Yoshihiro
+ A one-shot action feature scene (5min) done but action director Shimomura
+ Shimomura will do it again in 2020… but during 77min in Crazy Samurai Musashi!
+ Stupid/funny scene near the end (the woman-robot and her missiles coming from her…

– OK, it can be funny if you like that kind of stupid humor (I like it for instance) but…
– But… it should be shorter than this. This film is way too long, it becomes boring
– The acting is not good (on purpose)
– Technically speaking, it’s not good (on purpose?!?)

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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